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l’Ordre de saint Dominique comme lui, étoit né à Palerme , &vivoit encore en i;88- où il publia la seconde partie de sessermons de carême, dont la première avoir paru treize ans au-paravant. II étoit sçavant, tut Consulteur du saint Office , Cen-seur des livres, & trois fois Prieur du Couvent de Palerme . *Echard, Serif t, Ord. Pr&d. tom. 2.
FAZIO C Matthieu) autre Religieux de saint Dominique*étoit ne à Palerme en 1629. tut Provincial de son Ordre, Do-cteur en Théologie, & en 1682. sut fait Evêque de Patti .Sa prudence lui avoit attiré l’estime de toute la Sicile , & onle consultoit de tous cotez : il dressa dans un Sjnode del’an rS87- d’éxcellentes constitutions pour son Diocèse, qu’ilfit imprimer l’année suivante à Palerme , & mourut au moisde Septembre de l’an 1692. âgé de 6j. ans. * Antonin Mon-itore , bibl. fie.
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pE' ou FO, ou FOE' idole de la Chine . Les R. P. Jésuites
dans les prolégomènes qu’ils ont mis à la tête du livre deConfucius qu’ils tirent imprimer en 1687. disent que le fonda-teur de la secte de Fé ou Foé-Iíiao qui fut établie par au-torité royale parmi les Chinois, Pan 6ç. de l’Ere chrétienneétoit fils de l’Empereur In-Fan-Van, qu’il fut d’abord appelleXe ou Xc-Kta , & quand il eut 30. ans Foé c’est-à-dire nond'homme : qu’à 19. ans s’étant retiré dans les déserts, il semit sous la discipline de quatre Gymnosophistes, pour appren-dre d’eux la Philosophie , & demeura fous leur conduite jus-qu’à l’âge de ;o. ans : que s’étant levé un matin avant le pointdu jour, & contemplant la planette de Vénus , cette simpleveué lui donna tout d’un coup une connoissance parfaite duprémier principe ; qu'étant ensuite plein d’une inspiration di-vine , ou plutôt d’orgueil & de folie , il se mit à instruire leshommes, se fit regarder comme un Dieu , & attira jufqu'à80000. disciples: qu’à l’âge de 79. ans se sentant proche deîa mort, il déclara à ses disciples que pendant 40. ans qu’ilavoit prêché au monde, il ne leur avoit point dit la vérité,qu’il l’avoit tenue cachée jusques là sous le voile des méta-phores & des figures ; mais qu’il étoit tems alors de laleur déclarer -, C est dit-tl qu il n'y a rien à chercher , ni farquoi l'on fuisse mettre fan é/pérance , que le niant fr le vui-de , qui est le prémier principe de toutes chofès. Sa méthode
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cache soigneusement au vulgaire, & qu’on ne découvre qu’auxadeptes. La première consiste. 1. à enseigner qu’il y a unedifférence réelle entre le bien & le mal, entre le juste & l’in-juste ; 2. qu’il y a une autre vie, où l’on sera puni & ré-compensé de ce que l’on aura fait en celle-ci : 3. Qu’on
peut obtenir la béatitude par 32. figures, ou par 80. quar-tez : 4. Que Foé ou Xaca , est une Divinité & le sauveurdes hommes ; qu’il a expié leurs péchez & que par cetteexpiation ils obtiendront le salut après leur mort, & renaî-tront plus heureusement en l’autre monde. On ajoute à celacinq préceptes de Morale & fix œuvres de miséricorde ; &l’on menace de la damnation ceux qui négligent ces devoirs.La doctrine intérieure , qu’on ne découvre jamais aux sim-ples , & pourtant selon eux, la solide & la véritable : elleconsole à établir pour principe & pour fin de toutes choses,un certain vuide & un néant réel. 11s disent que nos pré-miers parens sont sortis de ce vuide , & qu’ils y retournèrentaprès la mort ; qu’il en est de même de tous les hommes,qui se résolvent en ce principe par la mort ; que nous, tousles élémens & toutes les créatures , faisons partie de ce vui-de ; qu’ainsi il n’y a qu’une seule & même substance qui estdans les êtres particuliers par les seules figures, & par lestjualitez où la configuration éxtérieurc, à peu près commel eau qui est toujours essentiellement de l’eau , soit qu’elleait la forme de neige, de pluye, ou de glace. Ainsi sui-vant ce principe monstrueux , les plantes, les bêtes & les hom-mes sont réellement la même chose. Au surplus ils ressem-blent fort aux Quiétistes ; car ils veulent que ceux qui cherchentla véritable béatitude, se laissent absorber aux profondes médi-tations, de manière qu’ils ne fassent aucun usage intellect,mais que par une insensibilité consommée, ils s’enfoncent dansle repos & dans l’inaction du prémier principe, ce qui est lemoyen de lui ressembler parfaitement, & de participer aubonheur. Ils veulent aulli qu’après qu’on est parvenu à cetétat de quiétude , l’on suive , quant à l’éxtérieur , la vie or-dinaire , & que l’on enseigne aux autres la tradition com-mune. Les Chinois qui font de cette idole un homme, di-iant qu’il naquit plus de mille ans avant J. C. dans un Ro-yaume des Indes proche de la signe, & qu’il étoit fils de. > M >1 se nomma Cheka jufqu’à l’áge de 30. ans , qu’ilprit le nom de Fo t que fa mère qui le mit au monde par’ c , c .