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fort aimé du Cardinal de ce nom , auquel il dedia des vers ly-riques , que nous avons encore. On estime ceux qu il nt iurles chastes amours de fa Gelonis, nom qu il donna a la fem-me de laquelle il eut divers enfans. Laine rut Chartes lrla-crin, qui n’étoit pas inférieur à son père pour la Poésie , maisqui le surpassa de beaucoup pour la connoilTance de la languegrecque. Ce Macrin , le fils, fut Précepteur de Catherine de Na-varre, soeur du Roi Henri le Grand , & périt malheureusement,avec plusieurs autres, pendant le massacre de la Saint Barthe-lemi, Tan 1572. Varillas reporte que Salmon Macrin ayantété menacé par le Roi à cause qu’il étoit soupçonne d étre dansles sentimens des Réformés , en fut fi eftrayé, qu’il se précipi-ta de désespoir dans un puits où il se noya ; mais cela paraitfabuleux , puisque Sainte Marthe, compatriote de Macrin , aussi-bien que Boùillaud, disent positivement qu’il mourut de vieil-lesse à Loudun , l’an 1557. où il s’étoit retiré depuis long-tems. Ses œuvres imprimées sont Hymmrum libri 7. Hymno-rum fìleElorum libri Carminum libellus. Odarum librt 4 .Nxniarum librt ;. de Gelonide Bor fat a uxort. Le Chancelierde l’Hôpital parle de lui de la sorte ;
Cum tu prasirtim fis maxìmus ufiue Poe t a,
Et versus fadas ita , nemo ut fangest versusDécatur melius.
* De Thou , Hiß. I. 19. Sammarth. intlog. Gall. I. 1. Pauljove,du Verdier Vauprivas, Varillas, Teillìer éloges fpc. 4. édition.
MACRINE ( Sainte ) fille de Basile & d 'Emmelie , soeur deSaint Basile , & de Saint Grégoire de Nysse , prit le nom de fagrand’mère Macrine . Elle fut élevée dans la piété par fa mè-re Emmelie, & dès fa plus tendre jeunesse étudia ì’Ecriture-Sainte. Son père avoit résolu de la marier à un jeune hommede condition , lequel étant mort avant l’acomplissement desnoces de Macrine , elle résolut de demeurer Vierge , & conti-nua d’assister fa mère Emmelie dans les soins de fa famille.Quand ses frères & ses soeurs furent pourvus, elle fe retira,avec fa mère, dans un Monastère qu’elles établirent sor uneTerre qui leur apartenoit dans le Pont, prés du fleure Iris , &de la petite ville d’Ibore , où Saint Basile avoit aulli un Mona-stère d’hommes. Emmelie étant morte, Sainte Macrine y passale reste de ses jours , & y mourut, après avoir eu la consola-tion de voir son frère Saint Grégoire de Nysse , à la fin de No-vembre ou au commencement de Décembre de l’an 579. LesGrecs font fa fête au 19. de Juillet. Macrine étoit soavantedans l’intelligence de l’Ecriture , & consola Grégoire de Nyffi ,fur la mort dé leur frère Basile . Elle lui dit des choses fi ex-cellentes , qu’il en composa un dialogue intitulé , de Pâme fyde la réfùrreElion , où il l'introduilit, parlant de ces points im-portuns : il ne la nomme que la maftreffè. 11 écrivit fa vie,dans une épitre qu’il adressa à Olympe, Solitaire. C’est lamême dont nous avons une belle traduction entre les vies desPères du désert. L’ayeule de cette Sainte avoit aussi nom Ma-crine. * Herman , vie de Saint Baßle. S. Ambr. Theodore! &Bailles , vies des Saints .
