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FéKx ; car il ccrivoit des lettres très-orthodoxes èn apparence,& assurait de l’autre côté les hérétiques qu’il ne votât jamaisavoir de communication avec le Pontife Romain. Sa mort arri-vée la méme année Tempécha d’être puni de ses sacrilèges. *Nicéphore, /. 16. c. 18- & 19- Evagre, 4 ].c. 2;. Baronius ,A. C. 488.
FLAVIUS, ( Laïus ) Ecrivain de profession , fils de CneïusFlavius Affranchi, ayant été élevé à la dignité d’Edile-curule mal-gré les Patriciens, ils en témoignèrent leur ressentiment, en quit-tant leurs ornemens, & refusant de le saluer. Pour se vengerd’eux, il rendit public le Droit romain , que le Sénat & les Pa-triciens avoient tenu fort secret entr’eux dans les cabinets desPontifes. II mit aussi au jour les faites, & dédia un Templeà la concorde. Ce qui irrita encore fi fort les Patriciens, qirilsfirent faire une loi , que l’on ne dédierait point de Temple nid’autel, fans Tordre nu Sénat , & que du consentement des Tri-buns du peuple. Cela arriva fous le Consulat de Publius Sulpi-tíus Saverrion , & de Publius Sempronius Sophus, Pan de la fon-dation de Rome 447.
FLAVIUS SCEVINUS, Sénateur s’abandonna à la voluptéL àla paresse; & dans cet abandonnement, il se laissa aussialler à la révolte, & devint complice de la conjuration de Pison contre Néron . Dès qu’il s’y fut engagé , il prit un poignard auTemple de Salut en Etrurie, ou comme d’autres veulent, en ce-lui de la fortune , en la ville des Ferentins, & le porta toujoursdepuis, comme P instrument d’un grand ouvrage. II fut puniavec les autres conjurez , Pan de Jéfûs-Cbrifi 65. * Tacite ,r;-49- & îl- '
FLAVIUS , frère du fameux Arminius , se joignit contrelui aux troupes romaines, qui étoient en Allemagne , & perditun œil dans un combat. * Tacite , 2. 9.
FLAVIUS SYLLA , succéda à Bossus & frit le dernier Gou-verneur de la Judée . II prit la forteresse de Maffada, la feulequi restoit dans cette Province. II dut en partie cette conquêteau désespoir des assiégés, qui voyant qu’ils ne pouvoient atten-dre aucun secours s’égorgèrent tous les uns les autres , comme«n l’a dit ci-dessus à l’article ELEAZAR. II y eut une viellie fem-me & une cousine de cet Eleazar , qui ayant horreur d’un teldésespoir, se cachèrent dans des aqueducs durant le massacre,& le lendemain en étant sorties, racontèrent à Flavius ce quis’étoit passé. * Josephe , guerre des Juifs , liv. VIII. chas. 30.
FLAVIUS , VOPISCUS ; voyez VOPISCUS.
FLAVIUS . Cherchez BLONDUS , DEXTER.
t FLA VY, (Guillaume) étoit Gouverneur dé Compiegne ,lorsqu’en 1450. Philippe Duc de Bourgogne T assiégea. Com-me la fameuse Jeanne d’Arc , communément nommée la Pu-celle d‘Orléans, se trouva aussi dans cette ville, le Gouverneureut du chagrin de voir que les Soldats Peffimoient plus que lui.11 songea donc à s’en défaire , & lorsqu’unjour elle eut fait unesortie & que les ennemis la poursuivoient, Flavy fit fermer la
Í iorte; après quoi elle fiat prise & brûlée vive. En 1459. il futa cause, d’une manière à peu près aussi indigne de la mort duMaréchal de Rieux. Voici le fait Le Maréchal de Rieuxétoit ami & proche parent du Connétable, dont Flavy avoit re-çu quelque offense. Lors donc que le Maréchal passa par Com-piegne , Flavy le fit arrêter & conduire dans une place où lapeste règnoit. Quelque tems après, la femme de Flavy l’é-trangla clans son lit, ce qui fut regardé par tout le mondecomme une juste punition que le Ciel lui avoit envoie , en faisantpérir par une trahison, celui qui s’étoit servi du même moïenpour perdre deux personnes distinguées. * Mezeray biß. deFrance t. 2./. 617 , 628.
