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Tome IV
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GIL

UgheUi, Ital. fur. tom. F. Pio, de Fir. Ulust. ord. pt&d. I. 2. p .2. Fontan. Theat. Dominic.p . 44. (H" 48.

GILLES, dit DE LIEGE, Religieux de l'Ordre de LiteauxVivoit dans le XIII. siècle , & écrivit l’histoire des Evêques deLiege, depuis l’an 1060. jufqu’en i2;i. 11 est un des Auteurs dontJean de Chappeauvilfe recueillit les ouvrages, & desquels il for*ma son histoire de Liège en 161

GILLES, CJ ean ' ) Cardinal François, natif de la Province deNormandie, & non pas Alleman, comme Onuphre fe Test per-suadé, étudia la Théologie & le Droit, & fut Chantre de l’Eglifede Paris, qui fuivoit, pendant le schisme, le parti de ClémentVII . Soit que Gilles ne le crût pas véritable Pontife, soit pourquelqu’autre raison, il ne put fe refoudre à lui rendre obéissance.Òn lui lit des affaires là-dessus, & il prit Je parti d’abandonnerson benefice, &de fe retirer vers Urbain VI. en Italie . Celui-cile reçût très-bien, & lui donna la Prévôté de Liège, & un office•d’Auditeur de Rote. Depuis on Renvoya Nonce dans les Métro-poles de Reims, de Trêves & de Cologne . II fut fait Cardinalpar Innocent VII . en 1405. & fe trouva à la création de GrégoireX 1 J. mais fous prétexte que ce Pape ne travailloit pas à finir lefchisine, il l’abandonna pour venir en France , où il mourut peuaprès, vers l’an 140g. Théodoric de Niem étoit son ami, & faitmention de lui dans Rhistoire du fchisine qu’il a écrit, fous letitre de Labyrinthe. * Consultez, aussi Jean Juvénal des Urlins ;Ciaconius ; Onuphre ; Aubery, &c.

GILLES , dit de VITERBE , Général de l’Ordre des Augu-stins, puis Cardinal, Patriarche de Constantinople, Evêque de vi*terbe ? de Nepi, de Castro, de Sutri , florissoit dans le XVI. siècle,& préféra le nom de íà patrie, à celui de fa famille qui étoit ob-scure, & qui portoit le nom d ’Antonin. Gilles cultiva son éfpritavec soin dans l’Ordre des Augustins, & devint un des plus ha-biles Prédicateurs de son tems. II se distingua avec tant de suc-cès, entre les Religieux de son institut, qu’ils le choisirent dansun Chapitre tenu en 1^07. à Naples , pour Général de l’Or-dre. Depuis il fut employé par le Pape Jules II. en r s 12. pourfaire l’ouverture du Concile assemblé dans l’Eglife de Latran, &s’en acquitta très-bien. Léon X. Renvoya en Allemagne , & luidonna le chapeau de Cardinal en 1517. L’année suivante, Gillesalla en Espagne en qualité de Légat, & mourut à Rome le 12. No-vembre r;;2. Ce Prélat eut part a l’ajnitié des gens de lettres deson tems. II sçavoit le grec, le latin, l’hébreu &le chaldéen, &étoit souvent consulté sur les difficulté? qu’on trouvoit dans ceslangues. II composoic auili de beaux vers latins. Nous avonsde lui des remarques fur les trois prémiers chapitres de la Genè-se; des commentaires fur quelques pseaumes; des dialogues ; desépitres, des odes à la louange de Jovianus Pontanus ; de Ecclefiaincremenro, fr c. * Sadolet/. epifi. Bembe, ep. lib. ir. ep.13. fr 14. Guichardin, /. 12. Paul Jove , bi fl or. 1. 6. & in elog.doEl. c. 85. Curtius, in elog. vir. illuft. Augufl. Ughel, ital.fier. Aubery, histoire des Cardinaux, frc.

GILLES , (Nicole ou Nicolas) Sécrétasse du Roi Louis XII .& Controlleur du trésor vers l’an r;00. a écrit selon la manière &le style de son tems, les annales & chroniques de France , depuisla destruction de Troie, jusqu’en 1496. L’auteur n’avoit pas da-bord conduit son travail jufqu’à cette année, puisque la prémièreédition est de 14^2. Tout ce qui précède le règne de Louis XI .n’est qu’un abrégé des chroniques de saint Denys & de Guillaumede Nangis . Nicole Gilles étant mort en iço}. les Libraires firentplusieurs éditions de son livre, en y faisant ajouter Rhistoire dutems ; mais aucun de ceux qui firent ces aditions ne 1e nommaavant Denys Sauvage. Celui-ci y fit des corrections & des notesdans sédition de i<;6o. & les suivantes: Belleforest les revit en-suite, & assura qu’il avoit corrigé selon la vérité des registres &pancartes anciennes, ce qui est vrai en partie : Enfin Gabriel Chap-puis ses continua jufqu’en 1 ç8s- & y ajouta quelques pièces de lafaçon. Henri Pantaleon, & Nicolas Falckner ayant traduit cesannales en latin, les firent imprimer en 1572. à Baie. * Le Long,biblioth. hifi. de France .

