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Tome IV
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GOC

ouvrage est fort avantageux à la maison de Picolomini : & plu-sieurs Auteurs assurent avec beaucoup de raison , que le Papeméme avoit publié ces livres sous le nom de Gobelin. Fran-çois Picolomini, Archevêque de Sienne , publia en 1384- »Rome ces mémoires qu’on a encore imprimez à Francfort en1614. Divers Ecrivains ne distinguent point ce Jean Gobelind’avec Gobelin Perfina , Doyen de Bilcfeldt, & Official de Pa-derborn. Ce dernier qui vivoit aussi dans le XV. iiècle, estAuteur d’une histoire qu’il nomme Cosmodromium , & de di-vers autres traitez, comme de la vie de saint Meinulpe, Archi-diacre de Paderborn, que le Père Browers publia en 1B16. Sonhistoire qui finit en 1418. fut publiée par Henri Meibomenjcqg à Francfort , avec des notes de fa faqon. Le Cosmodro-mium de Gobelin a été imprimé à Helmstadt , dans le premiertome rerum Germanicarum, 16%%. in folio. On met encore unGobelin plus ancien que ceux-ci, qui iìorissoit du teins d’Albertd’Autriche, & qui'fût envoyé Légat en Angleterre, llecnvitun traité de pénitence, & d’autres ouvrages. * Poitevin,a pp facr. Voíiius, lib. 3. de biß. Lut. cap. 10. &siq. Simler,bibliotb. Gefiier. Le Mire. Le Clerc, bibliotb. univers tom. 2.,

GOBELINS, maison fameuse do la ville de Paris , situéeau bout du fauxbourg saint Marcel, ou, comme on parle vul-gairement, saint Marceau. Elle étoit autrefois occupée par decélèbres Teinturiers en laines , dont le prétnier appellé GillesGobelin, sous le règne de François I. trouva, à ce qu’on dit, lesecret de teindre la belle écarlate , qui, depuis ce tems-là, aété nommée l’écarlate des Gobelins. Non-lculement la maisona retenu ce nom, mais aulli la petite rivière qui coule auprès,& qu’on appelle autrement la rivière de Bievre. Cette maisonest aujourd’hui remplie d’excellens ouvriers en peinture, en ta-pisserie , en orfèvrerie & en sculpture , sous la direction du Di-recteur général des bâtimens , arts & manufactures de France .Tous «es ouvrages sont destinez pour la décoration & l’orne-ment des maisons royales. * Brice , description de la viUe dePars.

GOBINAN, petite ville de Perse , est dans la Province deSigistan , au Midi de la ville de Sitzistan, ou Sistan. Voyezaulli ARABA. * Maty , diíìion.

GOBLER, (Justin) Jurisconsulte Alleman, étoit Saxon, &s’établità Francfort , où il mourut en 1567. 11 a laissé diversouvrages: Pileti lili op us. Summa Ot bons de or dine judiciario.Spéculum jurés. ConslitutioCaroliV.de capitalibus judiciés. lnL. Resjtcìendum. sf. de pans. Spéculum jurés. Projópograpbia-rum lib. 4. * Gefiier, in bibliotb. Pantaleon, lib. 3. Profi-

pogr. Melchior Adam , in vit. juris’ Germon , fy c.

GOBRYAS, un des sept Seigneurs de Perse, qui s’unirentl’an du monde 3514. & ;ri. avant Jesús-Christ , pour châtierles Mages, qui avoient usurpé l’autorité souveraine , après lamort de Cambyscs. Son amour pour la patrie fut si violent,que dans le tenis qu’on pourfuivoit les Mages, en ayant terraí-fé un qu’il tenoit embrasse dans un lieu tres-obscur, il conjurases compagnons de percer le Mage à l’heure même, au hazardde recevoir lui-méme les coups qui lui seroient portez. II ac-compagna Darius dans son expédition contre les Scythes, & in-terpréta les préfen s que ces peuples lui firent : c’étoit un oiseau,un rat, une grenouille , & cinq flèches. Gobryas conjecturaque cela signitìoit : O Persans, fi vous ne vorn envolez commeles oiseaux , oust vous ne vous jetiez dans les maréts comme lesgrenouilles , ou ft vous ne vota cachez fous la terre comme les rats ,vous ferez percez de ces selbes. Gobryas étoit beau-père de Da-rius, & c’est de fa fille que ce Prince, avant que d’êcre élu Roi,eut Artabazane , ou, félon d’autres, Artemenes , qui dilputavainement la couronne à Xerxès son cadet ; mais né après lecouronnement de son père. Mardonius, gendre de Darius , &l’un de ses Généraux , étoit fils de Gobryas. * Hérodote , lib.3. fy fêq. Justin, lib. 1. c. 9. Valère Maxime , lib. 3 .c. z. ex. 30.

