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Tome IV
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s’empara de wüte cette Isle eti rtly. & ou'il n’y a plus quequelques petits villages du côte du Nord, défendus par uneforteresse ou les Turcs tiennent garnison, tels que font Zadaigne,Zabide, Camuse, Agimar, Borgi, Röthere ou Cantate. Le circuitde cette Isle est seulement de six lieues. II y a des palmiers,des oliviers, & des vignobles ; mais peu de champs à cause quela terre est sablonneuse, & le pain y est rare. * Th. Corneille,

diéï. géogr.

GERBEVILLER- Voyez TORNIELLE.

GERBIER» (Balthazar) Peintre d’Anvers, naquit en itça.

II peignoir à la gomme en petit. Ses ouvrages plurent tellementau Roi d’Angleterre Charles I. que ce Prince 1 attira à fa Cour.Le Duc de Buckingbam l’y ayant connu & lui avant trouve dela pénétration, en parla fur ce pié au Roi, qui le fit Chevalier &l’envoya à Bruxelles , où il a été long-tems en qualité d’Agent desaffaires de fa Majesté britannique. * De Piles, Abrégé de la vitdes Peintres.

GERBRAND, (Jean) Religieux de l'Ordre des Carmes ,étoit de Leyden, & mourut à Harlem en 1504. On lui attribuedivers ouvrages ; une chronique des Evêques d’Utrecht & desComtes de Hollande; & une histoire de son Ordre; CoUationesSS. De Festu Deipara, frt. * Trithême , de vir. iUufi. Carm.Lucius, in l-ìbliotb. Carm. Valère André, biblioth. Btlg. Meursius ,in Athen. Belg. fre.

GERENRODE, ou GERENSRODE, bourg avec uns Ab-baye libre, dont PAbbesse a rang parmi les Princes de l’Empire,dans le Cercle de la hàute Saxe, & fournit un Cavalier & sixFantassins. Elle fut fondée en -65 . par le Duc Geron , & misefous la règle de S. Benoit ; mais Elizabeth Comtesse de "Wiede,qui en etoit Abbesse, y fit recevoir la Reformation Fan 1521. Celieu est situé dans la Principauté d’ Anhalt , environ à trois lieuesde Quediimbourg vers le Midi. Les Princes d’Anhalt, ont de-puis long-tems l'Avouerie de cette Abbaye, & payent les char-ges qu’elle doit à l’Empire. * Maty, diftion. Audifftet, Geogr.tom.

GERESTO, ancien bourg de la Turquie en Europe . IIest fur la côte méridionale de l’isle de Negrepont , à l’endroitoù elle tourne vers FOrient, & au Midi de la ville de Caryito.* Baudrand.

GERGAN, Evêque d’Acride dans le XVII. siècle, ayant euquelque commerce avec les Protestans, composa en grec vulgairepour ceux de sa nation , un catéchisme rempli de leurs senti-mens : ce qui obligea Caryophyse de le réfuter amplement. Saréfutation est écrite en grec vulgaire & en latin , & il rapportequelques sommaires du catéchisme de ce Gergan. Elle a été im-primée à Rome en 1631. * M. Sinidn.

GERGEAU OU JARGEAU, Gergolium & Gergobeum , villede France fur la Loire avec un pont, à quatre lieues au-dessusd’Orléans. Les Anglois prirent Gergeau en 1420. & l’annéesuivante Jean II . Duc d’Alenqon, l’emporta d’assaut, & y pritle Comte de Suffolc & plusieurs autres Chefs des ennemis. *Du Chesiie, ansiquitez des villes dt France , Mezerai, histoire deFrance .

GERGENTI OU AGRIGENTE , Agrigentum & Agragat,ville de Sicile avec Evêché , qui a été autrefois suffragant de Si-racuse , & qui Fest aujourd'hui de Palerme . Elle a tiré son nomdu mont Agragas, qui étoit un nom commun à la montagne furlaquelle elle étoit bâtie, & à une rivière qui couloir au pied.Virgile par ce vers :

Arduus inde Agragat estent at mania lengè ,

a désigné, selon Servius , la citadelle de cette ville élevée fur lesommet de la montagne. Strabon la nomme Agrigente l’Ionien-jie. Thucydide dit qu’elle fut fondée par les habitans de Gela ,108. ans après la fondation de leur propre ville, c’est-à-dire, la

