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Tome IV
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tri A MTMTO C ïean - Antoine ) d’Imola, florissoit dans le

XvMSe Enseigna la langue grecque à Boulogne , ou il mou-AVI. utcit, oc ciiicig J- grand nombre de pieces en

d Tsur tout, une histoire des Empereurs Ro-prose & en vers ’. ' i Saints de l'Ordre de saint Dominique ,mains, P lu *£ u j?, vie & deuX d’épigrammes. Léandre Albert! fait

Ä ! - d lISÄ J s- à «»//. ». ^

pradic. Possevin. Vostius. Le Mire, &c.

C Fí AMTNIO, (Marc-Antoine ) fils du précédent, natifd’imola, lut nomseulement bon Poète & excellent Orateur,mais encore très-intelligent dans les langues, & habile Pluloso-à r A de Thou, en parle ainli dans son histoire : Flamtmo

Ivo'it joint à L, Poesie, dans IßueUe si ‘ xc f "‘/f™, si !t*sfíens , non-siulement une connaissance tres-exaete de la Philosophie ,mais encore une pieté non commune. U fut long-tems domestt-tue du Cardinal Alexandre Farne/e , grand protelleur des hom-mes de lettres , fr U en reçut de grands biens. Il eut assssibeaucoup de part dans la bienveillance du Cardinal Palm , (si a(d persuasion , il fut le prémier de son Pais , qui exPrtma assezheureusement en vers latins , la majesté toute divine des psaumesde David t fr il invita , par sin exemple François sptnola , aprétendre à la meme gloire. Au resie , nom aurtons de lui beau-coup et autres ehofis,si la foiblessi de son estomac , fr quelquesautres infirmitez ordinaires aux hommes de lettres, neleussentpas arrêté dans une si beUe carrière ; car il mourut assez jeune,au mois d’Avril 1331- ou, selond’autres, de 133°- M. de Thouajoute ,. Ceux qui souhaitoient de son tems, qu on s emploiattout de bon à la réformation de l’Eglise , pafloient souvent” ensemble de ce qui regarde la foi, les œuvres, la grâce, lelibre-arbitre, sélection , la vocation, & la glorification ; & U’ y en avoit plusieurs qui ayant d’autres opinions que celles" qu’on enseigne publiquement, se servoient de sautorité de" S. Augustin pour soutenir leurs sentimens. C’est pourquoi", Augustin Fregose Solténeo fit imprimer à Venise fan 1343.

quclcjucs opuscules, cjui n^ctoient untre choie cjue des extruits!, des œuvres de ce Père , auxquels il avoit ajouté quelques no-tes. Flaminio étoit aussi de leur avis, bien que du reste il„ n’aprouvât pas la doctrine qui s’enseignoit en Allemagne . Le„ Pape Paul IV. qui n’étoit alors que Cardinal assista Flaminio,, au lit de mort, & comme il l’aimoit & qu’il doutoit de ík crean-„ ce, il lui rendit tous les offices de piété & d’humanité qu’on„ peut s’imaginer. „ Jolias Simler met Flaminio au nombre deceux qui ayant embrassé la Religion des Protestans , obligèrentPierre Martyr Fermil, qui depuis fut Ministre à Zurich , desuivre leur exemple & de renoncer à la communion de l’EgliseRomaine . La même chose paroit par cette épigramme que Fla-minio a faite sur la mort de Jérôme Savtnarola

Dum fera flamma tuos Hieronyme , pafiitur artus,Religio fan PI as dilaniata comas ,

Flevit, fr S dìxit crudeles parcite flamma ,

Parcite , (ùnt iílo visier a noftra rogo.

Scultet dit que Flaminio florissoit à la Cour de Renée, fille duRoi Louis X 1 L laquelle protegeoit les Protestans & la Refor-mation. M. Burnet Evêque de Salisbury dit aussi qu’on croioitFlaminio Luthérien, & que l’on soupçonnoit le Cardinal Polusde favoriser lus Protestans, parce qu’il entretenoit ches lui Flami-nio. Pallavicin raporte que le Pape vouloit qu’on donnât à Fla-minio la Charge de Sccretaire d« Concile de Trente , mais qu’ilne voulut pas l’accepter. II a écrit, paraphrasis in XII. üb.Arifiot. dt prima Phìlofìphia. Psdlmi fr. hymni . Comment, inPsalterium . Paraphrasis in trìginta psklmos ver si bus script a.Car mina dt rtbus divinà. Carminum libri quatuor ad Fr an-(isium Turrianum. Liber quintm ad Alexandrum Farnes um.JEpisiola aliquot de veritate doBrina erudita , fr sànBitateReligionù , ex Italico in latinum sêrmonem conversa. * DeThou , biß. liv. g. Ghilini, t beat. d’Huom. lester. Le Mire,de script, sac. XFI. Becatel, in vit a Card. Poli, frc. Teissieréloges 4°. edit.