t GOBY, Province du Royaume de Lovango en Afrique ,Elle est entre le Pais de Sete & le cap de Lopez-Gonfàlvez , &entrecoupée de plusieurs lacs & rivières , qui portent quantité decanots & qui nourrissent beaucoup de poisson , & méme deshyppopotames. La principale habitation du Pais est à une jour-née de la côte. La Polygamie y est si permise que lors qu’unami vient visiter l’autre & qu’il y couche , on lui offre d’abordune femme pour lui tenir compagnie. Un homme marié n’estpoint estimé dans fa famille jusques à cc qu’il ait bien batu faFemme. Ils font presque toujours en guerre avec leurs voisins deComma qui demeurent entre eux & le cap de Lopez-Gonsalvez.Leurs armes sont la zagaye , l’arc , & la flèche. Les Hollandoisy transportent des mousquets , de la poudre à canon , des chau-drons de cuivre poli, & des draps grossiers. A l’égard de la lan-gue dont ils se servent, de leurs superstitions & de leurs coutu-mes , ils conviennent fort avec ceux de Lovango. * De la Croixdélation de T Afrique, tom. 2. Th. Corneille Diíl.géogr.

GOÇÇELIN ou GOTZELIN , Franqois, Religieux de l'Or-dre de funt Benoît à saint Bertin , vivoit dans le XII. siècle , &fut appelle en Angleterre par saint Anselme Evíque de Cantor-beri , ou il travailla à plusieurs vies des Saints qui nous restent.On doit eviter de le confondre avec Goccelin ou Gauzlin , Evê-que de Pans , qui mourut en 887. dans le tems que cette villeétoit assiegee par les Normans , ni avec d’autres Religieux tousrenommez dans diverses chroniques. * Consultez , Simler, bibl.Gefiier , & Voisins , lib. 2. de bist. Ut. cap. 48. &c.

GOCH, bon bourg d’Allemagne dans la "Westphalie . 11 estdans le Duché de Cleves , fur le Hiers, entre la ville de Guel-dre & cesse de Niraègue , à cinq lieues de l’une & de l’autre.

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Quelques Géographes prennent ce bourg pour le Mediolanumdes 'Gugerniens , lequel d’autres placent à Miyland , village si-tué à deux lieues de la ville de Clèves vers le Midi. * Maty,d/Bion.

GOCIANO , ancienne ville de l’Isle de Sardaigne , estdans la Province de Lughodori , fur la rivière de Thyrso , à dixlieues d’Algher , du côté du Levant. Gocciano a un château,& elle est capitale d’un Comté , qui porte son nom. * Maty,dìElion.

GÜCLENIUS , ( Conrad) né en 1483. dans un village deWestphalie , apprit ses langues, & se distingua par son érudi-tion. 11 a fait des notes sor les offices de Cicéron ; a procuré unenouvelle édition de Lucain ; & a publié , entr’autres ouvrages,un traité des sectes des Philosophes. Goclcnius enseigna assezlong-tems dans le Collège de Buslid à Louvain , & mourut le23. Janvier 1339. d’autres disent en 1333. Erasme étoit son amiintime , & Petrus Nannius fit son oraison funèbre. On voit sontombeau dans PEglise de saint Pierre de Louvain . * Le Miretnelog. belg. Melchior Adam , <« vit. Philos’ Germ. Valere An-dré , bibliotb. belg. fy de proses, colleg. Triling.

, t GOCLENIUS , (llodolphe) nâquit à Corbach dans le Com-té de Waldeck en1347. & fut ensuite Professeur en Logique àMarpourg , emploi dans lequel il resta environ 50. ans avecbeaucoup d’applaudiísement. D’un tempéramment vif & tout defeu, il etoit excellent Poète , ce qui fut la cause de la grande fa-veur dont Maurice Landgrave de Hesse-Cassel l’honora. 11 mou-rut en 1628. âgé de 82. ans & après avoir créé plus de 600. Maî-tres ès Arts. Voici la liste de ses ouvrages : Mifiellanea phìlol.tbeolcgica fy tbeologico pbilosòphica i pbilofipbia practica Mau-r Diana ; îdea Pbiiosóphia Platonica. ; Jnjiitutiones Logic a , pra-xis Logica s problemata Logica ,• problemata etbica ; méditât to-ries et bien. s conciliaror philofôphicus s thèses apologetèca contraCaps are m Pinckìum ; Lexìcott phitosòphicum analystes in exer-cìtaticnes Sca/igeri ; adversaria ad exotericas aliquot exercita-tïones Scaligeri i * Freheri íheaírum. Kœnigii Bibliotbeca. Wit-te Diarium. Lotichii Btbiiotbeca poétisa.

