Band 
Tome IV
JPEG-Download
 

»

54

FER

FERRINT ; (Vincent) Mtre Ecrivain Italien, né à Castelnuovôde Garfagnana sur le Serchio en Toscane, SReligieux de 1 Ordrede saint Dominique , fut en Vicaire général du saint Oftceà Parme & l’année suivante Provincial de Stirie. On a de lui unalphabetto csscmpiarc , & Un autre intitule lima universale devitii, &c. Ce dernier fut imprimé par les foins de 1 Auteur memcen 1594. à Venise : dans l’un & dans l’autre ouvrage 11 fournit debons matériaux aux Prédicateurs , par ordre alphabétique.Echard, script, or d. prad. t or», i.

FERRIS, (Lambert) ancien Poète Franqois, vivoit en ii6o.Ses ouvrages mont pas esté imprimez. Voyez FaUchet & la Croixdu Maine.

FERRIS» (Franqois) Médecin de Toulouse , vivoit en 1570.& publia quelques ouvrages. V. la Croix du Maine.t> t't fDinwa) sVtviïnal _ Fvnfnne de Tarrai

pa&

Valtiiw w t* "****•“) — — -

Docteur à Boulogne, Depuis il trouva moyen de le faire con-noître à la Cour dtì Rome, & d'y avoir une charge d’Auditeur deRote. Le Pape Pie II . qui se connoissoit alsez en gens , Ren-voya en qualité de Commissaire apostolique. Ferriz à son retourentra chez le Cardinal de saint Marc, qui fut peu de tems aprèsPape fous le nom de Paul II . & qui lui donna l’Evcsché deTar-iagonne. Ce Pontife lui confia même une partie des affaires dePEtat ecclésiastique , qu’il termina avec tant de prudence , queSixte IV . successeur de Paul, se voulut encore servir de lui, &lui donna même le chapeau de Cardinal, en 1476. avec le titrede saint Sixte. Pierre Ferriz honora cette dignité par son sqavoir,par sa conduite, & par sa modération. 11 mourut à Rome le 25.Septembre 14*78- dans la 64. année de son âge, & fut enterrédans l’Eglisc des Dominicains de la Minerve, où l’on volt uneépi-taphe que lui firent dresser le Cardinal Dominique de laRovere,son ami intime , & André Martinez son neveu qui lui succéda àl’Evesché de Tarragone . * Garimbert, bist. Card. I. 5. Auberybist. des Card. La Roche-Pozay, Nomencl. Card. Onuphre , &c.

FERRO, Vtume, del Ferro , ou de Salefo , anciennementCalymadus , rivière de la Natolie en Asie . Elle coule dans la pe-tite Carâmanie, baigne Selechia ou Seleucie, & se décharge dansla mer de Chypre , environ quatorze lieues de Scalemure, ducôté du Levant * Baudrand.

FE^ROL, petite ville ou bourg d’Espagne . Ce lieu est dansla Galice fur le même golfe que la Cornue , du côté du Septen-trion, à l’emboûchure de la rivière Juvia, où il a un assez bonport * Maty, diSlion.

H FERRON, (Arnaud du) Conseiller au Parlement de Bor-deaux , a esté en grande considération dans le XVI. siécle.„ Sa profonde érudition, dit Scevole de sainte-Marthe, fut très„ utile à fa patrie, par les doctes observations qu’il fit fur les coû-„ tûmes qui estoient obscures & peu entendues. II fut employé„ dans de grandes affaires, & mourut en 156;. âgé de 48. ans,„ selon le mefine Scevole de Íàinte-Marthe. J. A. de Thou, dit„ qu’il en avoit 50. II travailla encore à la continuation de l’hi-ftoire de Paul Emile , jusqu à la mort d'Henri II , & écrivitd’autres ouvrages qui rendent fa mémoire illustre, & qui lui ontassuré le surnom d ’Atticus , que lui donna Jules Scaliger. Nousavons l’hiítoire d’Arnaud du Perron imprimée en 1554. par Vatcosan, sous ce titre, Arnatdi Ftrronèi Burdigalenfis , Régis Con-siliarií, de rébus geftìs Gattorum, liv. IX. ad hifloriam PattltJEmtlti additl, perduSlâ biftoriS usque ad ob 11 um Henricì II.Francorum Régis. Voici le commencement des vers que JulesScaliger fit à la louange de du Perron.