FLAMINTO, (Antoine) natif de Sicile , professa les bellesLettres dans le Collège de Rome vers le commencement duXVI. siècle. II fut fi grand amateur de la vie privée, & de lasolitude, qu’il évitoit également la compagnie des sçavans & designorans. U ne voyoit personne, & ne vouloit point en être vû.Û poussa méme cet air farouche jusqu’à sexcès » en se refusantle secours d’un domestique. 11 ne pouvoit souffrir ni valet niservante, & s’abbaissoit lui-même jusqu’à aller chercher sonmanger dans son auberge. L’hôte de cette hôtellerie, surprisd’être trois jours fans voir Flaminius , prit le parti d’entrer dansfa chambre par la fenêtre d’un jardin, & le trouva mort entreses livres. * Pierius Valerianus , de litteratorum infilicitate.Bayle, dìBionnairt critique %, édition.

, FLAMINIUS : nom de la famille des Flaminiens, quietoit une branche de celle des Quinctiens, JsiuinBiagens. Cet-te dernière étoit divisée en Capitolins, Flaminiens » & Cin-dnnates. L. Q. Flaminius , frère du Consul Titus QuinctiusFlaminius , dont on va parler bientôt, commandoit la Ilote danslaMacedoine, Pan 556. de Rome , 198. avant J. C. & prit E-retne dans l’isle de Negrepont R fut Consul en 562. avecCn. Domitius íEnobarbus. Depuis, il fut envoyé dans la Gau-le cisalpine pour la gouverner, & peu après il fut chassé dubenat par Caton le Censiur pour avoir fait mourir dans un fe-11 ?’.r st f i" 0 “ - à la prière d’un jeune homme qu’il aimoit.L1 lama L. Q. Flaminius Consul l’an 604. de Rome & xco.avant J. C. avec M. Acilius Balbus, & père d’un autre de mê-me nom, auili Consul fan 631. de Rome , & 123. avant J. C.

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avec Q, Caxilius Metellus &c. * Tite-Live , liv. 3 §, fr %(j.Plutarch. in Flam. Cicero , in Cat. Pline , liv. 7. c. 27. V-dè>re Maxime, liv. 2. c. 4. fr liv. 4 .c. 5. Eutrope , liv. 4.Calsiodore, in Fasi. frc.

FLAMINIUS , C. Consul Romain , fût élevé à cette di-gnité fan 531. de Rome , & 223. avant J. C. avec Furius Phi-lo. 11 eut le même honneur fan 537. avec Cn. Servilius Gé-mirais , & perdit cette annee, par fa témérité, une grande ba-taille , près du lac de Thraíimène. Flaminius y fut tué fusla place . avec grand nombre de Sénateurs , par les troupesd’Annibal, qui surprit auili quatre mille chevaux , que C. Ser-vilius Geminus ,, ion Collègue, lui envoyoit. C’est lui qui adonné son nom à Fia Flaminia , Arcus Flaminius , fr Fo-rum Flaminium. * Tite-Live, liv. 22. Polvbe , Florus , liv.2. Eutrope , liv. 7. Oroiè, liv. 4. c. 13.Vaíère Maxime, liv.I. c. 6. exem. 6.

FLAMINIUS , OU plûtôt Flamininus , (Titus Quinctius )Consul Romain, donna de grandes marques de courage dansla guerre contre Annibal, ou il conduisoit mille hommes. Üfut Gouverneur de Tarente , & eut foin de conduire ceux qu’onenvoyoit, pour repeupler les villes de Nami & de Cossa. Robtint lc Consulat fan 336. de Rome , 198. avant J. C. avantl’àge de trente ans; & eut ordre d’aller faire la guerre à Phi-lippe , Roi de Macédoine, qu’il vainquit, & forqa de lui de-mander la paix. Entre plusieurs victoires qu’il y remporta ,celle qu’il gagna près du fleuve Aous , dans les montagnes■de f Epire , est des plus considérables. Demetrius, fils dePhilippe, qu’on lui donna en otage , eut sujet de se louer dela générosité de Flaminius , qui prit aussi en ôtage le fils deNabis Tyran de Lacédémone, & fit publier à Argos dans fatsemblée des Grecs pour les jeux Néméens, par le Crieur pu-blic , que les Grecs étoient remis en liberté. A son retour àRome , où il triompha, il eut la charge de Censeur fan 364.& fut ensuite envoyé vers le Roi Prulias, qui avoit reçu An-nibal en fa Cour. R agit si adroitement auprès de lui, quela République se vit délivrée d’un ennemi si redoutable. *Plutarque , en fà vie. Aurelius Victor , des hommes illufl. c. 31.Tite-Live, liv. 34. fr 37. Florus, liv. 2. r. 7. Eutrope , liv.4. Orose , liv. 4. c. 20. frc.