Í irémièrc année de laXLIX. Olympiade, & y 84- ans avant Jé-ùs-Christ. Platon disoit, au rapport d’Elien , que les ancienshabitans de cette ville bàtissoient comme s’ils eussent crû ne de-voir jamais mourir, & qu'ils faisoient des repas , comme s’ilseussent crû ne pouvoir plus vivre. Phalaris se fit Tiran d’Agri-gente sous la LII. Olympiade, vers Fan §71. avant Jésus-Christ ,selon quelques-uns, & se maintint environ 16. ans dans cette Ty-rannie. Le commencement & la durée de son règne donnentmatière à de grandes contestations entre les Chronologistes. Cefut de son tems que Perille inventa le taureau d’airain. Depuis,cette ville fut soumise aux Carthaginois ; car sous la XCII1. O-lympiade, & vers Fan 407. avant Jésus-Christ , leur armée ayantsoit une descente en Sicile, surprit Agrigente au commencementde l’Hiver . Mais les Romains ayant depuis chasse les Carthagi-nois, s’emparérent de cette ville. Elle avoit été des plus floris-santes villes de la Sicile , grande, belle, & extrêmement peuplée.Diodore de Sicile nous a laissé une description magnifique deson prémier état. Cicéron parle d’une statue d'Hercule qui étoitadmirée à Agrigente , comme un des plus beaux ouvrages del’an-tiquité, & qui avoit le nez & les lèvres usez, par le grand nom-bre de baisers qu’elle avoit requs de ses adorateurs. Cette villefut encore illustre par la naissance d’Empedocle Philosophe &Poète ; de Carcinus Poète tragique ; d’Acron Médecin; de Me-tellus Musicien , & de quelques autres. Agrigente souffrit beau-coup par les courses des Sarrazins en Sicile ; & depuis que cesInfidèles furent chassez de cette Isle, elle a été soumise auxPrinces qui y ont régné. Quoiqu’elle ne soit pas aujourd’hui sigrande , ni li illustre qu’elle l’a été autrefois, c est pourtant uneville assez considérable. Pline a parlé du sel d’Agrígente , com-me d’une chose très-lingulièr« : il se fondoit dans le feu fans pé-

GER

tiller, & pétilloit au contraire dans l’eau. * Strabon,/. 6. Pline ,/. 31. c. 7. Thucydide, /. y. Diodore de Sicile , /. 13. 1^.

Tite-Live,/ . 26. Léandre Alberti, désir ìpt.ital. Clavier, de-script. Sicilia. Falcandus, hiß. Sicil. Eusèbe , en (a thron. LeftXwc, geogr. ecclef. Polyb. apud Stepban. Byfant. Bayle, diction,critique.

GERGESA- Voyez GERASA .

t GERGESEENSanciens peuples de la terre de Chanaan,& descendans de Gerge/èus , cinquième fils de Chanaan . La de-meure de ces peuples étoit au delà de la mer de Tibériade , oùl’on trouve des vestiges de leur nom dans la ville deGergese.sorle lac de Tibériade. Les Docteurs Juifs enseignent que les Ger-géséens, à Feutrée de Josué dans la terre de Chanaan , prirent leparti d’abandonner leur pays, plutôt que de se soumettre aux Hé-breux. Les Rabbins croyent que Josué proposa aux Chananéenstrois conditions ; la fuite , l’assujetissement, ou la guerre. LesGcrgéséens prirent la fuite, & sc retirèrent en Afrique . Les Ga-baonites se soumirent à la servitude ; & les autres Chananéens 8-rent la guerre. On ne nous apprend pas en particulier en quelpays de F Astique se retirèrent les Gergescens; mais c’est unecrès-anciennc tradition que plusieurs Chananéens y passèrent, lors-que Josué entra dans la terre promise. Procope dit qu’ils se re.tirèrent d’abord en Egypte & que de là ils se répandirent endifférens endroits de l’Afrique , où ils possédèrent plusieurs vil-les , & qu'encore de son tems on voyoit dans la ville de Tine»deux grandes colomnes de pierres blanches, dressées près lagrande fontaine, avec une inscription en caractères Phéniciens,qui portoit : Nous femmes des peuples qui avons pris la fuite de-vant ce voleur de Jésus fils de Nave. Les Docteurs Hébreux ra-content encore que les Gergéféens vinrent porter leurs plaintesdevant Alexandre le Grand , lui demandant la restitution de leurpays, qu’ils soutenoient avoir été usurpé par les Hébreux. Ale-xandre fit citer les Juifs, pour répondre à cette accusation.Ceux-ci comparurent, & dans leur défense, ils prétendirent quenon-seulement ils ne dévoient rien aux Gergéféens ; mais qu’aucontraste les Gergéféens étant des ésclaves fugitifs, ils dévoientleur être restituez, avec tous les dommages que leur avoit causéleur fuite depuis tant de siècles. Ils prouvèrent le prémier chef;lqavoir que les Gergéfeens, descendus de Chanaan , étoient es-claves , par l’arrét prononcé par Noé contre Chanaan : Malcdì-élus Chanaan firvut firvorum erìt. Leur fuite n’étoit pas con-testée; il ne restoit qu’à prononcer en feveur des Hébreux;mais les Gergéféens ne jugèrent pas à propos d’attendre leurpropre condamnation ; ils se retirèrent , & abandonnèrent leurcause. On ne donne pas ce récit comme une histoire incontes-table. C’est un conte des Rabbins , qui prouve la persuasionoù ils sont que les Gergéféens sc retirèrent du pays de Chanaan ,lorsque Josué y entra. 11 est pourtant certain qu’il en demeuraun bon nombre dans le pays , puisque Josoe lui-même nousapprend qu’il vainquit les Gergéféens ; & ceux qu’il vainquit,étoient certainement au deqà du Jourdain . II se peut donc faireque ceux qui se sauvèrent en Astique, fussent des Gergéféens dedelà la mer de Tibériade , & que les autres soient demeurezdans le pays. Voyez la Dissertation de D. Calmet fur le pays oùse sauvèrent les Chananéens, imprimée à la tête du livre de Jo-sué . * D. Calmet, diéíion.

