ALA
Alanum brevis hora , Ir.vi ttmmlo sepelivit ,fui duo , quiseptcm, a«/ toîumscibile Jcivit,
Sciresumn moriens dare vel retinere neqiúvit,
Labentis stecli contemptis rébus egens fit ,
Intra conversas , gregibus commifius aleuáU ,
Mille ducentem nonageno quoque quarto ,
CHRISTO devotus mort ales exuit avtus.
II y a néanmoins d’habiles Auteure qui soutiennent que cetteépitaphe n’estpoint d’Alain, surnommé Y Universel ; mais d’unautre qui a mérité le même titre. En effet, il faut qu’il y aiteu plus d’un Alain qui ait été surnommé l 'Universel, non seule-ment dans ce siécle, mais dans le précédent & dans le suivant :si pourtant on doit s’en rapporter aux Auteurs que nous allonsciter. Alberic, qui étoit lui-même Moine de (liteaux dans l'Ab-baye de Trois-Fontaines, & qui vivoit dans le XIII. siècle, ditqu’Alain VUniversel mourut en 1202. L’Auteur de la Chroniquedu Pays-Bas , intitulée, Cbronicon magnum Bc/gicum , qui vi-voit à la fin du XV. siècle, assure la même chose, II distingueAlain de l’ísle mort en 1202. d’un autre dit avili Universel, quia fleuri du te ms de Scot & de Jean André, Jurisconsulte de Bou-logne dans le XIV. siècle : ce qui ne peut convenir à Alain del’Isle, qui enseigna dans l’Université de Paris dans le X 11 L sié-cle. Quant aux inductions que l’on tire du livre intitulé, Com-mentaires fur les prophéties de Merlin , pour prouves qu’Alaulde l’Isle a vécu dans le XII. siècle, & non dans le XIII. ellesne font de nulle autorité ; car quoique cet ouvrage ait été pu-blié à Francfort fous le nom d’Alain de l’Isle , il est visiblequ’il est supposé, quoique l’Auteur ait voulu rendre sa supposi-tion vrai-semblable. Car il parle de l’Ordre de Cìteaux commede son Ordre ; de l’Isle, comme du lieu de fa naissance; Scd’une femme qui y fut accusée de magie, lorsqu’il n’étoit encorequ’un enfant. II ajoute que ce fut lorsque Thierry se fit Comtede Flandres : Temptis illud fuit, quo Cornes Theodoricus ab Inju-ianis, Gandavenfibw çjf Brugenjibus advocatm erat è terra suain Flandriam , tanqunm legitimus Flandrìa h ares , iß c. CeComte est Thierry d’Alsace, fils de Thierry I. Duc de Lorraine ,surnommé le Vaillant , & de Gertrude, fille puînée de Robertle Frizon Comte de Flandres. II fut sollicité par quelques villesde se rendre maître de la succession de Charles k Bon ion cou-sin germain, qui avoit été tué en 1127. ce qu’il fit l’année d’a-
I- O.-.- — ~ Aloít-v r!p FTelf»
Henri de Gand . Jacques Philippe de tíergame. Trithème&leMire. Henriquez, in menol. Cijt. Manriquez, in annal. Cift. Ca-rolus de Viích, inp'af. oper. Alant, & in bibiiotb. Cifierc. Du Bou-lay, Hiji. Univerfit. Paris . tom. 2. ß Valère André, bibiiotb.Be/g. Ludovicus Jacob, L 1. script. CabiL M. Du Pin, bibiiotb. desAut. écoles du XIII.siècle. Cave, de Script. Eccl.
ALA1N, dit DE LYNNA, Carme Anglois dans le XV. siè-cle, natif du village de Lynna, dans le Comté de Nortfollc, en-seigna dans les plus célèbres Universités d’Angleterre. II mourutvers Fan 1420. & laissa quantité d’ouvrages, dont les plus uti-les íònt : Elacidarium sacra Scripturs. Moralin Bibhorum. Devano Scripturs fensu. Prsìetiiones théologies , ßc. .* Sixtus, deSien». in bibl.sac. Lucius, in bibiiotb. Carmes Alegr. ìn pantd.Carmel. Pitfeus, de Script. Angl .
