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tentes. 01e estoit alors veuve, & s’occupoit à élever dans la pié-té , trois fils qu’elle avoít. Les deux premiers, Pbilibert & Frédé-ric Ferrero, moururent fans postérité ; Gui leur succéda au Mar-quisat de Romagnano , & aux terres de fa maison. Le Cardinal,son oncle , le fit instruire dans les belles Lettres, dans la Philo-sophie , dans le Droit canon & civil, &lui remit P Abbaye de saintEtienne , & ensuite l’Evesché de Verceil . Dennis , Guy Ferrero,fut Nonce à Venise , & fut fait Cardinal par le Pape Pie IV . aumois de Mars 1565. 11 reçut la barette des mains de saint Charles,qui tenoit alors un Concile provincial à Milan . Ce Prélat futdepuis Légat de PExarchat & de la Romagne , fonda deux Col-lèges à Verceil, & mourut à Rome le 16. May is8Ç- Son corpsfut enterré dans i’Eglife de sainte Marie Majeure, auprès de ce-lui de son oncle, soyez son éloge écrit par Augustin Ventura.
Aubery, &c.
{t De la famille de ces trois Cardinaux Evesoues de Verceil ,il y a eu François Ferrero , Seigneur de Casavalone , la Villata& Ponsano , Marquis de Romagnano , grand Conservateur de laReligion de saint Maurice & de saint Lazare, grand Maître d’hô-tel de Savoye , qui fut fait Chevalier de l’Ordre de FAnnonciadeen 1^76. qui mourut fans postérité , & qui estoit frère du Car-dinal Gui Ferrero. Un Seigneur de cette maison prit allianceavec celle de Fresque , & en prit le nom. Befp Ferrero- Fiesque,Marquis de Masserait, &c. fut fait Chevalier dé l’Ordre de l’Annon-ciade eni^yü. 11 avoit épousé Claudine de Savoye,fille de Philippe ,Comte de Raconies , dont il eut François Pbilibert Ferrero-Fiesque , Prince de Maíseran , Marquis de Crevecœur & de Ca-íàvalonne , Comte de Lavaigne & de Candel, &c. Général dela cavalerie de Savoye , Chevalier de l’Annonciade en r 608.II avoit fiancé Beatrix de Savoye , fille naturelle du Duc Ema-nuel Pbilibert mais elle mourut avant l’accomplissement du ma-riage. Paul Be(fc Ferrero-Fiesque son fils , Prince de Mall'eran,&c. fut fait Chevalier de FAnnonciade en 16; l. Louis Ferrer 0-Fiesque, Prince de Mall'eran , &c. Chevalier de FAnnonciade,épousa en 1686. Christine de Savoye, fille naturelle de CharlesEmanuel II. du nom , Duc de Savoye. * Guichenon , hiß. deSavoye.
5 FERRET, (Emile) en latin FEmilius Ferretut , l’un des cé-lèbres Jurisconsultes du XVI. siècle , naquit à Caítello Franco le14. Novembre 1489. 11 étudia le Droit canon & le Droit civil àPise , & ensuite à Sienne. Etant allé à Rome , il fut Sécrétairedu Cardinal Salviati. C’est dans cette Ville qu’ayant soutenuavec honneur des Thèses fur le Droit Civil & Canonique, il futreçu au nombre des Jurisconsultes à l’ágé dè 19. ans, & c'està cette occasion qu’il prit le nom sf Emile » la place de celuide Dominique qu’il portoit On lui offrit d’abord une Chaire deProfesseur qu’il accepta. H interpréta dans ce poste , avec tantde réputation le titre de rébus Creditis , que le Pape Léon X. lechoisit pour son Sécrétaire. 11 exerça cette charge pendant quel-ques années, & la quitta volontairement , pour se retirer dansía patrie ; il en sortit au bout dfe deux ans , son père y ayanteste tué , & s’en alla à Tridino dans le Montferrat , où il semaria ; & après y avoir séjourné quatre ans , il suivit à Rome & à Naples le Marquis de Montferrat, qui commandoit Unepartie de l’armée de France . En revenant, il tomba entre lesmains des Espagnols , qui le firent prisonnier de guerre. 11 payafa rançon , & vint demeurer en France , où il enseigna le Droità Valence. François I. le fit Conseiller au Parlement de Paris , &le députa vers les ; Vénitiens & les Florentins. 11 fut envoyé parle Marquis de_ Montferrat à l’Empereur Charles Quint , qu’il sui-vit dans l’éxpédition d’Afrique. Quand il fut revenu en France ,le Roi l’envoïa encore à Florence , d’où íl revint, lorsque lesFlorentins furent soumis à l’Empereur , & suivit la Cour à Nice dans le teiqs de Rentre vue du Pape , de Gcmlzs-Quint , & duRoi. S’estant défait de fa charge de Conseiller au Parlement, ilse retira à Lyon, il alla ensuite à Florence , où il obtint le droitde bourgeoisie. II fut appellé à Avignon,pour y enseigner le Droit,& y mourut le 14. Juillet 1^52. 11 fit construire à ses dépens lachaire de Jurisprudence qu’on voit encore à Avignon , & fit mettreces paroles au dessus de la Frise. Périt um orno ; imperitum dede-t J r0 . - Et plus bas contre le dossier Sefito EmilH Ferretì. 11 compo-te plusieurs ouvrages de Droit : Opera qua poffùnt h aber i omniaFranco fur ti 1^98. De mora fr ejus efiêêtibus. Intitulas de acqui-renda postefftont , de ufùcapionibut fr c. Conßlia , Bar toli ever-riculum. PanciroL De elar. legum interp. Alard. Biblioth. DeDaupb. Bayle, di£l. crit. édit. de 170a. Mémoires pour servir dl Hiß. des hommes Hlußres fr c. tom. ç.
