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fkns, à nienoierit les hommes Ä IeS femmes est esclavage..Peut-être etoit-ee pour repeupler la Moscovie , où la feuleville de Molcou avoit vù périr près de quatre cens mille per-sonnes par la pelle. Les Moscovites firent d’autres conquêtesdans la Lithuanie . Est 1696. ils la cédèrent par un traité depaix, & on leur laissa Smolensko. Alexis recommença depuisla guerre, & en 1661. ses troupes eurent du délions. Qiiel-qqe-tems après il fit battre, & voulut faire palier une mon-noye de cuivre, qui souleva ses sujets. II envoya ensuite desAmbassadeurs en f rance, en Angleterre, & en quelques autres(Jours ; & mourut au commencement de Tannée 1676. après unrègne de 51. ans.' * Manoir es du ter, is.
ALEXIS, Piemontois. 11 y a un livre de secrets qui courtdepuis allez long-tems sous le nom de cet Alexis, 11 fut im-prime à Baie moélavo l’an 1563. traduit de Titalien en latinpar Wecker. 11 aaulliete traduit en françois, & imprimé plu-iieurs fois avec des augmentations. On y voit une préfacé, oùle Piemontois apprend au public, qu’il elf ne de maison noble ;que dès son entance il s’elt appliqué à Tétude ; qu’il a apprisle latin, le grec, Tiiebreu, le chaldéen, l’arabe, & pluiieursautres langues; qu’ayant eu íùr-tout une extrême paillon pourles secrets de la nature, il en a ramasse autant qu’il a pû pen-dant lès voyages, qui ont dure 39. ans; qu’il s’etoit pique denc communiquer à personne lès secrets ; mais qu’à T âge de 82.ans & 7. mois, ayant vù à Milan un pauvre malade qui étoitmort, lequel il eùt pû guérir, s’il eúc communiqué Ion ssecretau Chirurgien, il fut touche d’unii grand remors de conscien-ce qu’il le fit Hcrmite. Ce fut dans cette solitude qu’il mit sessecrets en état d’étre donnes au public. Le recueil entier eilun gros volume ; mais on en fait un petit recueil, où Tontrouve apparemment Teilte des remèdes de cet Alexis, & onen vend beaucoup dans les foires de villages. * Mercklist, r»Lindenw Renovato. Bayle, Dicììon. critiq. deuxième édition.
ALEXiUS, f Vincent) dePerouse, Archiprêtre de la Ca-thédrale & Professeur en Droit, depuis Auditeur de Bote à Bo-rne , & Evêque de Péroufe, a laisse des lectures, des décisions0£ des reponlès. 11 eil mort en du. * Btbhoth. hijìor. desAuteurs de Droit , par Denys Simon , édition de Paris , in 12.3.702.
ALEXIUS , (Nicolas) né à Péroufe comme le précédent, &Chanoine de la Cathédrale, renonça à Page de. vingt ans auxespérances que fa réputation naissante pouvoit lui faire conce-voir, & ié consacra à Dieu dans TOrdre de S..Dominique, où a-yantculci vêles talens pour la chaire,il devint un des plus célébrésPrédicateurs de Tltalie. On assure qu’il reçpt de grands eloges desPapes Paul 111 . & Paul IV . qui l’entendirent ; & qu’ayant prêchéun carême dans ía patrie, il toucha le cœur d’un grand nombre degens , & entr’autres de pluiieurs femmes debauchees , a qui ilprocura une maison de retraite, & donna des constitutions, leCardinal Fuìvio Corneo, Evêque de Peroule , ayant approuvéson zèle- 11 fut auiiì premier Professeur du College de Peroule,où il eut pour écolier Michel Bonelli, fils de la sœur de làintPie V . qui lui offrit divers Evêchés, qu’il refuíà toujours avecbeaucoup dc modeitie. Eh 1366. il fut fait inquisiteur de Pe-rouíè & de TOmbrie ; & ayant exercé cet emploi dix-neuf ans,avec autant de douceur & de bonté, que d’éxacfitude , ilmourut de la mort desjultes le. 28. Février 1385. âge de 70.ans. Alexius avait toujours aime la Poésie latine, & il y don-na le teins que lui laiíloient ses occupations, & fies exercices,de Religion, auxquels il fut toujours très-exact ; on ne con-noit de poerne de fa composition imprimé, qu’un petit poèmefur la peste, & un autre moindre, mais on garde à PeroufeTHissoire des Rois de Juda &d’ifraël & les éloges des Saintsde TOrdre de saint Dominique. On lui attribue des traités dela sainte Trinité, du souverain bien, & de TEuchariltie, &deux volumes de fermons. * Echard, Script. Ord. FF. Pradic.tom. II.
