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qu’il ne quitta son siège qu'en mourant. * Genebrard , in ehren.Sponde , in Annal.
MACAIRE, Archevêque d’Ancyre, Auteur du XV. siècle,avoit composé un traité contre les Latins, fur la fin duquel ilattaquait auisi Barlaam , Acindynus, & leurs sectateurs. *M. DuPin, bibliotb. des Aut. ecel. du XF. stiele.
MACAIRE , M ACRES, Moine du mont Athos, qui fions,soit vers le commencement du XV. siècle, fut envoyé par l’Em-pereur Jean Paleologue, avec Marc Jagre en Italie , vers le Pa-pe Martin V . où il mourut le 7. de Janvier de Pan 14? 1. IIa écrit un traité de la procession du S. Esprit contre les Latins.* M. Du Pin , bibl. des Aul. eeel. du XF. stiele.
MACAIRE, dit Mutin , Auteur d’un ouvrage intitulé, Fie.stria crucis , fêu triumphns Christi, vivoit dans le XV. siècle.Nous avons dans le septième livre des épîtres d’Ange Position,une lettre que Macaire lui écrivit. * Simler, in épit. biblioth.Gefìier.
MACAIRE C Saint) ville de Guyenne ; wyez SAINT MA.CAIRE .
MACAIRE ou MACARIUS Qean ) étoit de Gravelines enFlandres. Í 1 mourut en 1604. Il eut Paul Leopard pour Pré-cepteur. II passa vingt ans à Rome à fouiller les anciens mo-numens & les bibliothèques. II composa une recherche despierres balilidiennées qui portent le nom d ’Abraxas, & un trai-té des anciennes Peintures & Sculptures sacrées. * Swertius ,sag. 44;. Hallervord. in B. C. pag. 187.
MACAN, Roi de Ghilan & de Dilem , de la race des Prin-ces que l’on nomme Dilemites, à cause qu’ils ont régné dansles Provinces qui s'étendent fur le bord méridional de la merCaspienne . Ce fut à la cour de ce Prince que AmadeddulafChef & fondateur de la Dynastie des Buides, jetta les pre-miers fondemens de la fortune. Macan avoit remporté plusieursvictoires fur ses voisins, & avoit par ce moyen aggrandi consi-dérablement ses Etats ; mais ayant attaque Nasser Sultan desSamnides, qui étoit beaucoup plus puissant que lui, il fut enfindéfait & tue dans une bataille qu’Ali Asfar, Général des troupesdu Chorafan gagna fur lui l’an de l’hégire ;2y. Ali après avoirvaincu Macan, commanda à son Secrétaire d’en donner partà Nasser son Maître le plus succinctement qu’il pourroit. LeSécrétasse ne mit que trois mots arabes dans fa lettre, lesquelssignifioient, que Macan étoit devenu ce que son nom portoit.Le mot de Maean signifie en arabe, il n’est plue. * U’Hecb.biblioth. orient.
MACAO ou AMACHO, Amacatsm , ville de la Chine , dansune Prefqu’isle de l’Isle de Gaoram, ou du Lion , fur la côtede la Province de Kantung. Cette langue de terre ne tient mê-me au reste de l’Isle que par une gorge fort étroite , où l’on abâti une muraille de séparation. La ville est située fur one col-line environnée de quelques montagnes , oú sont les deuxchâteaux de Sainte-Marie de la Guïa, & de Saint François. Lesmaisons de Macao sont à l’européenne, mais un peu basses. IIy a encore dans la ville de la verdure, & un peu de l’air desIndes. Les Chinois y sont en plus grand nombre que les Por-tugais , quoique ceux-ci fe disent les Maîtres de cette place» ilsy ont méme un Gouverneur, mais les Chinois y ont auisi un Man-darin , dont tout le pais dépend. Les fortifications de Macao sontbonnes, la situation en est avantageuse , & il y a beaucoup decanon. C’est une ville de grand commerce, à cause de la commo-dité de son port, qui est fort sûr & vaste, & il y a un Evêquesuffragant de l’Archevêché de Goa. * Mat ion de la Chine , MACARE'E, Maear ou Macaretu , fils d’Eole , devint ûeperduement amoureux de fa sœur Canacé, qu’il eut avec elleun commerce criminel, dont il vint un fils. Canacé de peurque son père ne fit de mal à cet enfant, le cacha dans des seuil-lages jufqu'à ce qu’elle eût trouvé une personne pour en avoirsoin. En passant par la salle d’Eole , cet enfant s’étant mis àcriet, son grand-père Payant entendu, le fit prendre & jetter-u r-. Aí.. n .í — i„„ c hi enSt tzole envoya en-
par terre, atìn qu’il fut dévoré par les clfuite une épée à Canacé, afin qu’elle se donnât la mort. Ma-carée ayant eu avis de ce procédé, chercha son salut dans lafuite, & vint à Delphes , où il fut Prêtre d’Apollon. 11 eutune fille nommée Amphiß a , qui fut aimée de ce Dieu . Un au-tre Maearíe , sot fils dû cruel Lycaan. Athence soit mentiond’un Auteur Grec, apellé Maearie.