FERRETI, de Vicenze , Poète & Historien , est un de ceuxqui commencerent de chasser, dans le XIV. siècle, la barbariequi s estoit répandue en Europe . II a laissé plusieurs monumens«e ion esprit, en prose & en vers , & fur tout un poème , danslequel il décrit les belles actions de Can de l’Escale ; une histoi-re en cinq livres , qu’il commence par la mort de Frédéric II ./ / & < f ud continue jusqu’en 1 ; 17. &c. * Voffìm de biß.
modernes^ ^' Ì u S eme r>s des f javans fur les Poètes Latins
,Oesn-?ierre) Evesque de Rauvello , dans lem S y m,hL d , . Naple Ì ' mort en «77. laissa divers traitez qu’on n’aLvLs de l’Exarchat deRavenne, Lc. * Die.
ronymo Rubel, bist. r^e„„. Le Mire, de script. Sac. XFI. frc.
semâ^^Ml^ Ics Allemans nomment Psirt . ville d’Al-ÄÄ ' w- est à «* ou
Munster & nar c«-1U 4- d tut f edee a la France par la paix deiuunner, « par celle des Pyrences. Ftyez ALSACE & SUNTGAU
F£R
«j FERRI, C Paul) Ministre de la R. P. à Metz , s’acquit beau^coup de réputation par ses écrits & par ses sermons. Ii estoit néà Metz le 24. Février i-;yi. d’une famille de robe , il étudia àMoncauban , fut reçu Ministre à Metz en 1610. íl mourut le27. Décembre 1669. de la pierre. On lui en trouva plus de 8°-dans la vessie. C’étoit Phomme de fa Province le plus éloquent,
& dont les discours touchoient le plus. Sa belle taille , son vi-sage vénérable , & ses beaux gestes donnoient une nouvelle forceà son éloquence. 11 fit imprimer un livre de Poésies à Page de19. ans ; avec ce titre. Les premières oeuvres poétiques de PaulFerri Mejfin , tu fim les douces diversités de fis conceptions , ftrencontrent les bonnettes libertés d’une jeune fi. 11 çémissoit de ladivision des Protestans & il souhaitoit de la voir éteinte. C’eltdans cette vuè qu’il entretint commerce avec Dur aus pendantplus de vingt cinq ans. 11 a laissé en manuscrits , une histoire deMetz , & un très-grand nombre de sermons. II y en avoit onzecens fur la seule Epître aux Hébreux . On mit ce distique au basde son estampe,
Taies fi multos ferrent bac fkcula Ferri ,
In ferri saclú aurea fada forent.
On a de lui quelques ouvrages de controverse imprimez , tanten latin qu’en François; & un catéchisme général de la R. P.qui parut en 1654. contre lequel Monsieur Bossuet, qui estoitalors Chanoine & Archidiacre de Metz , & qui a depuis esté EveRque de Condom & de Meaux , fit un traité , qui est le premierouvrage de cet illustre Ecrivain . * M. Bayle , diftionaire criti-que. Quatrième édition.
FERRI, Cherchez FREDERIC , Duc de Lorraine .
