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les Bourguignons, comme la loi saliquc parmi les François. Voi-ci quelques articles remarquables. Les personnes libres pouvo-ìent racheter leurs crimes avec de l’argent, payant ce que la loiordonrtoit de réparation à la partie, & d’amende au Prince. Lemeurtre, le vol des grands chemins, & le larcin des beltiaux enétoient exceptez, & en ces trois cas il y avoit peine de mort. Aquinze ans les Bourguignons jouissoient de leurs droits. Le mariachetoit fa femme cent soixante écus d’or, si elle étoit de qualité ;
& la femme achetoit l'on mari cent cinquante écus d’or. Si unmari trouvoit la femme en adultéré, il falloit qu’il tuât tous lesdeux coupables fur le fait : s’il n’en tuoit qu’un, il en devoit leprix. II étoit défendu aux Juges de prendre aucun présent nisalaire, &c. * Mezeray. hiß tire de Fr a tue, sous Childebert I. li-vre VI.
GOMER, ville du Royaume de Fez. Elle est selon quel-ques-uns, Capitale de la Province d’Erritis, aux confins de celled’Haba fur le cap de Gomer, que les Anciens appelloient PbiebiPromontorittm. * Baudrand.
GOMER ou LA GOMERE, Isle d’Afrique, & l’une des Ca-naries, est lituée entre l’Isle de Teneriffe qu’elle a à l’Orient ; &celle de Fer qu’elle a au Couchant. Elle a un bourg de mémenom & un port du côté de l’isle de Teneriffe . * Santon.
Ç GOMER, fils de Japhet, tut Chef des Gomerites, peu-ples qui demeuroient dans l’Alie , près de la Syrie . * Genèse,c. io. Josèphe , lib. i. antiqq. Jud. Pererius , in Gen. frEzech. c. ;8- Eufèbe , Zonare , & Ilidore , rapportez par Du-pleix, aux Mem. des Gaules , /. i. c. i. Voyez Sam. Bocharddans son Phaleg.
Gomer, selon quelques Auteurs, étoit père des Italiens , &des Gaulois , fous divers noms de Gallus & d’Ogyges. LesBabyloniens le faifoient aïeul de Minus. Quelques-uns le croi-ent être Saturne. II vint en Italie , à ce qu’on croit , Pan dumonde 1860. de la période Julienne %% 39. & avant la naissan-ce de Nôtre-Seigneur 217;. il peupla les Isles de la Méditerra-née , la Grèce, l’Italie , la Gaule . 11 enseigna à ses peuples laReligion, comme il l’avoit reçûë de Japhet & de Noé.
Gomer fils de Japheth fut père des peuples de Galatie se-lon Joseph. Les anciens peuples de ce pays s’appelloient Go-mares , avant que les Galates s'en rendissent les maîtres. LeCaldeen met Gomer dans l’Afrique . Bochart l’a placé dans laPhrygie , parce qu’en Grec Phrygia peut marquer un charbon ,de même que Gomer en hébreu & en syriaque. D. Calmer croitque les anciens Cimbrcs, ou les Cimmeriens, sont sortis deuonjer. Voyez son Commentaire fur la Genèse X. 2. II ya assez d’apparence que Gomer, ou plutôt les Gomérites sesdescendans, peuploient non seulement le pays des Cimbres ouCimmeriens, mais aussi la Germanie & la Gaule ; le nom deGerma », n’est pas fort différent de Gomerim. Les Gaulois ouGalates , ou Celtes venoient, dit-on, d’Aschenez, fils aîné deNoë, mais Cluvier prétend que l’ancienne Celtique comprenoitrillyrie, la Germanie, la Gaule , l’Efpagne & les Isles Britanni-ques. 11 le prouve parce que tous ces peuples parloicnt an-ciennement le méme langage. II prétend de plus que Gomerou fa famille peupla les pays qui sont dans l’Alie entre le Pa-ropamiß & la montagne lmaûs, & entre le confluent de l’Oxus & de l’Oby ; que c’est de là que ces peuples sont nommez Gp-m.ires dans Ptolomée /. 6. r. iz. & dans Mêla /. 1. r. 2. * D.
Calmet dìtl. géogr.
GOMER, (Saint) étoit né en Brabant dans le VIII. siècle.
B fut à la Cour du Roi Pépin , y épousa une fille de qualité &riche , nommé Gwinmarie , femme de mauvaise humeur, quipendant les vovages que son mari fit avec le Roi Pépin, mal-traita ses domestiques. Gomer ennuyé de l’humeur cle fa fem-me , se bâtit un nermitage dans une Isle où est présentementla ville de Lire, entre Malines §t Anvers , & y passa le restede ses jours dans la retraite, où il mourut l’an 774. le n.Octobre , jour auquel on fait fa fête. * Molanus . Bastlet, viesdes Saints .
