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FILANTE, (Jean-André) de la ville de Taverna dans laCalabre ultérieure , Professeur en Droit à Naples , a fait com-ment. in institut. impériales, , imprimez à Naples en 1602.in 4. 11 compaie dans ce traité le Droit de Naples avec leDroit romain . * Denys Simon, bibliotb. de droit.
FIEBERT » ( saint ) premier Abbé de Jumiéges & de Ner-moustiers natif d’ Auch , fut élevé dans la ville de Vie , dontle siège a 'été depuis transféré à Ayre , & son père Filibaudétoit tvefque. II sot envolé à la Cour de Dagobert I. où ilconnut làint Otìen ; mais s’étant retiré dans le Monastèrede Rebais en Brie , fous saint Agile , qui en étoit Abbé , aprèsqu’Agile fut mort en 6 s o. il fut élu en fa place. En 6ç 4. ilfonda l’Abbaïe de Jumiéges à cinq lieues de Rouen , & y fit fademeure. Ebroïn , Maire du palais , à qui il avoit parlé avecliberté , lui suscita des accusateurs auprès de saint Oiien , quife laissant prévenir, le fit arrêter & conduire en prison dansun lieu de la ville de Rouen , appellé aujourd’hui la Poter-ne , où l’on a depuis bâti une chapelle en l’honneur de saintFilbert. Saint Oiien aiant reconnu la fausseté de l’accufationcontre Filbert, le mit en liberté; mais Filbert n’osont plusdemeurer dans la Neustrie , s’en alla en Aquitaine , où Ausoal-de , Evêque de Poitiers , le reçut avec beaucoup d’humilité,& lui fournit tout ce qui étoit nécessaire pour bâtir un Mona-stère dans l’Isle d’Her , aux extrémitez du Poitou & de la Bre-tagne , vers le Midi de l’emboûchure de la Loire, que l’ona depuis appellé Hermoûtier, ou Nermoútier. II y fit venirdes Religieux de Jumiéges y & fonda aussi dans le Diocèse dePoitiers, P Abbaye de Quinqay. Après la mort d’Ebroïn , quifut tué en 681. saint Filbert retourna à Jumiéges , à la prièrede saint Oiien même ; mais il n’y demeura pas long-tems, &retourna en Poitou, d’où il envoya saint Achard tenir fa pla-ce à Jumiéges, & fe retira à Nermoútier, où il mourut le 20.du mois d’Août de Pan 684. * Anonym, apud MabiUon. fìcul.2. Bulteau, bist monast. I. 4. e. 2. Bastlet , vies des Saints ,20. Août.
FILESAC , ( Jean ) Parisien, Docteur en Théologie de laFaculté de Paris, & Curé de saint Jean en Grève, étoit Mai-stre ès arts dès Pan 1571. II fut Professeur des HumanitezauCollège de la Marche pendant six ans , enseigna ensuite la Phi-losophie , & fut élû Recteur de l’Univeríité en 1586. Ayantdepuis fait fa licence , st fut reqû Docteur le 9. Avril 1 s 90. sotlong-tems un des plus grands omemens de cette célèbre Fa-culté , & présida pendant plusieurs années à ces assemblées ,en qualité de Doyen , ou le plus ancien de la Compagnie. IImourut le 27. Mai 1638-, fort âgé, & Doyen de la Faculté deThéologie de Paris , après s’être distingue par fa fermeté , parfa droiture , par fa science & par sa piété. II a composé plu-sieurs ouvrages fur des matières écclésiastiques & prophanes,remplis de beaucoup d’érudition, & a donné lui-même en 1621.un recueil des principaux ouvrages qu’st avoit publiez depuis'dix-neuf ans; Icavoir , un traité de í‘autorité sacrée des Evê-ques ; un traité du carême ; un autre de C origine des ParoisJèí ,• un petit écrit , de la confession auriculaire ; & des ou-vrages fur Y idolâtrie magique , fur le sacrilège laïque , sor 17 -dolátrie politique. On a encore un petit traité de lui sor IVrigine des anciens statuts de la Faculté de Paris, imprimé en1620. & plusieurs écrits curieux sor différens sujets , expliquezpar autant de titres en forme de sentences recueillis en troisvolumes in quarto. II y a bien de l'érudition écclésiastique& prophane dans les ouvrages de Filefac. Ils sont pleins decitations , & ne font presque qu’un tissu de passages, qu’st jointles uns aux autres par quelques réflexions, sons beaucoup d’or-dre , ni de méthode. II passe d’une matière à l’autre, entre-mêle le prophane & le socré , & fait souvent des digressions.11 y a beaucoup à profiter dans la lecture de ses ouvrages ;mais este n’est pas agréable. Son stile est un peu dur & iï af-fecte quelque-fois de fe servir de termes obscurs & peu ufì-tez. * Du Pin, bibliotb. des Aut. eccles. XFU. stiele. DuBoulay, bist , unïv. Paris . tom. 6.