Ferronus ììle propter cloquent ì am

Pur am fiavtm , candidam, siitam, graver. w,

Gpuem ego vocavi jure Atticum ,

(Doéli sec ut i judicaverunt idem )

Est omnium Professor artium fpc.

Outre une traduction latine des opuscules de Plutarque , & dulivre d’Aristote contre Xenophane , Zenon & Gorgiasil a écrit lesiège de Rhodes , & traduit en franqois deux opuscules d’Athenago-ie»*son apologie pour les Chrétiens, L un traité de la résurrectiondes morts. *.de Thou, bist. liv. 55. Sainte-Marthe, in élogdo£l. galt. lib. 2. Le Mire, de script, sac. XVI. Du Chdhe.Teiflier eloges fy c. 4. edir.

FERRUS, connu fous le nom de Galeatus Fer rus, Juris-consulte célèbre, estoit de Padoue . II enseigna avec réputationà Catane, à Messine , & ailleurs, & mourut en 1614. On lui at-tribue divers ouvrages. Voyez Jacques - Philippe Thomasini quia écrit son éloge, entre ceux des hommes de lettres de Padouè .

, FERRYLAND, contrée de l'isle de Terre - neuve , dansl’Amérique septentrionale. Les Anglois y avoient quelques Co-lonies , que les Franqois ruinèrent Fan 1696. mais elles ont estérétablies après la paix de Ryfwick. *Maty, diSlion. Mémoiresdu tems.

FERU - ALAIS ou ALEPS , en latin Firmitas Alepia, Fir .mitas Adelbaìdïs, bourg de l'isle de France , situé fur la Tuineentre Estampes & Melun, à trois lieues de la prémière, & à six déla derniere. * Baudrand.

FERTE' - AURAIN, bourg de France situé dans le Blai-sois, aux confins de l’Orléanois, &à sept lieues de la villed Orkans , du côte du Midi. * Baudrand.

FERTE' - 8- - AUBIN, bourg de France dans l’Orléanois

&£ RuS? * Sàà'à - «*"> à <>° ,'m>-

FF.R

FERTE' - SUR - GRÒSNE , bourg avec Abbaye. Ü íftfur la petite rivière de Grosiie dans le Duché de Bourgogne, & adeux lieues de Châlon , du côté du Midi. * Baudrand.

FERTE' - SUR - AUBE , (la) petite ville de France enChampagne . Les Auteurs Latins la nomment Firmitas ad AUbulam. Elle est située fur la rivière d’Aube , vers les frontièresde la Bourgogne, à trois ou quatre lieues au dessus de Bar-sur-Aube . II y a un siège de justice, sous le ressort du Bailliage deTroyes .

FERTE'-BERNARD, (>) Firmitas Bernard ;, ville deFrance dans le Maine, avec titre de Barome, est iituee lur larivière de la Huisiie, vers les frontières du Perche, a dix oudouze lieues au-dessus du Mans . II y a un siège de justice, dontles appellations vont immédiatement au Parlement de Pans avecdépendance de dix - sept ou de dix - huit Paroisses. La Ferte-Bernard a produit de grands hommes ; & entr'autres le célébréRobert Garnier ; voyez son Article. * Sanson. Baudrand.

FERTE'- GAUCHER, ( la,) petite ville de France en Brie,entre Meaux, & Provins . Son siège de justice est du reilort duBailliage de Meaux. Voyez les recherches des villes de France d’André du Chesiie. * Sanson. Baudrand.

FERTE'-IMBAUT, (la) Cherchez ESTAMPES.

FERTE'- sous - TOUARE, ( la J en latin , Firmitas A*culpbi , ou fibter Jot r um , ville de France dans la Bne Cham-penoise, est située fur la rivière de Marne , entre Château-Thierri& Meaux. Les Huguenots la prirent pendant les guerres civilesdu XVL siècle, vers l’an 1562. * Sanson. Baudrand. Mezeray.

