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Camin.
Meisten.
Casse!.
Mersbourg.
Minden.
Mulhause.
Constance.
Munick.
Drabourg.
Munster.
Embde.
Neustat.
Francfort sur le Mein.
Passaw.
Petau.
Rfttisbonne.
Haï.
Saint-Weit.
Halberltad.
Saltzbourg.
Soft.
Spire.
Stetin.
Hildesheiin.
Stralfund.
Ingolstad.
Straubingue.
Infpruck.
Stutgard.
Trente.
Laubac.
Trêves.
Leîpíìc.
Liege.
Vienne.
Lintz.
Uhn.
Lubec.
Wisinar.
Wolfembuttel.
Marpourg.
Wormes.
DE U EM PIRE iy ALLEMAGNE.
íà Majesté fait en latin. L’Empereur & les Electeurs donnentaussi un écrit à ce Chanoine qui porte. „ Que le couronne- „ment fait ailleurs que dans la ville d’Aix-la-Chapelle , ne pour- „ra préjudiciel àl’Ëglise, ni à la ville d’Aix en leurs anciens,,droits & privilèges. „ Autrefois , lorsque le Royaume d’italieétoitréputé une partie de l’Empire, les Empereurs Allemands étoient encore couronnés avec la couronne de Lombardie , quiétoit d’or fans pointes, & enrichie de diamans, avec une petitebande de fer blanc au dedans : c’est pourquoi on l’appelloit laCouronne de fer ; & ce couronnement fe faiíbit dans l’Eglife desaint Jean à Montza ; qui est un bourg du Milanez, où les Roisde Lombardie faisoient quelquefois leur séjour. II est arrivénéanmoins que cette cérémonie s’est faite ailleurs, comme àMilan, en TEglife de saint Ambroise , & à Alexandrie .' MaisConrad L Quoique couronné à Milan , voulut encore l’étre àMontza ; ce qui ne fut pas suivi par Frédéric I. qui fe contentade l’être dans l’Eglife de saint Michel de Pavie par les mains del’Archevêque de Milan . Par ce couronnement f Empereur de-venoit Roi d’Italie, ou de Lombardie . Outre ces deuxcou-ronnemens, l’Empereur étoit encore couronné pour la troisièmefois à Rome . Néanmoins Charles-ßmrrf fe contenta de recevoirla couronne des mains du Pape à Bologne , à l’imitation dsLouis le Débonnaire , qui l’avoit reçue à Rheims du Pape Eden.ne IV. Quant aux Empereurs Rodoìphe I. Albert, Maximilien I .Ferdinand I. Maximilien II . Rodoìphe II. Mathias, FerdinandII. Ferdinand III. Leopold I. Joseph & Charles VI . ils n’ont ja-mais passé les Alpes pour s’aller faire couronner en Italie ; quoi-que par les capitulations faites depuis Charles-^»/»* , prédé-cesseur de Ferdinand I. les Empereurs ayent toújoúrs cté invi-tés , principalement par les Electeurs Catholiques, de fe fairecouronner par le Pape ; mais ils fe font contentés d’obtenir deSa Sainteté des lettres de confirmation de leur élection. Voyezle titre du Collège des Electeurs dans ce même article.
L’Empire d’Allemagne est un corps dont l’Empereur est leChef, & dont les membres íont les Etats de l’Empire. Ces Etatsfont divisés en trois classes ; fçavoir le Collège des Electeurs, leCollège des Princes écclésiastiques & séculiers, & le Collège desvilles Impériales, qui entrent dans les Diètes ou Assemblées gé-nérales . On les divise encore en dix Cercles ou grandes Provin-ces, qui Ont leurs Assemblées particulières.
DE SELECTION ET D V COURONNEMENT
de d Empereur.
L’Empire devient vacant par la mort du dernier Empereur, oupar fa démission volontaire, laquelle il peut faire , fans que lesElecteurs & les autres Et its de l’Empire puissent l’en empêcher ;ou par fa promotion aux ordres sacrés ; ou par fa destitution,dont on a peu d’exemples, parce qu’elle n’elt autorisée par au-cune constitution de l’Empire. Alors les Princes Electeurs pro-cèdent à sélection d’un successeur qui doit être Allemand de na-tion ou d’extraction ; Laïque , & non Clerc ; d’une illustre nais-sance , &au moins Comte ou Baron ; riche, Sc qui puisse soute-nir la dignité impériale.^ L’âge n’est point réglé par les consti-tutions. O thon fut élu à onze ans ; Henri III. à douze ; Hen-ry IV. à cinq ; Vinceslas à quinze; & Frédéric II . n’étant encorequ’au berceau. Auliì-tôt que sélection de l’Empereur est faite,
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l’Empire assemblés à Francfort fan 1558. & à Cologne en 1339. conclurent que sélection seule conféroit au Prince lapleine puissance impériale, après qu’il avoir prêté le sermentaccoutume à l’Empire ; & déclarèrent que les deux couronne-mens qui fe faisoient autrefois, l’un à Rome, & l’autre à Milan ,n’étoient pas nécessaires. Toutefois les Papes ne s’en font pasvoulu tenir à ces règlemens, & ils ont toujours refusé de re-connoìtre l’Empereur, s’il ne venoít à Rome recevoir la couron-ne impériale; où s’il n’obtenoit d’eux un Bref qui l’en dispen-sât , & qui confirmât sort élection. Lorfqu’on est convenu dujour & du lieu du couronnement, & que l’Electeur de Mayence en a donné avis aux Magistrats d’Aix-la-Chapelle , & dc Nu-remberg ; ces Magistrats envoyeur par leurs Députés les orne-mens impériaux, dont ils font les gardiens ; fçavoir ceux deNuremberg, la couronne d’or de Charlemagne çqui pèse qua-torze livres,) Panneau,le sceptre, le globe, les souliers, & f épéequ’un ange , à ce qu’on prétend, donna à Charlemagne ; unelongue aube, une étole, une chappe avec une ceinture. Ceuxd’Aix-la-Chapelle envoyeur une chasse couverte de diamans, oùl’on conserve du fang de saint Etienne » sépée ordinaire deCharlemagne avec son baudrier,& un livre d’Evangiles en lettresd’or, dont cet Empereur fc servoit. Après la Messe & le cou-ronnement, l’Empereur est conduit par les trois Electeurs ecclé-siastiques, précédés des Electeurs séculiers,jusques fur une tribu-ne , où il fe place dans une chaise qui y est préparée. (Si lacérémonie se fait à Aix, on y met la chaise de Charlemagne ,que l’on garde toujours dans cette Eglise.) Alors l’Officiant luiprononce ces paroles : Prenez U conservez la poffeßon de la pla-ce qui vous est conférée, non par droit d’hérédité , ni par celui desucceßon paternelle , mais par les suffrages' des EleHeurs de d Em-pire Allemand , particulièrement par la providence de Dieuimt puijjmt , Uc. Ensuite l’Empereur , accompagné des Ele-cteurs séculiers, cree des Chevaliers, qu’il touche avec sépée^5,. ^lemagne; apres quoi un Chanoine de l’Eglife collégialed Aix-la-Chapeile fe présenté devant l’Empereur, & lui ayant re-montre que chaque Empereur y est reçu Chanoine , selon fan-aeu usage, il I« supplie de vouloir en prêter le senneat ; ce que
uu ruuruiR DE ÜEMP ERE U R.