| e droit, mourut dans les douleurs de l’enfantement :qu elle avoit quelque tems auparant songé qu’elle avaloit unéléphant, & que ce songe a été cause des honneurs que lesRois des Indes rendent aux éléphans blancs. Dès que cemonstre fut ne, il eut assez de force pour se tenir debout ;u fit lent pas, montrant d’une main le ciel , & de l’autre laterre : u passa méme dans le ciel : fur la terre dit-il, je faúl< fui qui mérite d'ttrc honoré. A l’áge de 17. ans il se ma-na ’ a eUt: un c l u ’ f abandonna auili-bien que le reste dumonde , pour s’engager dans une vaste solitude avec trois ou .quatre Philosophes indiens, qu’si prit pour Maître de íà con-
duite jusqu a 1 âge de 30. ans, ainsi qu’il est rapporté ci-det
îi U V 1 1 1 u . n § rand nombre de disciples, par le moyen
delquels les Indes ont été infectées de la pernicieuse doctrine.Les Siamois les ont appellés Talafoins , les Tartaros , Lamas ;les Japonois, Bonzes , & les Chinois Flocham. * Mémoires duP. le Comte. Bayle, dibl. critique au mot Spinofa.
FEATARD , bourg d’irlande . 11 est dans le Comté de Wex-lord en Lagenie fur une-petite presqu’lsle entre la Baye de Banne,& celle de Wexford . Featard a droit d’envoyer des Députez auParlement d’Irlande . * Maty, dillion.
rr-'S bEA ILY, .C Daniel ^ autrement austi nommé F ai r c loue h,théologien Anglois , náuiut aux environs d’Oxford en 1382 &commença ses études dans cette ville , où il prit le degré deMaître es Arts en 1603. 11 s’appsiqua ensuite â la Théologie &Chapelain cleTh. Edmond ^ Amballadcur d*Angleterre en Eran-ce. Durant les 3. années de cette Ambassade, il eut de fréquen-tes occasions de disputer avec les Catholiques, qûi ont toujoursadmire la grande pénétration de son esprit. Après son retour enAngleterre, il posséda divers bénéfices , jusques à ce qu’en 1617.on lui donna la charge de Professeur en Théologie à Oxford &celle de Préfet du Collège de Chelsée. II s’étoit toujours atta-che à défendre l'Egsise Anglicane & ses dogmes, particulièrementcontre les Catholiques R. mais lorsqu’en 1643. on abolit l’Epi-scopat & qu’on forma une assemblée Ecclésiastique pour donnerune nouvelle forme à l'Egsise Anglicane, on y appeUa aussi Featly.Quoiqu’il souhaitât quelque changement, il ne vota pas pour cettegrande innovation. II allégua au contraire toutes sortes de raisonsen faveur de l’Episcopat ; il parla de l’aliénation des biens écclé-siastiques comme d’un sacrilège , & se plaignit de la trop grandeliheite qu’on se donnoit de toucher aux affaires de la Religion ,assurant qu’il n’en pouvoit naître que des divisions & des schis-mes. Des discours de cette nature lui attirèrent la haine de Pasoscmblee , qui suborna un scélérat, qui feignant de consulter leDocteur sur quelques cas de conscience tàcheroit de gagner sa con-fiance. Le traître réussit parfaitement ; il demanda à Featly delui confier quelques unes des lettres qu’il écrivoit à Usserius Ar-chevêque d’Armagh , & lui promit de les faire parvenir sûrementà leur adresse. Comme ce perfide remettoit ces lettres à l’assem-blée, au lieu de les faire tenir à l’Archevêquc , elle comprit aisé-ment que Featly étoit pour le Roi & pour l’Egsise Anglicane ; qu’iln avoit consentis à être nommé membre de l’assemblée , qu'atìnd’y mieux servir les Episcopaux. Là dessus il fut chassé de Pasosemblée de Westmunster, privé des deux bénéfices qu’il possé-doit dans le voisinage de Londres , & envoyé dans la prison deChelsey , où il mourut en 1643. dans une pauvreté & une misèreextrêmes,puisqu’en même tems qu’on le fit prisonnier, on confisquatous ses biens & ses écritures, tics ouvrages, qui sont tous écritsen Anglois , ont été ramassés en un vol. in folio. * Clarendonhiß. de la repell. d Anglet , t. 4. A. Wood hiß. fr antiq, Oxon^p. 242.
