o 2 FLE
créa Comte d’Empire, avec son frère Gaspard MeEmê
Conseiller privé & Président a la Cour de Prusse , & leurs <ie-scendans En 1662. il avoit reçu 1 Ordre de d- Jean esc enS on lui avoir conféré la Commandene de Schivelbein 11
fe maria r. fois ; premièrement avec Barbe , tille de GottliebX- GlittiLen cni 66 x. ensuite en 1667. avecthée de Scfiwerinen & enfin en 1674. avec Dorothée Elisabeth,míe unique du Major Général Pfuhl ; il n’eut point ssenfansde ses deux orémières épouses , malt la derniere lui donna 4.fils & 2 filles. II mourut dans son château de Buko le 28. Fé-vrier 1706. * Schmidt, in Geneal. Flemmiug. p. 34•/'?;
PI EiVIMING , (Richard) Evêque de Lincoln , etoit Do-cteur en Théologie ; & en 141°- sot nomme a 1 Eveche de Lin-coln , où il étoit auparavant Chanoine. > Le Pape Martin V. la-voir nommé quatre ans après a l'Archeveche d York ; mais le RoiHenri V . le contraignit de quitter cet Archevêché, & de repren-dre l’Evêché de Lincoln. II fit déterrer en 1425.-le corps deWiclef , qui fut brûlé publiquement , & fit bâtir en 1430. leCollège d’Oxford , appelle aujourd’hui le College de Lincoln , «mourut peu de tems après. * Franc. Godwmus , de frits. angl.
FLENSBOURG , ville de Danemarck , dans le Duché deSleswick , qui fait partie du Jutland méridional , ou Sudjut-land. Elle est nommée par ceux du pais Hensborg , en latinFlansburgum , & est située fur un gölte de la mer Baltique , au-quel elíe donne son nom, avec un assez bon port &unchateau,entre la ville de Sleswick , qu’elle a au Midi, & 1 Isle d Allen,qu’clle a au Levant. * Ortelius . Sanfon.
FLESSINGUE , que ceux du pais nomment Wsstnghen,Flefíingua , ville des Païs-bas , dans la Zelande , avec un portde mer, à une lieuë de Middelbourg. Adolphe de Bourgogne ,qui cn étoit Seigneur , la fit entourer de murailles dans * e XV.iiè'^le AujourcPhui elle est la troisième ville de 1 Isle de Wal-chcren. On dit que Flessingue étoit autre-fois un lieu champê-tre , qui fervoit seulement de passage pour la Flandre : maiselle s’est renduë si célèbre , que quelques-uns la nomment laclef dt la mer des Païs-bas. Ceux de l’Ecluse la pillèrent l’an148s & dans le XVI. siècle les Etats des Provinces-umes Adon-nèrent pour étage à la Reine Elizabeth d’Angleterre. Les DucstPAlbe & de Parme firent inutilement dessein de la prendre dansle même tems. * Valère André , topogr. beig. Lennius, &c.
FLESSINGUE , ou Nouvelle Flessingue , forteresse de l’Islede Tabago , dans l’Amérique méridionale , avoit été depuisquelques années construite par les Hollandois. Les François s’enemparèrent en 1677. sous la conduite du Maréchal d’Estrées, &la rasèrent. * Baudrand.
FLETA , est le nom que l’on donne à un commentaire duDroit Anglois compose en 134°. sous Edouard I. Les Auteurs dece livre furent quelques Jurisconsultes, qui le firent dans une pri-son de Londres nommée Fleete , dans laquelle ils avoient été mispour crime de concussion. Seiden a travaillé fur cette coutume.*Denys Simon, biblioth. hiß. des Aut. de Droit . Voyez le Lexi-con univers, de Jacques Hofman.
FLETH , (Jean ) Anglois , Religieux Bénédictin de West-minster. On ne Lit pas en quel siècle il a vécu ; mais seulementqu’il a tiré son nom de l’oubli , par des homélies , & par unechronique de la fondation & du progrès de son Ordre dans lamaison où il vivoit. * Consultez Pitseus , de script, angl.
FLEURANCE , (David de RivaultSieur de) Précepteur deLouis XIII . Cherchez RIVAULT.
FLEURMONT , OU FLUMBERG , bourg avec un Châ-teau dans le Sundgaw , en Alsace , entre Renette & Mombel-liard , environ à quatre lieues de í’une & de l’autre. * Maty ,dlBion.
FLEUREAUX , jeux. Cherchez FLORAUX.