Avant Charlemagne, & long-tems après, c'est-à-dire, non feu-lement pendant que l’Empire a été possédé par ceux de fa famillea titre héréditaire, mais auíli lorfqu’il a passé par élection dansles maisons de Saxe , deFranconie i&deSoùabe jufqu’à Frédéric11. 1 an 124;. l’Empirea été purement monarchique dans toute1 etendué des terres qui le compofoient, soit en Allemagne ou enItalie. Mais depuis Frédéric II. les Électeurs & Princes d’Al-lemagne se sont insensiblement attribue des droits qu’ils n’a-voient pas auparavant ; de sorte que le Gouvernement de l’Em-pire tient à présent du monarchique & de l’ariílocratique ; caril y a des choses que l’Empereur fait de fa feule puissance &autonté impériale ; & d’autres où il doit appeller les Princes& Electeurs , & même tous les Etats de l’Empire, pour avoirleur avis & leur consentement, à quoi il s'oh lige par une capitu-lation loleninelle , lorfqu’il est élu. L’Empereur prend toutesles marques des anciens Empereurs d’Occident, avec les titresde toujours Auguste ou de César , & de Sacrée Majesté. Sa cou-ronne est fermée & surmontée d’un globe du monde, qui est le1 ® , c ‘ e H Monarchie universelle ; & les Princes Chrétienslui défèrent le premier rang, à cause de ík dignité. C’est lùiqui convoque les Diètes & autres Assemblées impériales, & quiles congédié. U a droit d’en autoriser les résolutions, qui lépublient ensuite & s’éxécutent sous son nom. II confirme lesalliances & les traités que son prédécesseur a faits pour le bienae í Empire . II jouit seul du droit qu’on appelle de premièresprières , c est-a-díre, de choilìr, après son couronnement, despersonnes capables pour remplir le premier Canonicat ou lapremiere dignité vacante dans les Eglises cathédrales & collégia-. , ot aans les Abbayes de l’Empire , où ils doivent être réçû s"êe & confère les autres dignités séculières;nwi< : “Iles de Roi, de Prince, d’Archiduc , de Duc, de Mar-p Lan 4 r rave, de Comte & de Baron. Ainsi Henri II . éri-g n Royaume le Duché de Hongrie Pan 1020. en faveur d’E-qi \ l e ” e'teit Duc. Henri IV . créa Roi Uratislas ou La-«e Bohême Pan iog6. Frédéric I. donna au Princenerrei investiture du Daneinarck, qui relevoit alors de l’Em-pire, lotis Ic titre de Royaume , & le couronna Iui-méme-L Empereur Othon III. érigea auffi le Duché de Pologne en Ro-
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stein, de Juliers, &c. II n’appartient qu’à l’Empereurrcr les grands Fiefs de l’Empire, dont il donne l’investuurcPrinces écclésiastiques par le sceptre, & aux séculiers par l’édart ou par l’épée. C’est à lui que sc prête le serment de fi,
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de confé-donne sinvestiture auxl’éten-
, i - -,- — t, lu, ijut ic prete ic icrmeiii fidéli-
té pat les Electeurs, par les autres Princes & par tous les mem-bres de 1 Empire . II a l’entièré disposition des Etats qui sont dé-volus a l’Empire par forfait ou autrement. II accorde des grâ-ces & des remiffions. 11 institue ou confirme les Universités Sles Académies, & a encore d’autres droits qui marquent fa sou-veraineté. Mais il est obligé de prendre f avis des Electeurs,lorfqu’il s’agit d’aliéner ou d’engagcr les biens de l’Empire , d’ac-corder le privilège de battre monnoye, ou de confisquer lesbiens & Etats des rebelles. Le consentement général de tousles Etats de l’Empire est nécessaire quand l’Empereur veut régletce qui concerne la Religion ; faire des loix ou les abolir ; mettrele prix à la monnoye ; dénoncer la guerre dans l’Empire ou audehors ; imposer des subsides ou contributions générales ; fairedes levées de gens de guerre; bâtir de nouvelles forteresses;mettre des troupes dans les anejennes places ; faire de* traites