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ment en 169;. on lui donna la place de premier Médecin de feMajesté. U manifesta dans ce poste qu il ne cherchoit point àthésauriser, ayant renoncé à pluíìeurs bénéfices lucratifs dont sesprédécesseurs avaient jouï. La Surintendance du Jardin Royalavoit été détachée de la Charge de premier Médecin , & unieà la Surintendance des batimens qu’avoit M. Colbert Le pre-mier Médecin n’avoit plus que la Surintendance des exercicesda Jardin, lans la nomination des places.. Quand M. de Villa-cerf eut quitté la Surintendance des batimens en 1698. M. Fa-gon obtint du Roi que celle du Jardin Royal seroit réunie à lacharge de premier Médecin, en laissant au Surintendant des bâti-mens la disposition des fonds nécessaires à l’entretien du Jar-din. Ce fut pour embellir ce Jardin, que M. Fagon inspira auRoi le dessein d’envoyer M. de Toumefort en Grèce, en Asie & en Egypte , pour en rapporter les plantes les plus utiles &les plus curieuses. „ M. Fagon, dit Tournefort, non content d’a-„ voir pdrlé au Roi plusieurs fois, des avantages qui pourroient„ revenir de ce voyage pour l’histoire naturelle, me fit encore„ Thonneur de me présenter à la Majesté, qui requt avec fa„ bonté ordinaire, un ouvrage qu’eÛe m’avoit permis de lui„ dédier ( Inffitutiones rei Herbaria. ) „ Après la mort du Roy,M. Fagon se’retira au Jardin Royal, dont il avoit conservé laSurintendance. 11 mourut le 11. Mars 1718- âgé de près dego, ans. L’Académie des sciences l’avoit choisi en 1699. pour êtreun de ses Honoraires. * Hist. de F Académie &c. à Tannée 1718.p. 94, &c. Tournefort, voyages tom. i.p. 4.
FAGUNDEZî ( Etienne) Jésuite, natif de Viane en Por-tugal, entra dans la Compagnie de Jésus à Evora le r;. JanvierJÇ94. & enseigna la Théologie morale à Lisbonne , ou il mou-rut le i}. Janvier 1645. âgé de 6tz. ans. Nous avons diversouvrages de fa Rayon ; guaflìoncs dc chrìflianú officies (fy cafi-tus confiitntia in V. Ecclefia pr&cepta. Lyon 1626. fol.Apologia pro iflo traft Mu , ad qmfiionem de lacliciniorum e/ii,in Ouadragesima. 16} 1. 8- In X. Praeepta Dccalogì. 1640. fol.2. vol De justitiâ 1640. fol. de Contractibut, fr de acquis t to-ne , trxnslationt Vominìi 1641. fol. Tous ces ouvrages ontété imprimez à Lyon , & en les lisant on volt que T Auteuravoit une grande connoissance du Droit civil, & du Droit Ca-nonique. * Alegambe, Bibliotb. Script. S. J. Nicolas Antonio ,Bibliotb. Script. Hiß. Le Mire, dt Script. Sac. XXII. frc. Bi-blioth.Ms. Portugaifì.
FAfE & la FA 1 ETE. Cherchez FAYE & la FAYETE. ,
FAIENCE, bourg de France en Provence , dans le Diocèsede Ere j us & la Viguerie de Draguignan, entre Grasse, Frejus ,& Draguignan. II est situé fur une colline agréable, & fertile,& a pour Seigneurs les Evêques de Frejus. Quelques Auteursconfondent ce bourg avec Faënza ville cTItalie, au sujet de lavaisselle qu'on fait dans cette dernière ville. * Baudrand.
FAIL) (Noël du) Seigneur de la Herissaye, GentilhommeBreton, Conseiller au Parlement de Rennes, fut un des do-ctes Jurisconsultes du XVI. siècle. II écrivit divers ouvrages,entr’autres une histoire de fa Province, & un volume d’arrestsdc Ion Parlement, en IH. livres. A la sollicitation d’EginardBaron, & de François Duaren, il réduisit le Droit civil en lieuxcommuns ; & enrichit le public de diverses autres productions,entré lesquels il y a des contes ou propos facétieux , qui paru-rent dès Tan isS4- Du Fail vécut 50. années depuis l’impres-sion de ces contes. La Croix du Maine dans fa bibliothèqueimprimée en is 84- dit qu’il étoit alors fort incommodé de lagoûte, & Tannée suivante parurent à Rennes les contes & ditcours d’Eutrapel, par le feu Seigneur de la Herissaye.