t GODAH, ville fermée de murailles l’une des plus belles& des mieux bâties des Indes Orientales. Elle est située dansune grande campagne où l’on trouve des villages d’éfpace enéipuce. La terre y est très fertile en bleds, en cotons, & enpâturage. On voit dans la ville de Godah plusieurs édifices su-perbes qui servent pour rendre la Justice, ou pour les autresaffaires publiques. II y a force maisons qui ont deux étages,ce qui est fort rare dans ses autres villes. II y a aulli des ruéspleines de boutiques de toute sorte de marchandises, aulli richesque celles des plus fameux Marchands de l’Europe , à quoi ilfaut ajouter des étangs environnés de galeries , soutenues d’ar-cades de pierres de taille, & revêtues de la même pierre, avecdes degrés qui règnent tout a l’entour, & qui descendent jus-qu’au tond de l’eau pour la commodité de ceux qui en veulentpuiser. Cette ville etoit autrefois plus florillànte qu’elle n’estprésentement ; parce qu’elle etoit la demeure ordinaire du Prin-ce Raya avant que le Mogol Ecbarsha I’eùt conquise. On re-marque méme que les plus beaux bâtimens commencent à tom-ber en ruine. Ce qui vient de ce que les possesseurs ne veulentpas prendre soin de les conserver, parce qu’elles doivent re-tourner au Roy après leur mort. * Mémoire de Thomas Rhos.Ambassadeur du Roy d’Angleterre aupr 'es du Mcgol. Th. Corneil-le Di'tt.géogr.

GODARD, ou GOTHARD , (Mont saint) autrefoisADULA, selon Ptolomee & Strabon, partie des Alpes , dansle pays des Suisses . 11 commence à Altdotf, à une petite lieuede Syllinen, ce chemin est un passage en Italie , mais fort dange-reux & que les habitans des environs n’entretiennent qu’avecdesfoins infinis. Depuis le pié de la montagne jusques à Gestinenqui en est à quatre lieues, on compte 7. ou 8- villages fur lesbords de la Ruts. Les plus conliderables sont Wafin , Waltin-gen , & Gestinen. Ce dernier est un beau bourg & le gîte or-dinaire des pastâns. On trouve du crystal dans fòn territoire.A une lieue de Gestinen est un pont d’une hauteur surprenants& d’une seule arcade ; on le nomme Tcusselsbruck , 1 i pont duDiable. Au sommet du S. Gothard il y a un Couvent île Capu-cins , de ce lieu, qui est un des plus élevés de la Suisse ; on voitses terres de quatre Evéchés qui viennent confiner là, savoir dfcl’Evêché de Milan, de Navarre, de Coite & de Sion . A quel-que distance du Couvent on voit sept petits lacs d’eau claire, d’oùsortent deux grosses rivières, le Teiln, qui coule en Italie &la Rufs qui se rend dans la Suisse . Deux de ces lacs passent pourêtre ia source du Telin , &celui que l’on nomme Lago du Luzen-dro , fournit ses eaux à la Rufs. Ces lacs font également pro-fonds pendant toute l’année ; ils ne gèlent que peu dans l’Hy ver ;ce qui n’enipêclie pas les rivières de couler à l’ordinaire. * Dé-lices de la Suisse par Göttlich Kypseler p. 298. Ó“c.

GODARD , ( Saint ) Archevêque de Rouen , nâquit en Pi-cardie au village de Salency, à une lieuë de Noyon sous le rè-gne de Merouée. S’il est vrai qu’il fût frère de S. Medard ,comme il y en a qui le prétendent, son père , qui s’appelloitNetlar , étoit un Gentilhomme François des plus illustres de laCour ; & fa mère, qui se nommoit Protagie ( , defeendoit d’uneancienne famille des Romains, qui s’étoient établis dans les Gau-les . Godard , après avoir fait ses études, reçut l’Ordre de Prê-trise , des mains de l’Evêque de Vermand , qui étoit alors laCapitale du Vermandois ; & quelques années après il Fut élû Ar-chevêque de Rouen , vers la fin du V. siécle. Lorsou’il fut ar-rivé à Rouen , où il y avoit encore beaucoup d’iaolâtres, iltravailla avec un zèle merveilleux à leur conversion, & les at-

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