GILLES, (Pierre) dit GILLIUS , natif d’Albi en 1490.avoit une grande connoissance de la langue grecque & de la la-tine, & étoit bon Philosophe. Le Roi_ François I. qui aimoit sesgens de lettres, Renvoya dans la Grèce & dans l’Asie , pour ychercher les manuscrits qui n’avoient pas encore été imprimez.II s’acquitta de cette commission ; mais il fut si malheureux furmet, qu’il set pris par ses Corsaires de Barbarie, & mené en Afri-que , a’où il ne fut retiré que par ses soins & les liberalitez duCardinal d’Armagnac. Gilles eut beaucoup de reconnoillàncepour son bienfaicteur, qu’il alla trouvera Rome où il mourut eniSSG âgé de 6;. ans. II avoit dessein de publier des relationsde tout ce qu’il avoit observé de plus curieux ; mais il ne putdonner que les descriptions du Bosphore de Thrace , & de la villede Constantinople . 11 avoit auili traduit de grec en latin les com-mentaires de Théodoret , fur les XII. Prophètes ; les XVI. livresde Rhistoire des animaux d’Elien. On a encore de lui defiriptionova Eléphants. Liber de pìfiium Majfilienfium gallicis fr latinismmìnibus. Gilles dans ces voyages n’ayant pas eu dequoi four-nir à ses besoins, set obligé de s’cnroller dans les troupes du Roide Perse ou plutôt dans celles du grand Turc Soliman II . quietoit alors en guerre avec se Sophi de Perse ; comme cela pa-roit par la lettre que Gilles écrivit d’Alep en is49- U se plaintdans la méme lettre de ce que le Roi de France Ravoir abandon-né , quoiqu’il eût voyagé long-tems pour son service, & quoiqu’ileût fait par ordre du Roi divers écrits par la défense de ses droits ;trois entr’autres adressés au Roi d’Angfcterre pour le dissuader deprendre la qualité de Roi de France. * De Thou , bist. liv. 16.

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Gesner, èn biblioth. Sainte-Marthe, /. 1. elog. Sponde , A.C-

I çq q. n. 2;. Teissier, eloges, frc. quatrième édition. Bibliothè-que du Richelet de 1728. ChercheZ BELON.

GILLES ou GIL, (Chriftophle) Jésuite , natif de Braganceen Portugal, enseigna à Coimbre, à Evora & ailleurs, & mouruten 1608. âgé de s;, ans. 11 a composé un volume de Théolo-gie, sous le titre de Commentar. tkeolog. De facrá doílriná frestent t a atque vir tute Dei, Lib. 11. Alegambe, biblioth. flript.fic.jefit. Nicolas Antonio , biblioth. Hijp. frc.

GILLES, dit de ROIA. Cherchez ROIA.

G 1 LLON ou fEGIDIUS, Romain, étoit Maître de la miliceromaine dans les Gaules, & réiidoit ordinairement a Boissons . 11fut mis en 457. fur 1e trône par les François, qui avoient chasséChilderic 1. a cause de ses excès. Guiemans ou Guinomand, leplus fidèle lùjec de ce Roi demeura près de Gillon, & s’insinua siavant dans Ion esprit, qu’il ne faisoit plus rien que par ses con-seils. 11 lui en inspira de très-violens : en forte que ce nouveauRoi se rendit plus odieux que ne l’avoit été Childeric , dont lamauvaise fortune avoit adouci R éfprit & changé les mœurs.Guimans fit ruppeller celui-ci en 464. en lui envoyantpour signal la moitié d’une pièce d’or qu’ils avoient par-tagée en se séparant. Gillon set ainsi chaise & battu aves destroupes auxiliaires qu’il avoit fait venir. Idace met fa mort sousla même année 464. * Idacius, in chron. Grégoire de Tours , l.2. Fredegaire. Aimoin. Sigebert , &c.

GILLOT, (Germain) Prêtre & Docteur en Théologie de laSociété de Sorbonne, étoit d’une fanille de Paris , dans laquellela noblesse & la probité avoient comme fait une étroite alliance.