•j FAILLE, (Germain de la) naquit à Castelnaudari dans lehaut Languedoc le 50. d'Octobre 1616. Après avoir fait íèsétudes à Toulouse , il fut pourvu en Février iS;8-, de la charged’Avocat du Roi au Préiidial de la ville où il étoit né. En1Ó46. il accompagna, en qualité de Procureur du Roi, M. de laFerriere, pour lors Intendant de Montauban , chargé par laCour de se rendre en Roiiergue , pour y appaiser la révolte desCroquants. En 1655. la ville de Toulouse ayantchoisiM.dela Faille pour son Syndic, il se défit de fa charge d’Avocat duRoi ; cette charge lui ayant donné lieu de fouiller dans les ar-chives de la ville, il entreprit de composer les annales de Tou-louse . Le premier volume fut imprimé Tan 1687. & le secondvit le jour en 1701. 11 composa en 1667. une dissertation sur lanoblesse des Capitouls, dont M. de la Roque a crû devoir don-ner un précis dans son traité de la Nobleffè. M. de la Failleaugmenta depuis cette dissertation, & il en donna une troisièmeédition en 1707. sous le titre de traité de la nobleffè des Capi-íohIs de Toulouse , auquel il ajouta de scavantes remarques , &un catalogue curieux de plusieurs nobles fr anciennes familles ,dont il y a eu des Capitouls , depuis la réunion du Comté deToulouse à la couronne. M. de la Faille étant Capitoul pour latroisième fois en 167;. inípira à ses Confrères le désir de dres-ser dans une Galerie de leur Capitule les Bustes des grandshommes, qui en differens tems avoyent fait honneur à leur pa-trie. On lui en laissa la direction. Cette Galerie qui renfermetrente erands Bustes fut finie par ses foins & Ion travail en1677. La ville lui donna une pension pour reconnoítre les obli-gations qu'on lui avoit On lui accorda aussi en 1687. la survi-vance de son emploi de Syndic de la ville, en faveur cîe M.B ay lot son neveu ; & celui-ci étant mort à la fin de Tannéei 709. on accorda fa survivance à son fils , qui étoit encore jeu-ne , mais à condition que son grand Oncle, malgré son âge, ledirigeroit. L'Académie des jeux floraux le choisit en 1694. pourion Sécretaire perpétuel, & il en a fait durant plus de seize ansles fonctions ares honneur. Outre si» talent pour THistoire, U
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avoit encore celui d’écrire agréablement en prose & en vers.Dans l'âge le plus avancé, il laissoit échaper des pieces volan-tes de poésie, qui faisoient plaisir, & mourut le 12. Novembre1711. au commencement de sa 96. année. II etoit alors Doyendes anciens Capitouls de la ville, & avoit été quatre fois dans leCapitoulat 11 y a une branche de fa famille etablie aux Eays-bas, & après sédition de son premier volume des annales deToulouse , M. de la Faille alors grand Bailli de Gand, Chance-lier de la Toison d'or, & les autres membres de cette famille ,qui résident à Anvers , lui écrivirent cn qualité de parens des let-tres de félicitation fur son ouvrage , & depuis, ils Tont toujourstraité de cousin. Aussi leur nom & leurs armes sont elles entie-rement semblables. On a encore de M. de la Faille une lettreà un de ses amis de Paris , contenant un abrège de la vie dePierre Goudelin, Poète de Toulouse , & une espèce de disserta-tion sur ses Poésies, à la tête des Ouvrages de Goudelin à Tou-louse 1678. in 12. * Mémoires de Trévoux, Juillet 1712. p. 1230.Mémoires pourservir à 1 ‘ Hiß. des hommes illustres frc. Tom. IF.
FAIRE , Farta , Isle d'Ecosse , dans TOcéan septentrional.Elle est aussi appeUée par ceux du pavs Faìre-Isle, & par lesFrançois Bclle-Isle , entre les Orcades & les Isles de Stetland ouHitlan. Elle est fous la domination du Roi d’Angleterre, commedépendante de TEcosse. Les habitans qui font des pêcheurs yfönten fort petit nombre , à cause de son peu d'étenduë, & desmontagnes dont elle est remplie.