ALEXON, Myndien, a composé des livres dc récits fabu-leux * Diogen . Laèrt. in Thatet.
ALFA 2 \Jüfi.GUE (T) on appelle ainsi la maison de laDoiianne à Lisbonne en Portugal .
ALF ANUS, cherchez ALPHANÜS.
ALFAQUINS, Aifaquini , eít le nom de certaines gens quisont encore aujourd’hui cachés en Espagne , & qui sont com-me les Prêtres des Maures. Voici ce qu’en dit J. Boyas, debœ-ret. part. 1. §. 332. „ Dans le Boyaume de Valence les Inqui-siteurs peuvent proceder contre les Juifs Lies Sarrasins, ou„ les autres infidèles non baptisés, qui fe mêlent de dogmati-„ fer parmi les Chrétiens, particulièrement lì ce sont ceux„ qu’on appelle communément Alfaqums , ou qui empêchent„ l’éxercice & la jurifdiction de l’ínquisition , ou qui sollici-tent un Chrétien a renier la foi, ou qui Tinduifent à suivre„ leurs coutumes , & à embrasser leurs cérémonies publiques.,, * jacq. Dolman. Lexic. univ.
ALFACQ§, Alfaquiwn , bourg d’Efpagne, situé en Catalo-gne , á TOccident de la rivière d’Ebre, sor un cap , auquel ildonne son nom. * Baudrand.
ALFADH ABDALLAH MOHAMMED BEN ALFADHAL-BABID, Auteur de l’Hiltoire d’Ieíid, fils de Moavie ,second Calife de la race des Ommiades. Cet Auteur mourutTan 313. de l’Hégire , de J. C. 925. * D’Herbelot.
ALFAQUES & ALFACHUSA, Rujpa, petite ville dcBarbarie , dans le Royaume de Tunis , sor 1 a côte occiden-
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taie du golfe de Capes, étoit autrefois épiscopale & suffragantsde Carthage. * Baudrand.
ALFAKABIÜS , cherchez ALPHARABIUS.
ALFARADO, (Pierre) Portugais, ne à Coimbre , vint faireses études à Paris , où il prit le bonnet de Docteur en Théolo-gie. 11 retourna en 1a patrie , où il trouva Jean Péeuliar ,Chantre de Coimbre, avec lequel il avoit contracté une grandeamitié pendant son séjour à Paris . 11 entra, à Limitation dePéeuliar son ami, dans le Couvent de sainte Croix nouvelle-ment établi, L sut un des 72. disciples de saint Théodonius,qui l’élut Prieur de Claultra. Le troisième Prieur de sainte Croixetant mort, il fut mis en fa place par le choix des Religieux& par l’approbation du Roi Dom Alfonse Henri, Tan u 84. CeRoi & son fils Dom Sancho I. ont enrichi à fa recommandationce Couvent, dans le tems qu’il étoit Prieur de Claultra, L leRoi Dom Alfonse l’avoit nommé son premier Historiographe.II a écrit, par ordre de saint Théodonius, THissoire de la fon-dation du Couvent de sainte Croix en latin, qu’on garde dansles archives dudit CouVent , & ell mort le 31. Août 1190.*’ Mémoires de Portugal .
ALFEGE , Archevêque de Cantorbéry, voyez ELPHESE. .
ALFELU , nom d’une des plus illustres familles du Duchéde Holstein , laquelle a produit des Seigneurs, qui ont possédéles plus beaux emplois à la Cour de Danemarck.