FLAVONE, ou comme d’autres veulent Flammone vil-le d’Illyrie , fur une montagne, où l’on voit une fontaine quifait travailler vingt deux moulins, avant que de venir dans laplaine. * Léandre Albert!, defrìpt. de l’Ital.
FLECHE , ( la ) ville de France en Anjou , avec Préfidial,est située fur la rivière de Loire , vers les frontières du Maine ;& est célèbre par le Collège des Jésuites que le Roi Henri leGrand y fonda en r60;. Le cœur de ce Monarque y est enterré.
t FLECHES, sort avec les flèches. Ezéchiel nous apprendc. 21. v. 26. que Nabuchodonosor s'etant mis à la tête de sesannées, pour marcher contre Sédécias Roi des Juifs , qui s’étoitrévolté contre lui, & contre celui des Ammonites , qui étoitaussi entré dans fa révolte ; Nabuchodonosor , dis-je, étant ar-rivé à la tête de deux chemins, mêla les flèches dans un car-quois , pour en tirer un augure de la marche qu’il devoit pren-dre ; qu’il consulta les Teraphim, & regarda le foye des ani-maux , pour fçavoir quel parti il devoit prendre , & lequel ildevoit attaquer plútôt de Scdécias, ou du Roi d’Ammon.Saint Jérôme , Théodoret , & après eux les nouveaux Commen-tateurs , croient que ce Prince prit plusieurs flèches , écrivitsor chacune d’elles le nom d’un Roi, d’une ville , ou d’uneProvince qu’il devoit attaquer, par exemple fur l’une, Jérusa-Cm i >e Ur ' autre Eabbath , Capitale des Ammonites , fur une au-tre 1 Egypte, &c. Après avoir jetté ces flèches dans un car-quois , u les faisoit mêler, puis on les tirait ; & celle qui ve-noit la première, étoit regardée comme une déclaration de lavolonté des Dieux , qui vouloient qu’il attaquât prémièrementla ville , la Province, ou le Royaume dont le nom étoit fur laflèche. Les anciens Arabes idolâtres avant Mahomet, avoientune maniéré de divination qu’ils appelloient le son des flèches.Ces sieches etoient fans fer & fans plume , & ils les appelloient•a leur langue Acdab & Adam. Elles étoient au nombre de
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trois, enfermées dans un sac, qui étoit entre les mains de celuiqu’ils nommoient le Dévin du Dieu Hobal , idole du Temple dela Mecque, avant la venue de Mahomet . Sur l’une de cesflèches il étoit écrit : Commendez moi , Seigneur ; fur la se-conde : Défendez moi > Seigneur : Sur la troisième il n’y avoirrien d’écrit. Quand quelqu’un vouloit entreprendre quelqueaction, il alloit trouver le Dévin, auquel il portoit un présent.Ce Dévin tirait une des flèches de son sac ; fi la flèche du com-mandement sortoit, l’Arabe entreprenoit aussi-tòt son affaire ;li celle de la défense paroissoit, il différait d’éxécuter son en-treprise pendant un an entier. Lorsque la flèche blanche sortoit,il falloit tirer de nouveau. Les Arabes consultoient ces flèchesfur toute sortes d’assaires , mais particulièrement fur leurs ma-riages , fur la circoncilìon de leurs enfans , fur leurs voyages& leurs expéditions de guerre. Ils s’en servoient encore pourdiviser quelque chose entr’eux, & particulièrement les partiesde la victime ou du chameau, qu’ils sacrifioient sur certainespierres, ou à des Idoles qui étoient autour du Temple de laMecque. Mahomet défend très-expressément ces sortes de divi-nations dans son Alcoran . M. Thevenot dit que dans le Levanton voit encore à présent grand nombre de Dévins, qui sontassis à terre fur un petit tapis au coin des rues, avec quantitéde livres étalez devant eux, ils prennent quatre flèches, qu’ilsdressent en pointe l’une contre l’autre , & les soit tenir à deuxpersonnes ; puis ils mettent fur un coussin une épée nué devanteux , & lisent un certain chapitre de T Alcoran. Si l’on demande,par exemple, lequel des Turcs ou des Chrétiens aura l’avanta-ge dans une guerre qu’on veut entreprendre , on donne lenom de Chrétien à deux de ces flèches, & celui de Turc auxdeux autres. A mesure que le Dévin lit son Alcoran , les flè-ches s’agitent malgré ceux qui les tiennent, comme fi ellesse battoient, & étoient capables de sentiment. Celles