F 1 LEUL, ( Nicolas) connu sous le nom de Nicolaiis Fìl-lellius Quercetanus , natif de Rouen , vivoit dans le XVI.siècle, vers l'an 1363. & 1370. La Croix du Maine dit qu’stétoit excellent Poète Latin & François. II composa divers ou-vrages en ces deux langues. Consultez la bibliothèque des Au-teurs François du même la Croix du Maine , & celle de duV erdier-V aupri vas.
t FILICAIA , ( Vincent de ) naquit à Florence le |o. Dé-cembre 1642. d’une famille noble. Après ses premières études,on l’envoya à Pise où il passa 5. ans à apprendre la Philosophie ,la Théologie & la Jurisprudence , & à s’éxercer dans la Poésielatine & italienne. On ne l’avoit envoyé dans cette ville quepour étudier en Droit ; mais son amour pour les sciences ne luiavoit Das permis de fe contenir dans des bornes si étroites ; aubout de ce tems il sot receu Docteur en Droit, & retourna dansla Patrie, où après plusieurs années passées dans un repos litte-rau-e, & fans autre occupation que la Poésie , le Grand Duc le•fit benateur. Après la levee du siège de Vienne par les Turcs,U fit un poème à la louange des Généraux qui y a voient contri-bue. Le Grand Duc en fut si charmé, çu’íl crut devoir l'en-voyer a ceux oont les actions y étoient célébrées si dignement.II fit aussi sor l’abdication de la Reine de Suède un poème quilui attira de grandes libéralitez de cette Princesse, doublementlouable en cc qu’elle soulageoit l'indigence d'un homme queies grands talens ne rendoient pas plus riche, & qui avoit de lapeine a faire subsister fa famille; & en ce qu’elle voulut qu’onignorât entierement fa générosité, qui en effet n’a été connue
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qu’après so mort, & révélée au public par celui qui en étoit Pob.jet, dans une Ode latine , qssst composa à la louange. II estmort à Florence le 27. Septembre 1707. âgé de 65. ans. 11 étoitde l’Académie de la Crufìa, & de celle des Arcadiens ; ses Poé-sies sont très estimées pour leur délicatesse & leur politesse. Sonfils Scipion de Felicaia a donné une édition complette de ses Poé-sies Italiennes, qu’il avoit lui même commence à faire imprimerun peu avant fa mort Poésie Toscane di Fìncenzo da FelicaiaSenat or e Fiorentino , è Academito délia Crufìa. lnXirenze 1707.in 4°. * Le Fite degli Arcadi , par Crefcembeni tom. 2. & NegriHistoria de Fioremini ferittori. Mémoires pour servir à P hiß,des hommes illustres (st'c. tom. 1.
FILLASTRE, (Guillaume) Archevefque d’Aix & Cardi-nal du titre de fiint Marc , dans le XV. siècle, étoit frèred ’Efiienne , que Louis Comte de Provence , fit Gouverneur duMaine, 11 étoit fçavant dans les Mathématiques & dans le Droit,qu’st enseigna à Reims, dont st étoit Doyen , & où il recueillitune belle bibliothèoue pour l’ufage des Chanoines. 11 fut ho-noré par Jean XXllI. du chapeau de Cardinal en 1411. & setrouva au Concile de Constance, à la création de Martin V .qui le désigna Légat en France avec le Cardinal des Ursins.Au reste Fillastre n’y étoit pas trop aimé , parce que haran-guant un jour devant le Roi Charles VL st parla avec si peude respect des privilèges de l’Eglisc Gallicane, qu’on lui impo-sa silence , & qu’st se vit contraint de se retirer à Rome , oùil mourut l’an 1428. ayant eu fadministration du temporel del’Archevesché d’Aix , depuis l’an 1422. * Henri-Loùis Châtei-gnier de la Roche-pozay, Evefque de Poitiers , Hörnend. Car-dinal. Spond, A. C. 1406. Ciaconius. Victorel. Garimbert Ug-heUie in not. ad Ciacon.
FILLASTRE, ( Guillaume ) neveu du précédent, Evefquede Verdun, puis de Toul & de Tournay florissoit dans le XV.siècle. Philippe le Bon Duc de Bourgogne, l’employa en di-verses négociations , & le fit Chancelier de la Toison d’or ,dont ce Prélat écrivit un livre en franqois. II mourut à Gand,le 2a. Août 147;. * fEneas Sstvius, epìst. 388. 389- Valère-André. Sandere, &c.