GOMERE, Isle. Voyez GOMER, ci-dessus.
GO MERES, peuples de Barbarie en Afrique . Voyez BE-REBERES. ;
GOMERON, ville; Cherchez BANDER-ABASSI.GOMEZ DE CIUDAD-REAL ? ( Alvarez 1 Espagnol , na-tif de Guadalaxara, dans le Diocèse de Tolède , norissoit dansle XVI. siècle. C’étoit un Gentilhomme qui avoit été mis com-me enfant d’honneur auprès de l’Archiduc Charles, qui futdepuis Empereur . II a publié diverses poésies. Le prémier ou-vrage de fa façon est un poème de l’Ordre militaire de la Toi-son d’or, divisé en cinq livres , & dédié à Charles V . un au-tre poème en XXV. livres, qui étoit fur la vie de Jéfus-Cbrifl,dédie au Pape Adrien VI . & intitulé Thaíia-Chrifliana ; les épî-tres de saint Paul en vers , dans un ouvrage intitulé Mu/à Pau-lina , & adressé au Pape Clément Vil. les proverbes de Salo-mon , & les^ sept pseaumes de la pénitence cn vers. II com-posa même d’autres ouvrages ; De prof.igatione be(iiarum ad-verses hareßarchas ; Satyr as morales , frc. Alvarez Gomezde Ciudad-Real , épousa une fille naturelle du Duc de l’infantado,& mourut le 14. Juillet de l’année iç;8- âgé de 80. ans. IIetoit un assez bon Poète latin, si nous en croyons les CritiquesEspagnols . Erasme mêine loue fort son poème de la toison d’or,qui en effet passe pour le chef-d’œuvre de sa muse. La Tha/iechrétienne ou k triomphe de J. c. comprenant les mystères denôtre Religion en XXV, livres, a reçu beaucoup d’éloges d’An-toine de Lebrixa ou Nebriffènfis , qui témoigne que toutes lespersonnes considérables, '& íur tout Pic de la Mirandolc,
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avòiertt long-tems attendu & désiré cet ouvrage , dans l'espé-rance de le voir égal à celui de Virgile . Sa Mtt/c P online ,c’est-a-dire , les éqftns de saint Paul en vers elégiaques, est unouvrage très-vaste, & qui bien que fort spirituel, ne laide pasde renfermer toutes les grâces d’Ovide , au jugement de Nico-las Antonio. 11 mit les proverbes de Salomon , & les sept pse-aumes de la pénitence en vers latins avec la méme facilité.
On dit qu’il a encore tait diverses poésies Espagnoles ; mais nousne voyons pas que ceux du pays Payent mis au nombru desilllultres de leur Parnasse . * Andreas Schottus & Nicolas An-tonio , biblìoth. Htsp. frc .
GOMEZ , ( Louis ) Evêque de Sarno , dans le Royaumede Naples , etoit Espagnol , & natif d’Origuela, dans le Royau-me de Valence. 11 étudia à Padoue , & s’y rendit si habile dansla Jurisprudence civile & canonique , qu’il fut bien-tôt en étatde i’enieigner. On le fit venir à Rome , où il eut des emploisimportans dans la Chancellerie , & en 1543. il fut élevé à l’E-vêché de Sarno, ou il mourut en la méme année. Louis Go-mez , que ceux de son pays ont surnommé le subtil , a com-posé divers ouvrages ; In Régulas CanceÜaria Apoflolica Com-ment. Decißonum Rota Lib. II. De poteßate fr ßylo oßtciisacra panitentiaria ; De lìtteris gratta-, Comment, in non-nttllos Lib. VI. Decret . Titulos ; Compendium utrìuíque ßgna-tura ; Clementina cum gloffà; Ve nobìlitate ; Elencht omniumfìrtptorum in jure , De Tiberis ïnundatìonìbus , ab orbe condi-to ad ann. içjx. * Guid. Pancirol , ii-v. de dar. Leg. In -terp. c. 4. 54. Andreas Schottus, & Nicolas Antonio , biblìoth.Hilf.