FLAMINIUS , dit NobiUus , de Lucques , Théologien , &Critique, vivoit fur la sin du XVI. siècle, & donna ses soins àf impression des Bibles, que le Pape Sixte V. fit faire. Laprincipale chose qu’il sit, ce sut de rétablir l’ancienne ver-sion latine qui étoit en usage avant la vulgate ; soit par lesfragmens, qu’on en trouve dans les Pères ; soit en traduisantmot pour mot le grec des septante, comme il est dans sé-dition de Rome . R joignit des notes, où il y rapporte lesfragmens des anciens Interprètes Grecs. Depuis, etant passétn son pais, il y mourut âgé de 38. ans, en 1390. Sponde ,ann. M. Simon, crit. du vieux Teflamcnt , liv. 2. c. 11.

FLAMINIUS PARISIO, de Cosenza, dans le Royaumede Naples, & premier Professeur du Droit canonique à Rome ,dans le XVI. siècle, a traité avec beaucoup de netteté la ma-tière des résignations des bénéfices dans un volume in folio ,qu’il acheva en 1391. Duclos & Solfier y ont sait des notes. Fla-minius Parilio, étoit neveu du Cardinal Pierre Paul Pariíìo, & futdepuis Evêque de Bitonte. * Denys Simon, bibliotb. hiß. desAut. de Droit .

FLAMMA , ou Fiamma , ( Gabriel) natif de Venise » &Evêque de Chiusi , dans le XVI. siècle, fut d'abord reçu par-mi les Chanoines réguliers de Latran, prêcha avec beaucoupde réputation, dans les meilleures villes d’Italie , & écrivit avecune grande facilité , en prose & en vers. Le Pape GrégoireXI 11 . qui l’estimoit beaucoup , lui donna f Evêché de Chiusi ,d'autres disent de Chio . Ce Prélat mourut en 1387. & laissadivers ouvrages en italien , des sermons, des vies des Saints ,un dictionnaire théologique , un recueil de poésies, &c. F oyezle théâtre des hommes de lettres de f Abbe Ghilini.

FLAMMA , ( Gau vin , en latin Galvancus de la ) né à Mi-lan d’une famille considérable alors , entra dans f Ordre desaint Dominique en 1297. y enseigna la Philosophie vers fan1313. & fit plusieurs ouvrages historiques, que l’on garde enmanuscrit, & où il y a bien des choses singulières. Le plusconsidérable est une histoire de Milan , qui est intitul e parquelques-uns F los Florum. L’Auteur a eu soin de faire connoî-tre dans fa préface les Auteurs dont il s’étoit servi pour com-

Í lofer l’hiitoire des tems qui le précédoicnt, il a adopté touteseurs fables, & dans ce qui concerne Grégoire X . il se montretoujours très-contraire à ce Pape ; on remarque auili qu’il esttout dévoué aux Visconti. II paroit par un manuscrit, que Flam-ma termina son histoire à fan 1336. cependant on fa trouvécontinuee jusqu’à fan 1373. du même style, quoique les faitssoient narrez plus brievement. Les autres ouvrages de Flam-ma , sont une grande chronique divisée en trois parties , quiest apparemment ce que d’autres appellent f hisioire universelle ,un ouvrage intitulé politìa novelia , & la vie d’Azon Visconti.Puricelsi qui avoit vú ces trois ouvrages, dont il s’eit servi dansla vie de saint Ariald , observe que Flamma enseigna publique-ment le Droit canonique à Pavie. R composa aussi une chro-nique de son Ordre qu’il conduisit jusqu’à l’an 1343. une chro-nique des Empereurs, qu’il dédia à Jean II . Visconti , & unehistoire des Evêques & de l’Eglise de Milan . II y a des Ecri-vains qui distinguent Gauvin de la Flamma, & François Gau-vin ou Galvagni, ce qui n’est venu que de ce qu'ils font trou-vé nommé dans les manuscrits Fr. Galvanus , & que de Fr.ils ont fait Francifius , au lieu de Frater. *• Echard, script.Ord. prad, t»m. 1. t FLAM-