II passa ses jours dans la maison de Sorbonne, se réduisant à unevie pauvre, & se refusant même le nécessaire, pour élever de pau-vres garçons dans ses études, leur faire apprendre les langues, &les rendre capables de servir l’Eglife, ou le public, dans quelqueautre profession. 11 en a élevé de cette forte du moins cinq ousix cens en fa vie, & il y avoit peu de Diocèse en France , où iln’y en eût, qui etoient, ou Curez, ou Chanoines, ou méme grandsVicaires & Officiaux des Evêques. 11 y en eut qui sc rendirentcélèbres dans le barreau, dans des Cours souveraines de France ,& d’autres ont été reçus Docteurs dans les Faculté? de Théolo-gie, de Droit & de Médecine. On les nommoit les Cilotim , &ce nom leur étoit devenu honorable & comme une preuve assu-rée de leur vertu. Germain Gillot n’étoit pas seulement sçavanten Théologie : mais il avoit de la fermeté & du courage, lorfqu’ils’agissoit de défendre des scntimens , qu’il croyoit véritables.Quand on fit en 1656. la censure de la seconde lettre d’AntoineArnaud, Docteur de Sorbonne; soutenant avec les autres Docteursque les explications qu’il donnoit étoient catholiques & recevables,il condamna avec force les cinq propositions fur les matières dela Grâce , qui avoient été proscrites à Rome par les Papes Inno-cent X . & Alexandre Vil. mais en même tems il aílura, quedans les questions de fait, personne ne pouvoit soutenir , queles Papes & même ses Conciles généraux sellent infaillibles : ilfinit son suffrage en ces termes, qui d Arnaldus huret t cm fit fi -tis non liquet, & fut d’avis de ne point faire de censure. Udonna durant sa vie, plus de cent mille écus aux pauvres. 11ne posséda jamais de bien d’Eglise; & il disoit ordinairement^qu’il n’en avoit jamais demandé ni refusé, parce qu’on ne luien avoit jamais offert. 11 n’a pas laisse de grands biens par son tes-tament , Rayant exécuté lui-méme avant fa mort, & ayant pres-que donné tout ce qu’il pouvoit donner. Mais quelques Doc-teurs de Sorbonne , & autres Ecclésiastiques, qu’il avoit eleve?,& à qui il avoit fait du bien durant fa vie, fe sont consacre? euxmêmes, tant par reconnoillànce que par justice, & ont crû nepouvoir mieux faire que de donner leurs foins , leur tems &leurs biens pour continuer cette bonne œuvre. 11 mourut àParis le 20. Octobre r 688- à Rage de 66. ans. * Mémoiresdu tems.

GILLUS, trentième Roi d’Ecosse succéda à Evenus & Dor .gatíus , fils de Durflus prétendant tous deux à la couronne ;cette dispute fut fomentée par la fraude de Gillus fils naturel duRoi Evenus. S’etant assemblé avec la Noblesse pour terminer cedifférend, il suborna quelques scélérats pour susciter un tumultedans le tems de Rassemblée, dans lequel les deux compétiteursfurent tuez. Alors Gillus feignant qu’on en avoit auili voulu àfa vie, implora le secours de tous les allistans ; & avec une par-tie de la Noblesse & quelques personnes subornées, il s’enseit àEvenium Château que le Roi Evenus avoit fortifié. S’étant ainsiretranché dans cette forteresse avec une bonne garnison, il haran-gua le peuple du lieu le plus élevé de ce Château, déclama con-tre l’opiniátreté des deux frères, & fit des imprécations contreles assassins. Après il déclara que 1 e Roi Evenus l’avoit établiRégent du Royaume , jusques a ce qu’on eût élû un nouveauRoi. Le peuple n’ajoutoit bas beaucoup de foi à tout ce dis-cours ; mais voyant Gillus li bien fortifié, & craignant quelquechose de plus, il le déclara pour Roi. Gillus cependant ne secroyant pas en fureté , tant qu’il resservit quelqu’un de la posté-rité de Durstus, résolut de faire mourir ses neveux, ce qu’il exé-cuta a l’égard de deux ; mais un troisième échappa. II étenditfa cruauté fur tous ceux du fang royal. Sur cela la Noblesse s’u-nit contre lui, le défit & se contraignît de s’enseir en Irlande .Etant là, il recommença la guerre. Mais on l’y poursuivit, il futdéfait une seconde fois, & tué par Gadwallus , Général du RoiEvenus, dans la troisième année de son regne , environ 40. ansavant J. C. * Buchanan. , .

GILOLO , Isle de la mer des Indes , une des Molucques, ak terre des Papons au Levant, & llsle de Celebe« au Couchant.

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