GOMEZ, ( Antoine ) Professeur en Droit dans l’Universitéde Salamanque , étoit natif de Talavera , dans le Diocèse deTolède, d’autres le disent Portugais . 11 vivoit au XVI. siècleen is;o. & i;6o. 11 a compose divers traitez; Vanarum re-filutionum juris civilis , communìs , fr régit Lib. 111 . 11 trai-te dans le prémier des dernières voíontez, dans le 2. des con-trats; & dans le ;. des délits. Cet ouvrage fut imprime àSalamanque en 1^2. in fol. On le réimprima à Venise en 1572.
& à Francfort en 1584- ín ^ges Taure comment, à Salamanque en isss- à Lyon en 1602. &à Anvers en 1624. * Nicolas An-tonio , biblìoth. Hiß.
GOMEZ DE CASTRO, (Alvarez) connu par ses ouvrages,ne à sainte Eulalia , village prés de Tolède ; étudia à Alcala ,où il eut le bonheur d’avoir d’excellens Maîtres , & fit du pro-grès dans les sciences, & dans la connoissancc des languesgrecque & latine. Pierre Ponce de Léon, Evêque de Placentia,parla de lui au Roi Philippe II . qui commanda à Gomez detravailler à une édition des œuvres de saint Isidore de Seville .Gomez commença par travailler aux origines ; mais la mort l’em»pécha de l’acheyer. Jean Grialus se prévalut de son travail,& publia depuis cet ouvrage. Gomez avoit compose plusieurslivres en proie & en vers ; m..is le plus excellent de tous estl’hiitoire de la vie du Cardinal Ximenès, qu’on a mise depuisdans un recueil des Auteurs de l’hiítoire d’Elpagne. II mouruten 1 y80. âgé de 6y. ans. Son corps fut enterré dans l’Eglisemétropolitaine de Tolède , où l’on volt son épitaphe à côté dela chapelle royale. * Andreas Schottus , biblìoth. Hiß. Nico-las Antonio , biblìoth. script. Hiß. T. I. frc. Alvar Cornés fitses études à Complute fous Jean Ramirès ; & comme il excel-lait dans la connoifìànce du grec, il eut la charge de Profes-seur en cette langue dans l’Àcadémie de Tolède. C’étoit unhomme de petite taille , mais d’un esprit sublime , & qui avoitune force dameau dessus du commun. 11 y-*a encore un Al-var Gomez, Portugais , & qui a écrit un traité qui a pour ti.tre, de conjugio Régis Anglia Henrici VIII. cum reliEla fr te-ins. * Teiíììer éloges frc. 4. édition.
GOMEZ MED1EZ , ( Bernardin ) Evêque d’Albarazin, dansle Royaume d’Aragon , étoit du méme pays. II passa près dedix ans à Rome. Depuis ayant voyagé en France , en Allema-gne & dans le Pays-bas , il revint en Espagne , y fut Archidia-cre de Morviedro dans l’Eglise de Valence , puis en x;8ç.Evêque d’Albarazin , où il mourut le ;o. de Novembre 198?*.Dès l’an 1572. il avoit publié un traité intitulé sc»
Viacepßs de fält phyßco, medico, geniali fr myßtco. 11 com-posa encore Ta vie de Jacques 1. Roi d’Aragon; un traité inti-tulé , De conßantia un autre , De apibus , ou De republíca ,en cinq livres , &c. * Andreas Schottus, bibliotb. Hiß. Ni-colas Antonio , bibliotb. script. Hiß. frc.
GOMEZ-PEREIRA, ( Georges ) Médecin Espagnol , néà Medina-del-Campo , qui vivoit dans le XVI. siécle, est le pré-mier qui osa ecrire que les bêtes sont des machines & n r ontpoint de sentiment. II avança cette doctrine en 15>4. dans unlivre qui lui avoit coûté trente ans de travail, & qu’il intitulaAntoniana Margarìta , pour faire honneur au nom de son père& de fa mère. 11 fut la-dessus attaqué vivement par Michelde Palacio, Théologien de Salamanque , auquel il réponditauíii vivement; mais il ne fit point de secte , & son opiniontomba auilì-tôt. On a prétendu que c’étoit de ce Médecin Es-pagnol que Descartes avoit emprunté cette opinion : d’autresont dit , qu’il y a beaucoup d’apparence que ce Philosophequi lisoit peu , n’avoit jamais ouï parler de Pereira , ni de sonouvrage. Déplus, la question de seavoir si les bêtes ont uneame, étoit deja un sujet de dispute du tems des Césars : onprétend que les Stoïciens ne parloient d’autre chose, jusou’àsoutenir dans leurs écoles qu il n’v avoit que de la ressem-blance entre nos actions & celles des bêtes, & que dans lesbêtes & les hommes il y avoit une nature absolument differen-Q. <ì ì te :