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rut tout seul en i6o;. imprimé à Jene, chez Stegmann. IIdonna les trois autres en 1608. Le premier s’appelle le livrede l’Ecriture . L’Auteur prétend y ouvrir le chemin de la vieintérieure ; y montrer qu’Adam doit diminuer de jour en jourdans le cœur d’un Chrétien , & que Jésos-Christ y doit croître.Le titre du second est, le livre de vie. On s’y propose defaire avancer l’homme Chrétien , de lui donner du goût pourJes souffrances, & de l’encourager à résister à ses ennemis, àl’éxemple & par la vertu du Sauveur. Le troisième livre est lelivre de la conscience , On y rappelle l’homme à soi-même, &on lui découvre au milieu de son cœur le Royaume de Dieu.Le dernier livre se nomme le livre de la nature. L’Auteur yprouve que toutes les créatures conduisent à la connoiffance duCréateur. Cet ouvrage a été traduit en plusieurs langues: onen compte jusques à sept. La version latine parut à Luncbourgen 1625. & à Leipzic en ia°. à Fransort en i6;8. & à Leipsicen 1704. par les soins du Docteur Pritius. On en publia uneversion flamande en 164». & en 1647. 11 y en a aussi destraductions en Danois & en Bohémien. Le premier livre a étémis en Anglois, & il fut imprimé en 1646. * JoannU ArndtiiTheolog; apud Germanos celeberrimi, ac Superintendeniis quon-dam in Ducatu Lunxburgico meritijjìmi , de vero Cbrijiianismolibri quatuor, ob praßantiam suant olim latine redditi ; nuncnuten; revis, ac emendati , cura fis Jiudio Antonii WilbelmiHóémi. Accedit huic éditioni nova prasutio de vita fis scriptisArndtimic. h Londres in 8°. 1708- Cet ouvrage a été tra-duit en François par Sam. de Beauval, voyez P avertissementdu Traducteur .
ARNE ou ARNO, Arnus, rivière d’Italie en Toscane ;ceux du pays rappellent YArno. Elle tire fa source du montApennin, dans le territoire de Florence , fur les confins de laRomagne Florentine, près du village de sainte Marie detle Gra-tte, à quinze milles de la source du Tibre vers le Couchant:de-là passant au Midi vers Arezzo , & y étant grossie des maraisde la Chiane, elle coule vers l’Occident , où ayant reçu laSiene, elle traverse la ville de Florence , qu’elle sépare endeux ; puis étant accrue des rivières de Bisentio & d Ombro-ne, & ainsi rendue capable de porter des batteaux, elle reçoitla Pise près de Monte-Lupo, & l’Elsa au-dessus de S. Minist,& les rivières d’Era & de Pefcia au pont d’Era: enfin elle passeà Pise , qu’elle traverse , & à huit milles au-dessous, elle sejette dans la mer de Toscane à douze milles de Livourne . *Jean 'Antoine Magin. Cluvier, description Italienne . Bau-drand.
ARNE', est le nom d’une fille qui vendit son pays à Mi-nos Roi de Crète . En punition de son avarice, elle fut meta.morphosée en cette sorte d’oiseaux noirs, que nous appelionscbucdt. * Ovide , métamorphoses, livre 7.
ARNEBOURG, sor l’Elbe, petite ville d’Allemagne , dansl’ancienne Marche da Brandebourg , a été ruinée durant lesguerres d’AHemagne. * Sanson. Baudrand.
ARNEDO, Amedum , ville de l’Amérique au Pérou ; &dans le Gouvernement de Lima , avec un port fur la côte de lamer Pacifique. Elle est aux Espagnols , qui la bâtirent le siècledernier, mais elle est assez petite : elle est à seize lieues deLima vers le Septentrion. * Sanson.
ARNEMUDE , ville, voyez ARMOÜYDEN.
ARNES , Arnesia , bon bourg de i’Angermanie, Provincede Suède. II est situé fur une grande baye du golfe de Both-nie. * Maty, dìci. geograph .