FILLEAU, (Jean) Professeur en Droit, & Avocat du Roi àPoitiers , au milieu du XVII. siècle , publia en 1630. des addi-tions sor les règlemens de Chenu en deux volumes in folio, &recueillit les décisions catholiques. II n’étoit alors qu’Avocat,mais en 1654. II étoit déja premier Avocat du Roi, & Chevalierde l’Ordre de saint Michel, & publia alors à Poitiers une relationjuridique de ce qui s’étoit passé dans cette ville touchant la nou-velle doctrine des Jansénistes. II fut aussi Professeur en Droit,& mourut en 1682. étant fort âgé.
FILOMARINI1 (Aseanio) Cardinal, Archevefque de Naples,né dans le Château de Chianchisella, dans le Diocèse de Réno-vent, suivit le Cardinal Ladislas d’Aquin à Rome , où il s’acquitbeaucoup d’estime, & en particulier, celle du Cardinal MaffceBarberin, lequel ayant été fait Pape fous le nom d’Urbain VIII .le mit au nombre de ses Cameriers secrets , qu’on nomme parti-cipant, à la Cour de Rome. Ensuite Fiiomarini accompagna en162 3. le Cardinal Franqois Barberin, neveu du Pape, en ses Lé-gations de France & d’Efpagne, où st sot envoyé une seconde fois ;& refusa même l’Archevesché de Salerne , que le Roi d’Efpagnelui voulut donner. A son retour à Rome , il servit le Pape & sonneveu, avec une grande assiduité. On dit que ce Pontife lui de-manda un jour, s’il efpéroit de devenir Cardinal : faint-Pìre , luirépondit Fiiomarini,//;« me considère moi-meme, je ne dois pointespérer cette dignité ; mais st je regarde vôtre générosité , j'ypuis avoir quelque prétention. 11 n’en avoit pourtant plus, lors-qu’st vit qu on avoit élevé aux premières dignitez des gens, quiavoient rendu de moindres services que lui. Peu de tems aprèsrArchevesché de Naples venant à vacquer, par la mort du Cardi-nal Boncompagno, Fiiomarini le demanda ; & le Pape lui répon-dit en riant, qu’il l’avoit destiné pour un Cardinal. Cette réponsele mortifia extrêmement. II prit le parti de se retirer ; & dansle même tems, le Pape qui étoit généreux, aiant tenu Consistoirelui donna le chapeau, & l’Archevesché de Naples, pour lui fairecomprendre qu’il avoit eu raison de lui dire, que cet Archevefchén’étoit que pour un Cardinal. Ce qui arriva en 1641. Depuis,il alla à Naples s’acquitter des devoirs de son ministère, & souffritbeaucoup pendant la révolté de 1647. II rendit de grands servi-ces aux Espagnols, qui lui en témoignèrent pourtant très-peu deréconnostfance. II avoit déja rebâti en 1644. l’Eglise métropo-litaine, qui étoit un ouvrage des Rois de Naples Charles I . &Charles II . En 1633. st rebâtit l’Archevesché ; & l’année suivante,st travailla avec beaucoup de zèle, à soulager son peuple durantune cruelle peste, qui fit beaucoup de ravage à Naples . Ce Car-dinal mourut le 3. Novembre 1666.
FILOMARINI, (Scipion) frère du Cardinal dont nous ve-nons de parler, servit dans le Païs-bas, depuis l'an 160;. jufqu’en1618. U sot depuis en Allemagne , où il rendit de bons servicesà l’Empereur, & vint en Italie en 1629. & 1630. pendant lesguerres de Piémont . 11 servit en Flandres, jufqu’en 1632. qu’stvint combatte pour fa patrie contre l’armée des Turcs, quis'ap-prochoit d’Otrante . Fiiomarini mourut en 1647. âge de 6a. ans.* Gualdo Priorato , fana ethuom. illust. d’Itaí. st'c.
FIMALA DERMA, Suri Ada, Roi de Candy, dans l’Isle deCeylan. II étoit fils d’un des premiers Princes du Royaume, &avoit été élevé dès fa jeunesse par les Portugais qui l’avoient menéà Colombo , dans la même Isle , où ils l’avoient fait baptiser, &lui avoient fait donner le nom de D. Jean d’Austria, qui étoitcelui du frère naturel de Philippe II . Roi d’Efpagne. Ils le firentK 3 ensuite