FLEURUS , petit village proche de la Sambre , au dessusde Charleroy , célèbre par deux batailles qui s’y sont données.La première fut gagnée par Gonqales de Cordouë Général del’armée espagnole , le 30. Août 1622. contre le bâtard de Mans-feld , & Christian, Duc de Brunswick , Administrateur d'Hal-berstat, qui y perdirent leur canon & leurs bagages : Le Ducde Brunswick eut un bras emporté , & Frédéric Duc de Saxe-Weymar y fut tué. Cette défaite n’empêcha pas Mansfeld,après une retraite qui lui fut plus glorieuse que n’eût été la vic-toire , de traverser le Brabant avec 4000. chevaux , & 3000.piétons, & de sc joindre au Prince d’Orange , qui avec ce se-cours , fit lever à Spinola le siège de Bergopzoom. François deMontmorency , Maréchal de Luxembourg , étant à la tête del’armée françoise , gagna une bataille au même lieu fur celle desEtats des Provinces-unies, de l’Empire & de l’Efpagne, com-mandée par Gaspard , Prince de waldek , le 1. Juillet 1690.Les ennemis eurent six mille hommes de tuez dans cette bataille,& 7800. prisonniers , entre lesquels étoient plusieurs Officiers gé-néraux. Ils y perdirent encore 49. pièces de canon , 8- pairesde tymbales, 92. étendards , & un plus grand nombre de pro-visions de guerre & de bouche. * Mémoires du tems.
FLEURY , ou saint Benoît fur Loire , bourg de France avec uneAbbaïe célèbre fur la rive droite de la rivière de Loire ,dans le Diocèse d’Orléans , entre Sully & Jargeau. On ne peutpas marquer l’année où cette Abbaye fut bâtie , on fcait feule-ment que Leodebold Evêque d’Orléans en fut le fondateur sousle regne de Clqvis II. c'est-à-dire entre les.années 9^8- & <67.L observance reguliere fut long-tems en vigueur dans oe Mona-stère , ou le corps de saint Benoit Rit apporté , mais les ravages
FLE
des Normans ayant contraint plusieurs fois les Religieux d’en sor-tir, le relâchement s’introduisit parmi eux , & il ne leur restaenfin que le nom de Moines. On remarque que lorsque saintOdon Abbé de Cluny se présenta pour y introduire la réforme,ils s’armèrent pour le repousser avec les Evêques qu'il fuivoit,comme s’ils avoient encore assure aux Normans. Ce sage Abbé sçut pourtant les adoucir , & il rétablit la régularité & les étu-des avec tant de succès qu’on vint bientôt chercher des Religieuxà Fleury pour faire dans les autres Monastères ce qu’il avoit faitdans ceíuUà. 11 paroît par les anciennes coûtumes de Fleury,qu'on y faisoit d’abondantes aumônes. II vint à avoir jusques a30. Prieurez ou Prévôtez dans fa dépendance ; on faisoit quel-que-fois des taxes fur ces Prieurez pour avoir des livres pour labibliothèque , où chaque écolier étoit obligé d’en mettre deux àla fin de ses études. 11 est also de juger de-là que cette biblio-thèque devoir être fort nombreuse , puisqu’il y eut quelque-foisà Fleury jufqu’à cinq mille écoliers. Cette bibliothèque fut brû-lée en 1562. par les Calvinistes , qui emportèrent tout ce quiavoit été laisse dans ce Monastère par les satellites du CardinalOder de Châtillon , qui en étoit Abbé commendataire. Ce Car-dinal entre autres choies avoit fait emporter la châsse de saintBenoist qui étoit d’or ; depuis Fleury ayant été uni à la Congré-gation de saint Maur , les Religieux de cette réforme ont faitfaire une autre châsse. Avant que l’Abbaïe hit en commende,il avoit été réglé que l’Abbé de Fleury se somit bénir par telEvêque que bon lui sembleroit, à la réserve de l’Archevêque deSens & de l’Evêque d’Orléans , à gui il ne pouvoit s’adresser,de crainte que celui-ci comme Diocésain , & celui-là commeMétropolitain , ne prétendissent acquérir quelque droit sur leMonastère par la bénédiction de l’Abbé . * Joan, à Bosco, biblioth.Floriac. Mabillon , annal. Ord. bened.
FLEURY , cn latin Floriacum : nom commun à l’Abbaïedont nous venons de parler, & à un bourg de France , dansle Duché de Bourgogne, Ce dernier est situé fur la rivièred’Ousche , environ trois lieues au dessous de Dijon , & environquatre ou cinq de Beaune . * Baudrand.