ARNHEIM, ville de Gueldres dans les Pays Bas , Arena-cum 011 Arnhemiunt, sor le Veluve, l’un des bras óu Rhin , estgrande, bien peuplée, & Capitale de la partie du Duché deGueldres qui appartient aux Hollandois, & où se tient la Cham.bre de justice de la Province. Tacite en fait mention. Othon
IV. Duc de Gueldres , l’avoit fait fortifier. L’Empereur Charles
V. y établit l’an 1945. le Conseil de Gueldres & de Zutphen .Son fils Philippe II . y mit l’an 1999. une Chambre des compltes pour ces deux Provinces. II y avoit alors de belles Eglises& entr’autres celle de S. Eusèbe . Les Hollandois les ruinè-rent, lorsqu’ils prirent cette ville l’an 1989. C’est encoje leséjour de la Cour provinciale de Gueldres. Elle est Chef duquatrième quartier de ce Duché, à deux lieues de Nimègue, &autant de Doësbourg . Arnheimestune des villes que les Fran.çois prirent dans la campagne de 1672. Elle a produit plulsieurs hommes de lettres, & entr’autres Albert Rivet, Everarclde Reide, Historien célèbre, &c. * Guichardin , desiript. desPays-Bds. Pontanus, in annal. Gueldr. Valère André . Grotius, &c.
ARNHEIM , ou TERRE D’ARNHEIM, que les Hollandoisnomment, f land van Arnheim , partie de la Terre australedécouverte par les mêmes Hollandois, au Midi de la NouvelleGuinée . * Sanson. Laët. c
ARNHUSEN , Arnhufia , petite ville d’Allemagne , dansla Province ultérieure, & en Cassoubie, près de la rivière deRega, & des limites de la Marche de Brandebourg. Elie està deux milles d’Allemagne de Belgarde, & à quatre milles deColbert, & de la côte de la mer Baltique , fous Bissecteurde Brandebourg, à qui elle a été laissée par le traité de West.phalie.
ARNICA, ville, voyez LARNECA.
ARNISJEUS, (Hinningus) natif d’Halberstad, & Professeur«n Médecine dans l’Àcadémie de Helmstad, a. été un Philosophe
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& un Médecin fort estimé vers le commencement du XVII. fse.cle. On fait beaucoup de cas de ses ouvrages de Politique. U' est du sentiment de.ceux qui croyent que l’autorité des Princesne doit jamais être violée par le peuple Voyez son livre deaulioritate Principum in populum Jhnper inviolabili , imprimé àFrancfort l’an 1612. &scs trois livres de jure Majejiatis, impri.més au même lieu l’an 1610. & ses releâiones politic <*, impri-mées aussi à Francfort l’an 1619. II n’acheva point ce dernierouvrage. II fut appellé en Danemarck, & y eut le degré de Con-seiller & de Médecin du Roi. On a débité faussement qu'il futProfesseur à Jene, & qu’il laissa sa bibliothèque à l’Académie dece lieu là. On auroit pù dire, sans se tromper, qu’il fitdes le-çons dans l’Académie de Francfort fur l’Oder , avant que d’enfaire dans celle de Helmstad. II avoit voyage en France & enAngleterre, & mourut au mois de Novembre i6;ç. Outre letouvrages dont j’ai parlé, il a fait un livre, de Jubjeâione Uexemptione Clericorum ; un autre, de potejìate temporal; Pontifi-es in Principes > un autre, de translatione Imperii Roman; j unautre, de Repuklica > un autre, de jure connubiorum , un autrequi a pour titre, d or Irma politica in çenuinam methodum , quaeji Arißotelis, reduHa, If ex probatißtmis quibusque Pbilosopbis,Oratoribus , Jurisconsultis, Hißoricis, fisc. breviter comportata Uexplicata. II écrivit aussi fur la Médecine : Ses observationes ali-quot anatomica, furent imprimées à Francfort l’an lûio.ins*.Sa dispute, .delue venerea cognofeenda fis curanda, le fut à Op-penheim en la même année, in 4 0 . II publia aussi disquisitio-nes de partus humani legithnis terminis s des livres de préser-vât ione à pejle : de bydropum ejsentia U curatione : de apoplexiefis epilepsa cognoscendis fis curandis. Quant à ses écrits de Phi-losophie , il fit des notes fur la Logique de Crellius. EpitomeMetapbyfìces ad mentem Arißotelis. De conßitutione fis parti-bus Metapbyfica : vindicte pro Arißotele desubjeílo Metaphyßc «U natura entis. *Disfiutationes oclo Metaphypca, Epitome do-ítrina Physcx. * Witte, ;n diano biograph. BaySe, diäwmairecritìq.