S FAIRFAX , (Thomas) Chevalier Lord Anglois, & Chefdes Parlementaires en 1645. eut le commandement des troupesdu Parlement après le Comte Manchester ; mais comme il etoitplus propre pour Téxécution que pour le conseil, les Indépen-dans qui Tavoient élevé à cette dignité, lui donnèrent pourLieutenant Olivier Cromwel, qui disposoit des choses avecun pouvoir presque absolu. Eairfax délit en cette même annéeTannée du Roi a Nazebi. II battit ensuite Goring, Colonel del'armée du Roi, prit Bristol & quelques autres places. L'annéesuivante , il se rendit maître d'Oxford, dont les Etats d'Angle-terre lui donnèrent le titre de Comte ; ensuite il battit le Princede Galles, & força Exceller , & eut en 1647. le gouvernementde la tour de Londres . Depuis ayant ruiné le parti du Roi, ilprit Colcheiter en 1648. & il y fit passer par les armes les Che-valiers de Lucas & de Lisse , qui s'étoient fort distinguez dansl'armée du Roi. Ayant enfin défait les Leveûers , en 1649. ilpassa par Oxford , ôù il se fit recevoir Docteur en Droit. Fair-fkx refusa d'être du nombre des Juges du Roi. Dans le temsque THuissier nommoit les Juges qui dévoient composer le tribu-nal , & qu'il répétoit le nom de Fairfax , qui ne comparoissoitpoint, on entendit une voix qui s'écria, il eß trop Jage pourêtre ld. C'est fa femme qui parla de la forte. Ce Général nevoulut point non plus opiner pour la guerre d'Ecosse , & re-nonça au Généralat en 1650. quoique le Parlement le lui offritde nouveau d'une manière pressante ; Cromwel qui faisoit minede retenir Fairfax fut élu Général à fa place. Le Parlement as-signa à Fairfax , un revenu de cinq mille livres Steriing en con-sidération des grands services qu'il avoit rendus à la nation. 11mourut en Avril 1667. ayant eu pour sille Marie Fairfax , quiépousa Georges Visiers Duc de Bukingam , Chevalier de la Jar-retière , dont elle n'eut point d'enfans. * Du Verdien Conti-nuation de l’histoire d"Angleterre , d’Etoffe fr d’Irlande de di»Chêne . Thomas Skinner , Larrey, hiß. a Angleterre, fur les an.1648. fr 1650.
, FAIRFORD , ville d’Angleterre avec marché, dans le Com-te de Glocester , dans la contrée de Battltsborough , à 77. mil-les anglois de Londres . * Diftionnaire anglois.
FAJR-FORELAND , c'est la partie de TIrlande la plusavancée vers le Nord-Est, dans le Comté d'Antrim , partie del'Ultonie. * Diftionnaire anglois.
FAISANS, ou LTSLE DES FAISANS, petite Isle dans larivière de Bidassoa, qui sépare la France de l'Eseagne, à unesieuë de l’emboûchure de cette même rivière dans TOcéan , aupied des Pirennées. Elle est comme neutre entre ces deux E-tats ; & c'est pour cela qu’elle fut choisie pour y traiter la paix,qui fut conclue entre les deux couronnes, Tan 1650. On bâ-tit au milieu de cette Isle une maison de bois, où le CardinalMazarin & Dom Louis de Haro Plénipotentiaires s'assemblèrent,& où les deux Rois de France & d'Eípagne se parlèrent. * Mém.du tems. Baudrand.
FAISCEAUX, (les) Fastes. C'étoit des haches attachées àun manche long, environne d'un faisceau de verges , que por-toient des Officiers appelle?, lifteurs , qui précédoient les grandsMagistrats Romains. Cet usage dc porter des faisceaux vientdes Toscans. Florus St Silius Italicus disent que c'est TarquinT Ancien qui introduisit cet usage à Rome ; d'autres assurentque ce fut Romulus qui l’y établit, pour inspirer plus de re-spect & plus de crainte dans l’ésprit des peuples ; & il y a sub-sisté depuis non seulement sous les Rois, mais aussi sous lesConsuls , & fous les premiers Empereurs. Ceux qui portoientces faisceaux étaient les exécuteurs de la justice, parce que fui-vanc les anciennes ioix de Rome , les coupables étaient pre-mièrement battus de verges, & puis avalent la tête tranchcequand ils méritaient la mort : d'où vient cette formule, J lilft or , expedi virgas. Quand les Magistrats, qui de droit etòientprecedez par des Licteurs portant les faisceaux, vouloientavoirde la déférence pour le peuple , ou pour quelqu'autre personned un mente distingue ; ils renvovoient leurs Licteurs , ou fai-soient baisler devant eux leurs faisceaux : ce qu'on appelloitfastes{ubmttire % C'est ainsi qu'en usa Valerius Pubsicola Con-sul,