FLEURY , ( Claude ) Prêtre , ancien Abbé de Loc-Dieu,Prieur d’Argenteiiil, & Confesseur de Louis XV. Roi de Fran-ce , né à Paris le 6. Décembre 1640. fils d’un Avocat au Con-seil, originaire de Rouen, fut reçu Avocat au Parlement de Pa-ris l’an 1638. & fréquenta 1» barreau pendant neuf ans , Rap-pliquant à l’étude de la Jurisorudence & des belles Lettres . IIentra ensuite dans l’Etat écclélìastique, & l’an 1672. fut choisipour Précepteur des Princes de Conty , que le Roi faisoit éle-ver auprès du Dauphin son fils. L’an 1680. On le fit Précepteurdu Prince de Vermandois Amiral de France : après la mort dece Prince, se Roi le nomma l’an 1684. à l’Abbaie de Loc-Dieu,Ordre de Cîteaux, Diocèse de Rhodez. En 1689. Louis XIV .jetta les yeux sur lui pour le faire sous-Précepteur du Duc deBourgogne, du Duc d’Anjou à présent Roi d’Espagne , & duDuc de Berry, petits-fils de fa Majesté. L’an 1696. il sot reçul’un des quarante de l’Académie françoise. Les études des troisPrinces étant finies , l’an 1706. le Roi lui donna le Prieuréd’Argenteuil, Ordre de saint Benoist, Diocèse de Paris. 11 re-mit en même tems à fa Majesté l’Abbaïe de Loc-Dieu. Dèsl’année 1674. il fit imprimer, fans y mettre son nom 1 'histoiredu Droit français, qui a depuis été mise à la tête de l’institu-tion au Droit trançois, composée par feu M. Argoud Avocat auParlement. L’an 1681. il donna le traité des moeurs des Israé-lites , qui est comme une introduction à la lecture de fandenTestament. Et ensoite le livre des maturs des Chrétiens , danslequel il représente la vie des premiers Chrétiens. 11 avoit don-né en 1679. le catéchisme historique, pour instruire les Chré-tiens de l’histoire & des dogmes de leur Religion, qu’il a de-puis traduit en latin , à la prière d’un Curé de Malines ; cettetraduction a été imprimée a Bruxelles en 1703. U donna en1683. L vie de la Mère d'Arbouze, Réformatrice de l’Abbaïedu Val de Grâce. En 1686. le traité du choix (s de la mé-thode des études. L’année suivante, Yinßitution au Droit éc-cléstastique, où il explique les règles dé la discipline de l’Egli-sc , par rapport à l’ufage présent, & aux maximes de France .En 1688- il publia les devoirs des Maîtres fr des domestiques ,& enfin , il entreprit un corps $ histoire éccíéstastique , depuisRétablissement de l'Eglise jusqu’à présent , dont le prémiervolume parut en 1690. II en a donné vingt volumes, dont ledernier finit l’an 1414. Outre la préfacé de tout ('ouvrage , ila mis à la tête de quelques volumes des discours, qui con-tiennent ses réflexions. 11 y en a huit en tout qui ont encoreété imprimez séparément en un petit volume. M. Fleury s’estformé dès le commencement un plan d’étude propre , non seu-lement à distinguer le vrai d’avec le faux, mais encore les con-noilsances utiles & solides , de celles qui sont vaines & frivo-les. 11 a vécu à la Cour comme dans la plus grande solitude,ne se mêlant que de s’acquiter des devoirs de son emploi, &donnant tout le reste au travail. 11 n’a ambitionné , ni les di-gnitez, ni les richesses, content d’emploïer utilement son temspour le service de l'Eglise , & de l’Etat. En 1716. il fut nom-me Confesseur de Louis XV. Roi de France , dont il fe démiten Mars 1722. à cause de son grand âge, & mourut le 14.Juillet 1723. en fa 83. année. * Du Pin , biblioth. des Auteurséccléstastiques. XNIl.stècle. Mémoires pourstrvir à I hist. des hom-mes illustres tom. 8-
FLEUVE : ce mot se dit des grandes rivières, comme duRhin , du Danube , &c. où des rivières anciennes ; c’est-à-dire,lorsou’on en parle sous leur ancien nom. Ainsi on dit, le fleu-ve Ûtcr, le fleuve Araxe , &c. Entre çes fleuves, il y en a de
prind-