ARNOBE, dit P Ancien, (Arnobius ) vivoit dans le III. siè-cle, vers l’an 297. & enseigna la Rhétorique à Sicca , ville deNumidie en Afrique . 11 étoit lui-même Africain, & a été leMaître de Lactance . II embrassa la foi Catholique du tems del’Empereur Dioctétien ; & pour donner des marques de fa véri-table conversion, il écrivit sept livres contre les Gentils, avantmême qu’il fût baptisé. Ce zèle d’un homme qui n’étoìt pas en-core bien instruit, mérite qu’on lui pardonne quelques legéreserreurs qu’il y a dans ses écrits. Trithême lui attribué un com-mentaire fur les Pscaumes: ce qui ne peut être, parce qu’il estparlé au Pfeaume 108. de l’hérésie de Photin , qui vivoit long-tems après lui, & d’une dispute de la prédestination, qui ne futagitée que sur la fin de la vie de saint Augustin. Arnobe écriten Prolèsseur de Rhétorique. Le tour de ses pensées est d’unOrateur ; mais son style est africain ; ses termes sont durs, malarrangés, quelquefois même peu latins. 11 paroît par son ouvra-ges, qu’il n’étoit pas encore tout-à-fait instruit des mystères de nô-tre Religion. II attaque avec plus d’adresse la Religion dçs Pa-yens, qu’il ne défend celle des Chrétiens ; il découvre plus heu-reniement la folie du Paganisme, qu’il ne prouve solidement lavérité du Christianisme. Nous avons diverses éditions de l’ou-vrage d’Arnobe contre les Gentils, & entr’autres, celle de Ro-me, publiée l’an 1542. celle de Bâle l’an 1546. & t;60. cellede Paris l’an 1570. celle d’Anvers l’an 1982. celle de Hambourg l’an 1610. avec des notes de Gebhard Elmenhorstius, & de Lei-den l’an 1652. & 1697. avec les notes du même Elmenhorstius,& d’autres de Théodore Canterus, de Godescalque Stewechius,de Didier Heraldus, &c. Enfin M. le Prieur a donné une nou-velle édition des livres contre les Gentils à la fin des œuvresde S. Cyprien, l’an 1666. Amöbe avoit composé un autre ouvra-pe, DeRketorica inßitutione, que nous avons perdu. ' S.JHier.incatal. ebron. fis ep. Tri thème. Bellarmin . Possevin. Le Mire.Labbe, &c. M- Du Pin, bibl. des Aut . (celés des trois premierssècles,
ARNOBE , dit le Jeune , est l’Auteur du commentaire desPseaumes, dont nous avons p rié sor Arnobe /’ Ancien, & qu»Bédé attribué à un de ce nom. Ce commentaire est adressé àLaurence, ou plutôt à Léonce & à Rustique, qui font fans dou-te Léonce d’Arles, & Rustique, Evêque de Fréjus, ce qui faitvoir que cet Auteur étoit François, & qu’il vivoit dans le V. siè-cle, vers l’an 460. 11 prend parti contre les disciples de saintAugustin, dont il rejette quelques opinions, & se range du côtédes Prêtres de Marseille . II paroît par ce qu’il dit sur le Pseau-me 109. qu’il étoit dans le Sacerdoce. On lui attribué une con-férence avec Serapion , où il traite des sujets énoncés dans cetitre : De trino Deo fis uno, de duabus in ChrißoJubßantiis, fisde liber; arbitrii fis gratìie concordia : mais l’Auteur de cetteconférence, quoique dans les mêmes fentimens qu’Arnobe furla grâce, fonde son opinion fur Vautorité de saint Augustip, &va jusqu’à dire qu’il les respecte comme les écrits des Apôtres,Arnobe étoit très-éloigné de parler ainsi, & P ar conséquent cetraité n’est point de lui; mais il pourroit bien être de Vigilede Tapfe, dont on reconnoìt non feulement le style, mais tousles fentimens dans cette pièce, qu’on peut consulter dans la Bi-bliothèque des Pères, où on l’a imprimée, avec les notes deFeuardent, Cordelier; qui savoir publiee auparavant avec lesœuvres de saint Irénée. * Sixte de Sienne , /. 4, btbl. Beiiar-inin, de script, eccles. AI. Du Pin, bibl. des Aut. éccl. du r.ßc -cle. . ,
ARNQDES, nom que l’on donnait à ceux qui psrmi^s