FEBADE- Cherchez PHEBADE.
FEBOURG , ( Jean ) prémier Secrétaire du Roi de Dane-marck, en 1324. se voyant élevé à un rang qui n’étoit dû ni à fknaissance, ni à son mérite, osa mépriser la Noblesse dont la puisolance étoit d’autant plus à craindre en Danemarck, qu’elle avoitdroit d’élire le Roi. Le peu de ressentiment de ceux qu’il offensales prémiers, lui donna courage de conjurer la ruine de Torbern,Gouverneur de la forteresse de Coppenhague, le plus grand Seig-neur du Royaume. Le Roi Christierne aimoit passionnément uneCourtisane appeUée Colombine. Febourg connoissant le foible deson Prince, lui persuada que Torbern avoit quelque part dans lesbonnes grâces de fa Maîtresse. Le Gouverneur averti de ce mau-vais office, prit le parti de s’en venger par une autre ruse de mê-me nature. U fit dire au Roi, par les espions qui avoient ordred’observer ceux qui hantoient chez Colombine, que le Secrétaired’Etat Febourg , étoit des plus assidus auprès d’elle , & qu’il n’etiétoit point haï. Le Roi dissimula son déplaisir, & envoya son Sé-crétasse d’Etat à Coppenhague, sous prétexte de donner en mainpropre au Gouverneur une lettre de Sa Majesté. Febourg porta àTorbern cette lettre , qui contenoit un commandement éxprès dele punir du dernier supplice, pour peu qu’on le trouvât coupable.Le Gouverneur ravi de se voir en état de se venger, fit interrogerFebourg par des gens qui trouvèrent assez de sujets pour le per-dre. Son procès fut instruit dans les formes. Í 1 fut pendu , &son corps fut attaché aux fourches les plus proches de Coppenha-gue. Quelque tems après, la sentinelle placée sur le rempart deFa forteresse de cette ville, vis-à-vis du gibet, apperçut la nuit uneflamme sur la tête de Febourg. L’ignorance des raisons naturelles,qui etoient la cause de cet effet, le fit prendre pour un miracle.Le Roi en ayant été averti, voulut être spectateur de cette mer.veille , qui se renouvella en fa présence. La flamme attirée par ccqu’il y avoit d’onctueux dans la tête du cadavre , parut assez long-tems ; & Christierne sc servit de ce prodige, pour faire croire auxprincipaux de son Royaume , que c’étoit un signe de l’inrtocencede Febourg, qui avoit été injustement condamne par le Gouver-neur Torbern. Ausli-tôt, il fit détacher du gibet le corps du Se-crétaire, que l’on enterra avec une pompe magnifique, dans 1eparvis de f Eglise cathédrale de Coppenhague. Ce qui obligeafe Roi à expliquer ainsi cet éftèt extraordinaire de la flamme, quiparut fur la tête de febourg, tut que Torbern avoit aussi souffertIc dernier supplice , par ordre du Roi : action dont la Noblessedu pays témoignoit beaucoup de ressentiment, jufqu’à former ledessein d’une rébellion. Pour éviter cet orage, Chnstieme impu-ta la mort de Febourg, à la vengeance du Gouverneur ; & cetartifice lui réussit ; car on crut que Febourg étoit innocent, qu’ilavoit été injustement condamne par Torbern, & que celui-ci avoitTom, W- E mérite