FERRIER, ( Guillaume J Cardinal, François de nation , futPrévôt de Marseille , & fut fait Cardinal par le Pape Celestin V. en 1294. On F envoya Légat en Espagne ; & à son retour il mou-rut à Perpignan , Fan 1295. 11 y a apparence que ce Cardinalestoit de Provence , & que Celestin le mit dans le sacré Collègepour faire plaisir à Charles II. Roi de Naples , Comte de Proven-ce , qui avoit contribué à le mettre fur le trône pontifical. Hn’est pas néanmoins vrai-semblable , que ce Guillaume Ferner soitde la famille qui est à Salon , comme plusieurs le disent ; carcette famille originaire d’Espagne, ne s’est establie en Provence ,que fur la fin du XV. siècle , lorsque Jean Ferner , & son neveuaprès lui, furent Archevesques d’Arles. * Nostradamus , bist. deProv. P. FI. Onuphre . Auhery, &c.
FERRIER, ( Boniface ) Général de l’Ordre des Chartreux ,estoit de Valence en Espagne , & frère de saint Vincent Ferrier .11 s’appliqua au Droit , fut disciple de Bälde ; & ayant acquis laréputation d’estre grand Jurisconsulte , il parvint au Consulatdans la ville, fa patrie. 11 s’y maria , & eut des enfans ; maisDieu l’appella à son service , en les lui ôtant, avec sa femme. IIperdit avec elle sept filles & deux fils ; & quoiqu’il lui en restâtencore deux qui estoient les plus jeunes, il préféra le foin de sonIklut à celui de leur éducation. Par les conseils de saint VincentFerrier, son frère, il distribua ses biens aux pauvres & aux Mo-nastères , & ne laissa à chacun de ses fils, que 476. florins. AlorsBoniface entra parmi les Chartreux, âgé de 41. an, en fit proses,lion en 1)96. & reçut tous les Ordres sacrez. II fut élû Generalaprès la mort de Guillaume Reinaud , le 2). Juin 1402. l’Eglise estoit alors divisée par un furieux schisme. Cette division en avoitcausé un autre parmi les Chartreux, parce qu’Urbain VI . qui ré»sidoit à Rome , avoit fait élire un Général par les Religieux de sonobédience. Etienne de Sienne F estoit en 1410. On lui proposa,à lui & à Boniface, de consentir à sélection d’un autre Général,ce qu’ils accordèrent. Le dernier se retira dans la Chartreuse dela Porte du ciel en Catalogne , dont il estoit Prieur ; & l’Antipa-pe Benoit XIII. l’en fit sortir, pour reprendre le Généralat. Bo-niface estoit son ami, & se trouva même pour lui au Concile dePise. Mais quand il le vit condamné , dans celui de Constanceen 1416. fans que rien fût capable de vaincre son obstination , ill’abandonna. Boniface mourut peu de tems après , le 27. Avril1417. ou 1419. II avoit traduit la Bible en espagnol , & composédivers autres ouvrages. * Trithême , de script, etclef. Petrcius,biblioth. carth. Sainte Marthe , gall. christ. Chorier, état polit,de Daupb. Sponde , &c.
Ç FERRIER, (Arnauld du) un des plus sçavans Jurisconsultesde son tems , estoit de Toulouse , & fit de grands progrès dansle Droit , qu’il apprit en France, & puis en Italie , dans F Univer-sité dePadouè. 11 le vint ensuite enseigner dans celle de Toulouse ,fut Conseiller en ce Parlement, puis Président aux enquestes, danscelui de Paris , & Maitre des requestes. Le Roi le choisit, pourse trouver en qualité de son Ambassadeur au Concile de Trente ,oy il soutint avec fermeté les intéresse de la France , & où ilprononça en içó 2. une harangue forte & hardie. Les Prélats entémoignèrent du chagrin ; & pour les satisfaire en apparence , onenvoya du Ferrier à Venise , où il fit les fonctions d’Ambaílâdeur.II engagea ses biens pour íoiltenir L dignité dans cette occasion ;& les malheurs de la France furent cause qu’il trouva peu de ré-connoissance à la Cour. Ce sçavant homme se retira peu de temsaprès à la Cour du Roi de Navarre, qui fut depuis Henri le Grand,où il fit profession des scntimens de Calvin , & ou il fut honorepar ce Monarque de la charge de son Garde des sceaux. Du Fer-rier mourut en iç8ç. âge de 79. ans. On a publié quelquestraitez d’éloquence de fa façon. * Le Pressent du Ferrier, étant,, Ambassadeur à Venise , s’enalloit quelque fois faire des leçons„ publiques aux Ecoles de Padouë ; ce qui dérogeoit fort à fa„ Charge , dit Brantôme dans P Eloge de François prémier , & à„ i’authorité du Roi qui ne se trouva pas bon , & ne lui en fie
„ bonne