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Tome I
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Voir ; plus de pedasltisme & de sophisterie, que dé belíes lettres.II a écrit plusieurs traités, entr’autres un livre de la propriétédes termes, & de la différente signification des mots, De loquen-t di proprietate , dans lequel il remarque que ma trôna est cellequi n’a enfanté qu’une fois ; que mater-familios est celle qui aeu plusieurs enfans comme on appelle porcetra , une jeune truiequi n’a porté qn’une fois ; & fcropba , une truie qui a cochonnéplusieurs fois. * Aulu-Gell. /. 18- Noci . Attic.

jELIUS PíKTUS, fils de Sex tus, ou de publius, s’acquitî’éstime du peuple Romain par un endroit assez lingulier. Unpiver s’étant perché fur la tête de ce Fréteur, comme il rendoitjustice dans son tribunal, les Aruípices ou Devins, qui par l’in-spection des entrailles des animaux, prédifoient les choses àVenir, furent interrogés fur cette avanture ; & fur ce qu’ils assu-rèrent que s’il confervoit la vie à cet oiseau, F état de sa familleíèroit très-heureux, & celui de la République très-miferable shiais que s’il le tuoit, l’un & l’autre èprouveroient un fort toutdifférent ; ÍElius Fœtus prit à l’heure même le piver avec lesdents, & le déchira en morceaux en présence dií Sénat . Aussidepuis, conformément au présage, ce Préteur perdit en lajournée de Cannes , dix-fept hommes de fa maison, tous vail-lans hommes ; & la République au contraire, par succession detems, parvint au plus haut comble de lu grandeur. * ValèreMax. /. f. c. 6 . exemp. 4.

JELIUS SERENÍANUS , Jurisconsulte, un des disciples dufameux Papinien , & du nombre de ceux qui étoient du Conseilde l’Empereur Alexandre Sévère . _ Lampridius, dans la vie decet Empereur, dit qu’il étoit couïin de l’Empereur, & un desplus sçavans & des plus vertueux hommes de son tems. Ba-ronius prétend que c’est le Gouverneur de la Cappadoce , du-quel firmilien Évêque de Césarée, sait mention dans une deles lettres à saint Cyprien. * Casaub. ad Lamprid. loc. cit.

íELIUS STj’LO , de Lanuvium, ancienne ville du Latium ,dite aujourd’hui Indovina , dans le voisinage de Rome , eutpour disciple M. Térence'Varron ; ce qui nous marque le temsauquel il a vécu. Aulu-Gelle dit qu’il étoit éstimé le plus ísa-vant de tous les Romains ; Suétone en parle aussi avantageuse-ment. II composa quelques ouvrages, & entr’autres deux livresde ratione vocabulorum , & un autre de proloquiis> où, par mo-destie , il ícmble moins chercher à instruire les autres qu’à êtreìui-même instruit par les bons avis qu’il souhaite qu’on lui don-ne * Aufon. Popma, innotisad Varronem.

JEU US SUCCESSUS , surnommé P er t max , c’est-à-dire,opiniâtre , pour s’être opiniâtrement attaché à un négoce debois, fut pere d’iEIius Pertinax, créé Empereur après la mort deCommode. * J. Capitolin.

iELIUS TUBERO , petit-fils de L. Paulus , voyez TUBE-RON. ,

iELIUS VERUS CESAR, cherchez VERUS.

iELIUS XIFIDIUS, Intendant des finances fous l’EmpereurValérien. Flavius Vopiscus, en la vie d’Aurélien , a inséré unelettre de Xitìdius au mcme Valérien . Le même Auteur, dansla vie de l’Empereur Tacite, fait mention d’un AEius Ce.Jetianus , Préfet de Rome ; d’un jElim Scorpìanus Consul,en la vie de Probus ; Sc d’un EEhm Varro , en celle de Fir-mes. Jules Capitolin parle d’un .'Elias Sah mus Historien . *In Max. $un.

/E FREDE , Abbé de l’Ordre de Citeaux , cherchez MEL-REDE.