FERTE'-MILON, ( la) ville du Gouvernement de l’Islsde France , dans le Valois, est située sor la petite rivière d’Ourcjou d’Ourcque, entre Meaux, Soissons & Senlis . II y a Prévôté& Châtellenie du Valois, qui a ses appellations au Préiidial deSenlis. On dit que le Comte Milon, fous le règne de Louis leGros fit bâtir cette ville, qu’on nomma la force ou forteresse deMilon, Firmitas Mìlonis. Elle appartint ensuite à Hugues deFrance, dit le Grand , Comte de Vermandois , de Valois, &c. filsdu Roi Henri I. & mari d'AHx, Comtesse de Crfcfpi, & ce fut cePrince qui y fonda le Prieuré de saint Voulgis. Cette ville souf-frit beaucoup fur la fin du XVI. siècle, pendant les guerres ci-viles de France . On y volt les restes d’un ancien château très-fort, & situé avantageusement * Sanson. Baudrand. Mezeray.

t FERTE' (la) en B r ay. Bourg en Normandie Diocèse deRouen , avec Vicomté , Châtellenie & haute justice, en latin Fir-mitas in Broyo. II est situé entre Gournai & Neufchatel, à uneíieuë de Forges, & à demi lieuë de Rouvrai & de Sigy, for unecolline d’où Pan volt des terres de labour, des bois & un étangoù la rivière a AndeUe a fa source. La Vicomté de la Fertéen Bray , comprend cinquante - deux Paroisses. * Mémoiresdressés fir les lieux en 1703. Th. Corneille ditl. géogr.

FERTE'-SENNETERE- (la) Voyez SAINT NECTAIRE.

FERTE', ( Emeric-Marc de la ) Evesque du Mans ; estoitfils d’un Conseiller de la Cour des aydes de Rouen . A seize ansil fut reqû Bachelier en Sorbonne ; & à vingt-un an, estant Cha-noine de P Eglise métropolitaine de Rouen , il fut député par le■ Clergé pour présider aux Estats de Normandie , & tut nommé partoute l’assemblée, pour aller présenter les cahiers de la Provinceau Roi Louis XIII . Ce jeune Ecclésiastique fit une très helle ha-rangue au Roi, & une autre au Cardinal de Richelieu que ceMinistre admira. II fut peu de tems après pourvû d’une charged’Aumônier, ce qui l’obligea de prendre les Ordres sacrez,Lorsqu’il eut reqû celui de la Prêtrise, le Roi voulut assster à saprémière Messe , & communia le premier de la main. Ce Princeprit plaisir d’entendre souvent les sermons de ce sqavant homme.En 1635. la Ferté fut envoyé avec le Cardinal de Lyon au PapeUrbain VIII . & acquit à la Cour de Rome, autant de réputationqu’en celle de France . Quelque tems après son retour, 11 futchoisi de fa Majesté, pour aller à Sedan recevoir un nouveau ser-ment de fidélité du Comte de Soissons ; & il s’en acquitta si bien,que ce Comte en remercia le Roi. La Ferté eut en cette der-nière commission, la gloire d’avoir confondu le Ministre P. duMoulin, le plus estimé des Calvinistes ; & le Comte de Soissonsen donna des témoignages, par la lettre qu’il écrivit au Roi, àla loiiançe de ce grand homme : ce qui lui fit avoir bientôt aprèsl'Evefche du Mans, auquel le Roi le nomma de son propre mou-vement Lorsque le nouveau Prélat alla pour en faire ses remer-ciemens, Sa Majesté estant au milieu d’un grand nombre de Sei-gneurs, s'avanca en lui tendant la main, & lui dit ces belles pa-roles : C est à moi (Menfieur du Mans) à vous remercier d’au-tant que vous mettés ma conscience à couvert í m‘assurantque s ai choisi un homme de bien, capable de gouver-ner cette grande Province. Le Pape témoigna la joyequ’il avoit de fa promotion , par des compìimens qu’ilfoi,fit faire par son Nonce. Ü fut nommé à cet Eves-che en 1637. & n’eut les bulles qu’en l’an 1639. à cause de quel-ques difficilster qui fofpendoient alors à Rome les affaires de Fran-ce . H se fit admirer pendant qu’il gouverna son Eglise, qui nele posséda que neuf ans; car il mourut du pourpre en 1648. &fut regretté généralement de tout le monde. On exposa soncorps pendant huit jours dans la chapelle épiscopale, ou tous lesCollèges , toutes les Communautez, & toutes les Paroisses vinrentsuccessivement chanter une grande Messe : ce qui dura jusqu’au16. du mois de May que l’on fit ses funérailles avec solennité, -: apres quoi il fut enterré dans le chœur de l’Egllse cathédrale.

* Jean Bondonnet, bist. des Evefquet du Mans.

FERTHAIRE ou FER 1 THAIRE, second Roi d’Ecosse , foc-

céda