GERGETIE : nom que l’on donna à la Sybille de Cumes,parce qu’elle étoit née dans la ville de Gergete.

GERGINES, nom d’une ou de plusieurs familles, employéesdans l’Isle de Chypre à la fonction de Colaces. Clearchus deSoli, cité par Athénée, /. 6. nous apprend que leur fonction étoitde se disperser dans les places publiques, dans les boutiques,de s’iníinuer dans les familles, d’écouter tout, & de faire cha-que jour aux anactes, un récit exact de ce qu’ils avoient remar-qué d’intèressant. Un de ces Gergines, ajoute le méme Auteur,qui descendoit de ces Troyens, que Teucer avoit soit transpor-ter dans l’isle de Chypre , trouva moyen peu après de s’évaderavec ceux qui avoient la même origine que lui : quelques-unsd'entr' eux s’établirent à Cumes ; les autres s’étant avancez jus-qu’auprès du mont Ida , y bâtirent une ville qu’ils appellèrentGergine, & qui depuis fut connue sous le nom de Gergithe.

GERGOJE, montagne de France dans PAuvergne, près deClermont . On voit fur cette montagne les masures de la ville desGaulois Boyens , qui porta les noms de Gtrgobia , Gergovia, Ar-vernum , & Auguflonemetum , des ruines de laquelle, la ville deClermont a été bâtie, ayant succédé à son Evêché, suffragant deBourges . * Baudrand.

t GERHARD, (Jean Erneste) fils de Jean Gerhard. Vtytz^GERARD, (Jean) naquit à Jene en i6ai. & commença le coursde ses études académiques à l’âge de 16. ans. II étudia da-bord sous Dillherr Professeur en Histoire & en Eloquence , sousJean Tobie Fainé, sous Stahlius, Barth. Cellarius, Jean Mu-fkus & Christ. Chemnice. En 1640. il passa à Altdorff où uétudia les Langues orientales sous Hackspan, après quoi il re-tourna à Jene. Ensuite il fit un tour dans la basse Saxe & visi-ta Helmstett, Leipzig & Wittemberg , d’où il retourna dans 1*patrie & y requt le degré ds Maître es Arts en 1643. Dep u)Slors il s’appliqua à la Théologie . En 1646. il alla à Witten-berg L y sot reçu Ajoint en Philosophie. En i6;o. il entre-prit un voyage en Hollande, en France , en Bourgogne & enSuisse ; il tira un grand profit des plus belles bibliothèques qu uvit dans ce voyage, aussi-bien que de la connoissance des ste-tes qu’il acquit en même tems. A peine sot il de retour qu stsot nommé Professeur en Histoire à Jene en 1632. ct i’annee: uu-vante, il prit le degré de Docteur en Théologie. II epoula