ÍÉLUEONS dans Ptolomée , ou HELVECON dans Taci-te, anciens peuples d’Allemagne dans la Prusse, vers la mer Bal-tique ; car alors les Borusses étoient comptés entre les peuplesde la Germanie. Leur ville capitale étoit celle que nous appel-ions aujourd’hui Elbing , à neuf lieues de Dantzic.

iELURES, peuples de la Gaule Cisalpine , au voisinage desAlpes . Zonare& Suidas en font mention. Leur pays étoit pleinde Châteaux, dont les Goths se saisirent pour garder les passages& faire des courses. '

ÌEMAÏHÌON , Roi d’Ethiopie, qui fut vaincu par Hercule .

* Hoffman, diHion. univers.

JEMíLlUS, cherchez AIMILIUS.

iEMNESTE , Tyran d’Enna, ville de Sicile , fut chassé deson pays par Dènys Y Ancien , Tyran de Syracuse. * Diod .iiv. XIV.

JENE AS GAZJEUS, Philosophe Chrétien, vivoit fur la findu V. siècle. 11 a fait un traité de l’immortalité de Pâme, eaforme de dialogue, traduit par Ambroise Camaldule, inférédans la bibliothèque des Pères, & donné depuis en grec & enlatin par Barthius. * M. Du Pin, biblioth. des Aut. eccléf. duV. siècle.

JENEAS SILVIUS, Pape, cherchez PIE II .

JENE'E, Evêque de Paris, voyez ENEL, Evêque de Paris .ÌENES 1 DEME, &c. cherchez ENES 1 DEME.

fENETE, certain Grec, qui remportant pour la cinquièmefois le prix des jeux olympiques, mourut de joye en recevantla couronne que l’on donnoit aux vainqueurs. On voyoit fastatue dans Amiclès du tems de Pausanias , qui nous en parledans ses Laconiques. Polyamus au livre V. de ses stratagèmes,parle d’un autre íEnète, qui commandoit dans Ephèse pourDéméírius ,■ & qui perdit la ville par la ruse d’Andron & deLycus.

lENIANES, peuples de la Grèce , qui ayant été chassés de

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leur pays, & s’étant arrêtés dans celui des Molosses vers lefleuve Abus , furent appelles Paraves. * Plutarque , in quasi,Grac. Strabon & Héliodore les mettent dans la Thessalie ; &le premier parle d’autres peuples de ce nom dans la M «lie.Etienne le Géographe , qui cite le même Strabon , liv. XIV.les ap-pelle Parfais, Voyez /LIANES. * Hoffman, diéi. univers.

iENIUS, nom de deux fleuve!, l’un au pays des Perrhe*biens, vers le mont Pindus en Thessalie, selon le Géographe Eti-enne ; l’autre dans la Troade, selon Strabon , liv. XIII.

/ENOS, visse libre de la Thrace , que Sophien appelle Enos;Apollodore , dans Etienne le Géographe, Poltymbria. Mêla ditqu’elle fut bâtie par Enée ; mais elle est plus ancienne, puíf-qu’elle envoya du secours à Troye . Callimaque & Euphoriondisent qu’elle eut son nom d’un des compagnons d’Ulisse, quiy eut fa sépulture , comme le rapporte Servius . On y voyoitaussi le tombeau de Polydore tué par Polymnestor, qui étoit dela Chersonèse Taurique. Cette Ville subsista jusqu’aux dernierstems de la Grèce , comme 'nous Rapprenons de Ptolomée.Voyez Saumail« fur Solin. ■ Aujourd’hui les Grecs RappellentEno , & les Turs Tgnos. Elle donne son nom au golfe d’Eno,qui est la partie occidentale de celui de Mégarise. * Hoffman,diéi. univers. Baudrand.

iENOTHERE, certain géant né dans un village de Suabe ,qui servoit dans les troupes de Charlemagne en qualité de Ca-valier. On raconte, entre ses autres exploits, qu’il passoit lesrivières à pied, conduisant son cheval par la bride ; qu’il mois.sonnoit comme du foin les Venedes & les Avares ses ennemis ;& q u après les avoir tués, il les entìíoit à fa lance, comme desalouètes, Sc les portoit ainsi fur son dos. * Aventin , tiv. IV. un-nul . tíojorum.

/EOLE , Dieu des Vents, cherchez EOLE.