A L AIN DE LA ROCHE, de rupe , célèbre Religieux dePOrdre de saint Dominique, nâquit en Bretagne vers l’an 14.1g.& fit son séjour ordinaire dans les Pays-Bas, où il demeuraitdès l’an 1449. néanmoins il lut les sentences quelque-tems à Pa-ris . Son zèle pour l’obfervance régulière Sc pour le culte de lasainte Vierge, lui attira beaucoup de considération dans sonOrdre, où il enseigna quelque-tems. Le peuple aimoit à i’en-tendre, à cause des histoires merveilleuses, mais feintes, dontil entreraêloit ses sermons; & l’on avoit tant de goût pour lui,qu’il fallut à Rostoch , où il ne pouvoit se Faire entendre parcequ’il ne sçavoit pas parler allemand , que son Prieur se donnâtla peine de répéter au peuple ce que le Prédicateur venoit deprononcer dans sa langue naturelle. Alain mourut le g. Septem-bre 1474. à Zwol dans l’Over-Issel, & ne laissa aucun ouvrage ;mais les Supérieurs de l’Ordre ayant ordonné à ceux qui l’a-entendu , d’écrire tout ce qu’ils avoient retenu, 011 vit
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faire des changemens dans le ítile , & d’en retrancher quelquechose. 11 est nécessaire d’avertir que dans toutes les narrationsd’Alain, il n’y a rien qui mérite la moindre créance. Tout cequ’il dit de saint Dominique, de ses compagnons, de ses mira-cles, est contraire à ce qu’on en lit dans les meilleurs Auteurs :il a imaginé des gens qui ne furent jamais ; il a attribué à ceuxqui ont existé véritablement des choses qui ne leur conviennentpas ; & dans ses transports il lui a échappé des choies qui pa-raissent même contraires à la foi. * Echard Script, ord. Prsd.
ALAIN CHARTIER, cherchés CHARTIER.
ALAIN , (Guillaume! Cardinal du titre de S. Martin auxMonts, appelle depuis le Cardinal d’Angleterre, étoit né d’unefamille tres-noble dans ía Province deLancastre en Angleterre.Après avoir étudié au Collège d’Orial dans l’Univeriité d’Oxfort,il fut pourvu d’un Canonicat de l’Egiise métropolitaine. d’Yorck.Elisabeth, fille de Henri Vllí. Roi d’Angleterre, &d’Anne deBoulen, étoit montée sur le chrême, Sc avoit ordonné au Cler-
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gè de la reconnoltre pour Chef de PEglise Anglicane ; âlains’yopposa généreusement ; mais craignant la rigueur des édits , ilse retira à Louvain sous la protection du. Roi d’Espagne ; où5’étant rendu très-sçavant dans la Théologie , il écrivit des livresde controverses contre les Protestans Anglois, & un traité du pur-gatoire contre Juèl. II retourna à Oxfort, & y composa troislivres ; l’un du sacerdoce, l’autre des Indulgences, & le troisiè-me de la vérité infaillible de la foi catholique, Ces nouvellesproductions irritèrent les Protestans , qui le contraignirent uneféconde fois de fuir leur persécution. II repassa dans les Pays-Bas , & y enseigna la Théologie dans un Monastère à Malines .Quelque-tems après il alla à Rome avec Jean dé Vandeville,Pro-fesseur du Droit dans l’Université de Doiìây,& depuis Evêque deTournay. Ce Prélat lui fit prendre à son retour le bonnet de Do-cteur en Théologie dans cette Université : il le fit encore pour-voir d’un Canonicat de PEglise de Cambray , & l’aida puissam-ment à rétablir àDoûay un Séminaire pour les Anglois exilésde leur patrie à cause de leur Religion. Alain ne cessa pointde combattre la Religion protestante par de nouveaux traitésqu’il mit au jour touchant la prédestination, les sacremcns& les images. 11 trouva le moyen de fonder encore un Sémi-naire à Rome , où il fut un second voyage, II en fit deux enEspagne ; & à son retour en France , pendant les troubles desPays-Bas, il établit un autre Séminaire à Reims , qui fut fondépar la libéralité du Cardinal de Guise, lequel donna un Cano-nicat dans fa Cathédrale au sçavant Alain. Cê fùt-íà qu’il publiaune fqavante apologie pour les Catholiques que l’on persécutoiten Angleterre. Dans un troisième voyage qu’il fit à Rome pourrégler un différent qui s’étoit élevé entre les Jésuites & les éco-liers Anglois, le Pape Sixte V. l’honova dii chapeau de Cardinalen l’an 1587. pour le récompenser des grands services qu’il avoitrendus à PEglise , & aux Catholiques d’Angleterre. Le Roid’Espagne Philippe II . lui donna une riche Abbaye dans la Ca-Jabre, afin qu’il pût maintenir fa dignité, & le nomma encoreà P Archevêché de Malines : mais il n’y put venir résider lePape ne voulant pas le laisser sortir de Rome , où il s’étoit ren-du nécessaire dans les Consistoires. Ce sçavant homme travaillaaussi avec le Cardinal Colonne & le docte Beîlarmiii à la révi-sion de la Bible , qui fut imprimée par Porche de Sixte V. &revûé par les soins de Clément VIII . II avoit entrepris de re-voir tous les ouvrages de saint Augustin ; mais la mort ne luipermit pas d’exécuter ce déllèin. 11 mourut d’une rétentiond’urine Pan 1994. âgé de 6j. ans. Son corps fut enterré dansl’Egliíè de la nation Angloise, où l’on Voit son épitaphe, *Bd-larmin, de script, eccl. Isitac Bullart, acad. dessciences.