MACARIA ; cherchez MAZUAN.
MACARIE > ancienne ville de l’Isle de Cypre , fur la cô*te t)uy regarde l’Orient d’Eté , n’est aujourd’hui qu'un village,nommé J alênes , selon le Noir. Le même nom fut aussi donné atonte Plsle , à cause de fa grande fertilité du gtec p,heureux. C’est encore celui d’une Isle d’Afrique , dans la merRouge , vers la côte d’Abex, dite maintenant Muzua , selonSanlon. Pauíanias fait mention d’une fontaine de ce nom,près de la ville de Marathon , dans l’Attique, où un grandnombre de Persans furent submergés , dans la bataille qu’ilsperdirent contre les Grecs ; ce qui donna lieu au proverbe desanciens , in Macariam abi ; va d Maearie , quand on fou-
haitoit du mal à une personne. * Mêla, /. 2. e. 7. Diodore deSicile
MACARIE» Macaria, fille d’Hercule & de Dejanire, sedévoua pour le salut de sa famille. Eurysthée Roi de Micenes ,avoit entrepris de faire périr tous les ensons d’Hercule , aprèsla mort de ce Héros. Ceux-ci ne pouvant lui rélìster, se réfu-gièrent auprès de l’afyle, que l’on apelloit Y Autel de la mi.Jèrieorde , à Athènes , & implorèrent le secours de Tefée &
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des Athéniens, qui prirent les armes pour leur défense. L‘Or>de qui fut cousolté avant que de commencer la guerre,répondit que les Athéniens remporteraient la victoire, Iiquelqu’un des ensons d’Hercule facritìoit so vie aux Dieux In-fernaux. Maearie se présenta , & s’exposa courageusement a lamort ; ce qui fit gagner aux Athéniens la bataille, dans laquelleEurysthée fut tué par Hilus, fils d’Hercule , qui porta fa tête aAlcmene . Les Athéniens, pour immortaliser la mémoire d u-ne action si généreuse, firent des obsèques magnifiques a Ma-carie, ornèrent son tombeau de fleurs & de couronnes, & luioffrirent même des sacrifices, donnèrent le nom de Maearie aune fontaine près de Marathon .
MACARIUS MAGNE'S , Auteur cité par les Iconoclastes,comme vivant dans le second siècle , mais qui ne peut êtreque du IV. Nicephore, Patriarche de Constantinople, & les dé-fenseurs des images , découvrirent un manuscrit de l’ouvragede Magnés, dans lequel il étoit qualifié Evêque , & peint enEvêque . Le dessein de son ouvrage , adressé à Theolthene ,étoit de combattre les Payens , & particulièrement les Philoso-phes Aristotéliciens, qui réconnoiífoient un Dieu seul Souve-rain , mais Chef d’autres Divinités, & qui avoit combattu laReligion Chrétienne . Le passage allégué par les Iconoclastes ouBriscs-images , regardoit particulièrement les idoles des Payens ;mais il fupose que les Chrétiens ne rendoíent aucun honneuraux images ni aux statues. 11 ne veut pas qu’on en falle desAnges; il y aprouve la statue de l'Hemoroïsse ; il dit positi-vement que l’Eucharistie n’est point la figure, mais le corps deJifia-Cbrist. On remarque que l’on trouvoit dans ce traité di-verses erreurs des Ariens , des Manichéens & d’Origene. LesVénitiens prétendent avoir un manuscrit de cet ouvrage, & l’onen trouve quelques fragmens dans la bibliothèque du Roi deFrance . Dans celle du Cardinal Ottoboni, on trouve quelquesfragmens tirés d’un ouvrage fur la Genèse , qui porte le nomdu même Auteur. Mais ce qui y est dit du sceptre des Rois ,soit voir que Macarius Magnes n’est pas íi ancien qu’on le croit,ou que ses discours sor la Genèse ne sont pas de lui. ♦M. Du Pin,libliotb. des Aut. ecelést du IF. fièele. .