JEONS. Les anciens hérétiques ; Ravoir les Gnostiques, lesValentiniens & leurs disciples, admettoient plusieurs ÍEons dontils compofoient la Divinité, qu’ils appelloient Plérome ou Di-vinité entière , complète U parfaite. Pour entendre ce quec’est que ces ÍEons, il faut Ravoir que cette doctrine est tiréedes principes des Platoniciens , qui admettoient diverses idéesen Dieu , lesquelles, selon quelques-uns, étoient reelles & di-stinctes. Ces hérétiques les realisoient & les períbnitìoient,pour ainsi dire, en les considérant comme des êtres produitsct émanés de Dieu , & de là même substance ; différens seule-ment en grandeur, mais non pas en nature , comme saint Iré-née le remarque dans les chapitres 2;. & 24. contre les héré-sies. Simon est le premier des hérétiques qui ait invente cesÍEons. Cette science s est appellée Gnose s Sc de-là sont venusles Gnostiques. Valentin a perfectionné ce système, Sc ses disci-ples y ont ajoute & change plusieurs choses car comme il dé-pendoit de l’arrangement de ces idées imaginaires, chacun lesrangeoit & les combinoit suivant sa fantaisie. Les premiersGnostiques ne canncfissoient que huit Mons , en quatre combi-naisons; la i,.la -bytos & ,1a fige, la profondeur & le silence-,la 2. lejprit &Ta vérité} la 3. le verbe Sc la vie; la 4. Y hom-me Sc YEglise. Les Gnostiques qui ont suivi en ont ajoûtéplusieurs autres ; & enfin Valentin a composé son Plerome detrente rEons, ausquels il a donné différens noms de divers at-tributs de la Divinité. La Sophie , qui est le dernier de cesÍEons, a produit hors du Plérome , Achamot ; & dans le Pléro-me le Christ & le Saint-Esprit, & tous les ÍEons ensemble ontformé le Sauveur. Des passions d’Achamot sont sortis tous lesêtres matériels & spirituels, même le Démiurgue ou le Fabrica-teur du monde. De tous les disciples de Valentin , il n’y eutqu’Accionique, qui conserva le système de son Maître, sans al-tération. Les autres y ont changé plusieurs choses , soit dans lenombre , soit dans Rarrangement, loit dans les noms des Mons .

* Saint Irénée, /. 1. U 2. des hérés. c. 24. Tertullien , contre lesValentin. S. Epiph. hérés. ; 1. Baronius , anno Chrijli 14;. tz? 171;.Tillemont , Hiß. écclés. M. Du Pin, biblioth. des Auteurs écclés2. partie, des trois premiers siècles.

jEORE , en grec AÌ«e<*. fête que les Grecs célébroient enl’honneur d’Erigone fille d’Egysthe & de Clytemnestre, commenous rapprenons entr’autres, de l’Auteur du grand Dictionaireétymologique. Quelques-uns veulent que cette fête ait été cé-lébrée en l’honneur d’une autre Erigone, fille d’Icare, qui pourfa piété envers son père, fut enlevée dans le ciel, & changéeen la constellation qu’on appelle la Vierge. Hygìn , fabl. r 16.Hesychius , au mot Aìaíf». Voisins, de orig.fsprogns. idololatr. liv.

I. chap. 15. Meursius , Grac a sériât a liv. I.

iEPIE, Abri«* en grec , ville de l’Isle de Cypre, que Phi-locyprus Roi fit appeller Soles en l’honneur de Solon , commeon le peut voir chez Plutarque dans la vie de ce dernier Prin-ce. Pline Rappelle Sotoe & Solus. Elle étoit située au Nord del’Isle de Cypre, au lieu où est à présent une ville dite Aléxan-drette. * Lubin, tables géographiques fur les vies de Plutarque .

ÌEPIUS, certain Athlète, dont Plutarque blâme la vanité &découvre la foiblesse, au traité de la louange de jbi-même.

iEPY , ville forte, qui appartenoit à Nestor, & dont Homère fait mention au 2. liv. de l’Iliade. Elle n’étoit pas éloignée deThryus, ville de l’Elide dans le PéloponnèR. Stace en parle auliv. IV. de la Thébaïde.

Quos Thryon, gsi fimvnis ingestum montibus rEpy.

Strabon en parle aussi au liv. IX. Etienne le Géographe la metdans la Méfiasse, & cite pour cela un vieux Poète.

JEQUI-