AI.AIN de Sohninibac , Abbé de la Chancelade , puis Eve-que de Cahors, fils d’un Gentilhomme de Périgord , né en 159?.vint étudier en Théologie à Paris en 1618. & après avoir reçuen 1Ü2;. la bénédiction abbatiale, il retourna dans son Abbaye,où il établit une réforme très-austère, malgré les obstacles desanciens Religieux, qui se retirèrent dans des Prieurés. Phi itìfo.il fut nomme à l’Evêché de Cahors , dont il prit possession en1649. II travailla fortement à régler soft Diocèse; niais fa sé-vérité lui attira des persécutions qui furent appaifëes par l’au-torité d’Anne d’Austriche, Régente de France . En 1652. &iá<n- la peste ayant fait de grands ravages dans. son Diocèse, ilsc consacra au service des malades, leur portant lui-même lessacremcns: il fut un des Evêques qui censurèrent l’apologiedes Casuistes : il tomba malade dans le cours de ses visites eh16,9, & ayant été reporté dans son Château, il y mourut dedéfaillance de nature , & fut enterré fans aucune pompe darisla chapelle des Chanoines réguliers qu’il avoit fondée à Cahors ,
* Godeau, éloge des Evêques , éloge 102,
DUCS DÉ BRETAGNE DE CE NOM.
ALAIN I- de ce nom , surnommé le Fainéant, Duc de Bre-tagne, régna depuis Pan 660. jusqu'à 694. Le surnom qu’onlui donna témoigne assez qu’il aimoit l’oisiveté, & qu’il avoitpeu d’inclination pour les grandes choses. * D’Argentré, Hijí. deBretagne .
ALAIN II- dit le Long, vivoit dans le VIII. siècle & régnaavec honneur depuis l’an 760. juíqu’en 790. II prit souventles armes, Sc remporta désavantagés considérables fur ses enne-mis. * D’Argentré, hiß. de Bretagne . Pierre le Band , Hiji. deBretagne .
ALAIN III, fils de Vasquìtah, vivoit dans le IX. siècle, &partagea la Bretagne avec Juhefo après la mort du Duc Salo-mon, vers l’an 874- . En 890- les Normands qui avoient attaquéParis une troisième fois, sc voyant contraints de prendre la fuite,fondirent fur les côtes de Bretagne, & fur celles de Neustrie, - àprésent Normandie , où ils prirent le Château de saint Lo, & tuè-rent même Juhel, un des Ducs de Bretagne , Alain se mit enCampagne, & fit vœu ds donner la dixième partie de ses biens àsaint Pierre, iì Dieu luifâisoit la grâce de remporter la victoiresur ces peuples infidèles. II obligea les Bretons à faire le mêmevœu, & chargea si rudement les Normands, que de quinze milleil n’en resta qu’environ 400- Alain mourut peu de tems après *D’Argentré, FUß. de Bretagne. Reginon. Baronius , &c.
COMTES DE BRETAGNE DE CE NOM „
ALAÏN I de ce nom, dit Barbe-Torte , premier Comte deBretagne dans le X. siècle, gouverna avec assez de bonheur, llrebâtit diverses Eglises que les Normands avoient ruinées, &X j mourut