MACARMEDA , petite ville de la Barbarie en Afrique . El-le est dans la Province de Fez, à l’Orient septentrional de laville de ce nom. Quelques Géographes la prennent pour l’an-cienne Erpú ou Htrpù , petite ville de la Mauritanie Tingita-ne ; mais d’autres Géographes mettent cette ancienne ville àMernisa , bourg du Royaume de Fez , situé dans l’Errifi sor leNocor, aux confins des Provinces de Garcia, & de Chaus,
* Maty, DiS.
MACARONIQUE, nom que l’on donne aux Poètes Bur-lesques Latins, qui mêlent de l’italien ou des mots d’une autrelangue vulgaire dans leurs Poèmes. La Poésie Macaronique apris son nom des Macarons d’italie, qui sont des morceaux dcpâte ou des espèces de petits gâteaux, faits de ferme non blu-tée , d’œuse & de fromage , qu’on sert fur la table à la campa-gne , & que l’on compte parmi les mets les plus exquis desvillageois. C’est , pour ainsi dire , un ragoût de diverses cho-ses qui entrent dans fa composition, mais d’une manière libre& rustique. 11 y entre pêle-mêle, du latin, de l’italien ou dufranqois, avec une terminaison latine, & du grotesque de villa-ge , mais tout cela est orné d’une naïveté acompagnée de ren-contres agréables, & soutenu d’un air enjoué & plaisant. On ditque Théophile Folengi, qui florissoit vers l’an 1^20. a été l’Au-teur de cette sorte de Poésie. Dans le dialogue entre Saint-An-ge & Mascurat, composé parNaudé, furie jugement des piè-ces publiées contre le Cardinal Mazarin , Mascurat prétend que,si Folengi n’a pas inventé la Poésie Macaronique, il a du moinsété le premier qui l’a cultivée, & que la Macaronée de Rimi-ni, publiée l’an 1526. en lix livres, par Guarino Capella, con-tre Cabri, Roi de Gogue-Magogue, n’a point du passer pour lapremière pièce en ce genre , puisque la Macaronée de Folengiiç2o. sous le nom de Merlin Coccaïe . Ouoi
avoit parti dès l’an 1520. tous le nom de Merlin Coccaïe . Quoiqu’il en soit, il est certain que cette Macaronée de Folengi aété la plus estimée, soit pour le style, soit pour l'inventkm,soit pour les épisodes qui le rencontrent dans l’Histoire de Bal-bus , qui est le Héros du Poème, & pour le mélange artificieuxdu plaisant avec futile. On dit que Rabelais a voulu imiteren partie cet ouvrage , & qu’il en a tiré les plus beaux moi-ceaux de son Pantagruel . 11 est plus vrai-scmblable que la Ma-caronée lui » fait naître l’idée de son Roman ; car il est impos-sible de fesse passer dans la langue francoise les grâces d’unPoème Macaronique. * Gab. Naudé, jugement des pièces contrele Cardinal Mazarin . Thomafmi, ilog. tom. 2.
MACARSKA, petite ville avec un grand port. Elle est si-tuée fur le Golfe de Venise dans la Daìmatie , vis-à-vis de lapointe orientale de Plsle de Braza, entre la ville de Spalatro &celle de Narenta. * Maty , Diaion.
MACASSAR» OU MACAZAR, grande Isle de l’Asie dans lamer des Indes ; entre Bordeo , Gilolo & Mindanao , est aullinommé Çelebes , & passe pour être une des Molucques. Elle estcomposée de diverses petites Isles , tellement voisines les unesdes autres , qu’elles ne passent communément que pour unefeule. Macassar a cent vingt lieues du Midi au Septentrion, &près de quatre-vingts d’Orient en Occident . Les Royaumes deMandat & de Bouguis qui la bovnoient du côté du Septentrion,ne furent conquis que par l’ayeui du Prince qui régirait en1688- Dès fa jeunesse ii s’étoit proposé la conquête entière dePlsle ; Pépouvante qu’il jetta aux endroits où il porta laguerre, fut si générale, que les plus fortes villes lui ouvrirentles portes ; mais une mort imprévue arrêta lc tours de ses vic-toires.