qui abat-tent les autres & montent fur elles, sont les victorieuses & pré-disent sûrement la victoire à ceux qu’elles réprésentent, soitTurcs, soit Chrétiens. Les anciens Germains coupoient en plu-sieurs pièces une branche d’un arbre fruitier, & marquant cesbranches de certains caractères , les jettoient au hazard sor undrap blanc. Alors le père de famille , 11 la chose se passok dansune maison particulière, levoit ces branches l’une après l’autre,& en tirait des augures pour l’avenir , par Tinspection des cara-ctères qu’il y remarquoit. Les Seytes avoient aussi leur maniè-re de tirer des augures par les branches d’arbres. Leurs Dévinsprenoient de grands fagots de branches de Saule , qu’ils dé-íioient & étendoient par terre l’une après l’autre , en pronon-çant certaines prédictions. Ils reprenoient ensuite ces branchesdans un ordre contraire, & lioient de nouveau les fagots, pro-nonçant à chaque verge d’autres prédictions. Tout cela faitvoir l’anriquité de cette superstitieuse manière de tirer des au-gures de Tavenir par les flèches , ou les branches des arbres.On peut voir aussi Ammien Marcellin , /. 31. sor la manièredont les Alains tiraient des pronostics de l’avenir par l’infpe-ction des verges. Voyez DIVINATION. * D. Caimet Diíï-.Prideaux, hiß. des Juifs tom. 1. p. 137.
FLECHIERí (Esprit) Evêque de Nîmes , Naquit le 10.Juin 1632. à Bernes, ville du Comtat Venaissnï proche d’Avi-gnon . II étoit neveu du P. Hercule Audifret , General de laCongrégation des Pères de la doctrine Chrétienne. II sot élevédans cette Congrégation , & s’y perfectionna dans les sciences& dans la piété. En étant sorti, il s’acquit bien tôt dans lemonde beaucoup de réputation, & devint célèbre par lès pa-négyriques des saints , & par ses oraisons funèbres composéesavec tout l’art, l’éloquence, la délicatesse & la noblesse quel’on peut souhaiter. II a fait l’histoire de l’Empereur Théodosc*pour Monseigneur le Dauphin, & celles des Cardinaux Com-mendon & Ximenès, qui sont ecrites avec une noble simplicité.11 fut choisi pour un des quarante de i’Académie srançoisc enTannée 1673. à la place de l’illuítre AI. Godeau Evêque de Ven-ce. 11 avoit été nommé Evêque de Lavaur en 1685. & sot trans-féré à TEvêché de Nîmes en i 687 - H a résidé avec beaucoupd’exactitude dans son Diocèse , & y a travaillé utilement, tantpour la conversion des Protertans, que pour 1 Instruction, & l’é-dification des Catholiques soit par ses discours, soit par ses let-tres pastorales, également pleines de zèle & de charité. Lesoraisons funèbres & les panégyriques qu’il a faits, avec les hi-stoires de Théodosc le Grand & des _ Cardinaux Commendon &Ximenès ont été imprimées de son vivant, aussi-bien que quel-ques lettres pastorales. On a vû paraître depuis fa mort quel-ques-unes de ses lettres , & un reùeil de ses lettres pastorales,& de ses mandemens, à la fin desquels ort a fait imprimer l’orai-son funèbre de ce Prélat, composte par M. l’Abbé du Jarry, &Ton a donné aussi au public ses œuvres de Morale , & quelquesautres ouvrages. II avoit fait aulli quelques poésies, commeun excellent poème latin fur le carrouzel ; & une plainte de
la France à Rome , fur l’insolte faite à son Ambassadeur. Ona encore de lui un poème sor le quiétisine , dans lequel il dé-velope d’une manière très-claire cette matière , abstraitepar elle-même , en forme de dialogue. II étoit générale-ment aimé & respecté dans son Diocèse , tant des grands quedes petits , des Catholiques & des Protelfans, & méme desfanatiques. 11 étoit charitable envers les pauvres, & a soutenuThôpital de Nîmes par des aumônes considérables, dans le temsde la cherté des grains. II a laisse en mourant, plus de vingt-mille écus aux pauvres. II çst mort le 16. Février en 1710. âgéde 78. ans. On convient qu’il n’y a point eu dans le siècle passéde Prédicateur plus excellent pour les panégyriques, & pour lesoraisons funèbres. Celle qu’il a faite pour le Vicomte de Turert-Tom.IVi, M ne,