ALFELD ou ALVELD, M-lfeloda , petite ville de la basseSaxe en Allemagne , sor la rivière de Le.yne, entre la villed’Hildesheim ; L celle d’Eimbach, appartenoit autrefois auxEvêques d’Hiidesheim ; mais elle eít possédée présentement patles Dues de Brunswick. * Baudrand.
t ALPEN ou ALPHEN, est un ancien & grand bourgdu Rheinland dans le Comté d’Hollande. 11 est situé entreLeide L Wœrde , & s’appelle en Latin Alphenum. II y aune grande dispute entre les Ecrivains Hollandois pour savoirsi le nom de cé bourg doit être dérivé d’Al/enm Farm GénéralRomain ; ou li félon le sentiment de Peutinger on doit Tapp es-sor en latin Albinuma. ou Aloanuma , en dérivant son étymo-logie de Claudius Albinus, que l’Empereur Commode envoya enFrance , & qui, après avoir repoussé les Frisons , qui avoienepassé le Rhin , pouvoit aisément avoir forme un camp à l’eií-droit ou Te trouve aujourd’hui ce bourg. En pesant les raisonsdes deux partis on trouve facilement que le dernier de ces deuxscntimens est fondé , parce que les anciennes cartes géographi-ques L les itinéraires appellent constamment ce Bourg Ahi-*mana. II est vray queTaifinite à’Atfenm dvecAifen est éblouis,santé,.mais on doit faire attention que la langue Hollandoifschange presque toujours le b. en f. soriqu’elle emprunte desmots d’une autre langue de force qu’Aibina, ou Aibinianaa facilement pú 1 e changer en Affina ou Alfcn. La vessie du1. de May de l’an 1426. JacoL-é Comtesse d’Hollande livra batail-le à Philippe de Bourgogne près d’Alfen & le battit. Listing.Rôtit, Germa», inj. P. 1. p. 2.
T ALF EN , (Guillaume van) Secrétaire de la Cour d’Hol-lande , de Zélande & de Weitfrilè, naquit Tan c6og. d’unefamille Consulaire L parvint á la Charge de Secrétaire le 20.Septembre de l’an 1631. Rayant pus encore 23. ans accom-plis. Apres avoir exercé Ta charge avec beaucoup cTintegri-té & de distinction pendant 53. ans, il la résigna l’an 1684.en faveur de son Gendre Pierre van Hürde. Allen a ramasséun grand recueil de formules de toute sorte de requêtes, demandemens , de conduisons, & d’autres écrits dont on a tousles jours, occaiion de lé servir dans les différentes Coûts , LTa publie sous le titre de Papagay ; cet ouvrage avoit ete réim-primé pour la 3me. fois Tan 1668- ” S. Van Leeuw, Batav.
iliujtr-
<8 ALFENUS ou ALPHENUS VARUS de Crémone, ayantquitté le métier de cordonnier qu’il profelsoit, alla a Rome ,L profita fi bien auprès de Servius Sulpitius > qu’il devint un.grand Jurisconsulte, & Tut Consul avec P. Vinicius en la se-conde année après la naissance de Jeíùs-Christ. Auiu-Gelletémoigné qu’il avoit une grande connoissânce de l’antiquìté, Lrapporte son sentiment touchant un tribut annuel que les Car-thaginois payoient en argent aux Romains, qu’iT appelle Ar~gentum purum putum. 11 laissa divers ouvrages dq Droit, com-me des livres de digelles , dont le méme Aulu-Gelle cite letrente-quatrieme, Le. C’eit le meine P. Alfenus Varus qu’iio-race raille dans une de lés satyres :
Ut Alfenus vases, oniniAbjeHo injirumento artis, clausâque tabernâ ,
Sator ernt , japims ,ßc , optimw omnisEJi opifex , esc. lib. s.Sat. 3. v. 130. sfc.
C’est à’Alfenus dont il est souvent parlé dans les Pandectes .Riais par-tout où il est appelle Alfintm, il faut corriger Alfenus.C’étoit un des grands amis de Catulle , qui fe plaint pourtantde lui dans Tode 27. Altene i»imtmor,&c. U étoit aussi intiméami de Virgile , il le lèrvit fort utilement quand il eut la com-mission d’aller partager aux Soldats les terres de Mantoue , Lil lui rendit de très-bons ossìçes auprès d’Auguste L de Mécê-nas. Virgile aussi de son côté n’oublia pas les services qu’ilen avoit reçus. Car c’est lui qu’il chante dans la 9. Ecloguesous. le nom de Varus.
y are tuum nomen (fuperet modo Mantua nobis ,
Mantua va misera nimium vicina Cremona )
Cantantes sublime jerent ad Jydera cygw.
l'ome L F f %
S.ervstn