MACRIS , fille d 'Aristée. Ce sot elle qui prit Bacchus sorson giron, après que Mercure l’eut tiré du milieu des flammes,& qui lui fit prendre du miel, Elle demeurait alors au centrede l’Isle d’Eubée. Elle s’expofa à l’indignation de Junon parle bon office qu’elle rendit à cet enfant , & sot contrainte d’a-bandonner le pays & de fe sauver dans un autre en l'Isle desPheaques, où elle fit une infinité de biens aux habitans. 11»'enfuit de là qu’Aristée oncle d’alliance de Bacchus etoit beau-coup plus âgé que lui. Cela ne réfute point ce que Diodore deSicile raconte touchant l’admilfion d’Aristée aux Orgies, donton a parlé dans 1 article à!Aristée , ni ce que d’autres sopo-fent qu’il commandoitquelques troupes dans l’armée de Bacchus;car il est de Tordre que la supériorité apartienne à un fils deJupiter, lors même qu’il est plus jeune. * Apollon. Argonaut .Itv. IV. v. iiji. (j-c. Bayle, ViSlion. critique.
MACRIZ, nom d’un quartier de la ville de Baalbek en Syrie , d’où étoit natif un Historien célèbre , nommé TakieddhAhmed , plus connu sous le surnom de Macrizi. 11 nâquit Ta,769. de T Hégire , & mourut Tan 840. ou 84;. II a travaijhparticulièrement sor l’Hiltoire d'Ëgypte, fur laquelle il a compose plusieurs volumes sous divers titres. Le prémier est divisien sept traites. Le 1. de la terre d’Egypte & de ses revenus. Li2. de ses habitans. Le ;. de Tancienne Babylonne d’Egypte , qusot depuis apellée par les Arabes Fufiatb. Le 4. de la vilhmoderne du Caire . Le y. des changemens qui font arrivés aiCaire. Le 6. du château du Caire & des Princes qui y ont faileur séjour. Le 7. des choses qui ont causé la ruine de TEgypte. Macnzi écrivit ensuite THistoire des Gouverneurs de TEgypte sous les Califes A bastides, & celle des Califes Fathemites.qui y regnerent. Ces deux ouvrages furent suivis de THistoirides Rois ou Sultans Cordes , c’est-à-dire , de Saladin , & dtfa postérité , puis de celle des Sultans Turcomans & Circafliens
Tan sIc C °rle m TH ;nlent , depuis Tan s s 8. jusques er
, Regire. Cet ouvrage, qui contient plusieurs volumes , sot continue par Badredin Alaini : mais cet Auteur fitant de sautes , qu un autre Macrtzt , nommé Gemaleddin a,í? „ ,fut obl,ge de‘«va'»« à la même continuation. NoirDar n Macfi7i e “sv Hl . lloire a du Temple de la Mecque composésmême nomi a compof^deux'o^
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+ MACRIZI , Auteur Arabe. Son nom entier est Schecquieddin Ahmed Bin Ali Almacrizi. II est mort en 1441 d JI’Hégire 84f. Son livre est en arabe & traite de 1 Histoire d E-Kvpte: il a pour titre Almaovaiz ou Alitibar , c est-a-dire con-seils & exemples. II a composé quinze autres ouvrages d Hi-
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« MACROBE ( Aureliui Macrobius ) vivoit sor la fin duIV. siècle. Ceux de Parme assurent qu’il étoit de leur ville ;mais il avoue lui-même qu’il n’étoit pas né dans un pays ouTon parlât latin, /. 1. des Saturnales, t. 1. Nous soavons dumoins qu’il fut un des Chambellans, ou Grands-Maìtres de lagarde-robe de Theodofe, comme il est facile de le juger, parun referit adressé à Florent, sor le rang de ceux qui poisedoientcet office. 11 composa divers ouvrages remplis d’erudition , en-tre lesquels celui qu’il a intitulé, les Saturnales , traite de di-vers Tu jets, & est un agréable mélange de critique & d’antiqm-tés. On a aussi de lui des Commentaires fur le traite de Cicé-ron , intitulé, le finge de Scipion; qu’il a traduit en grec , &qu’lfaac Pontanus, & Meurfius, ont enrichi de leurs notes. Oiyles pourra consulter, aussi-bien que Merula, t. 2. antiq. Gall.ófialf. caf. 2. ,
Les Saturnales de M aerobe sont fqavantes, mais le stile n enest pas bon, parce qu’il avoit écrit dans un siècle auquel la pu-reté de la langue latine étoit déja altérée ou perdue. II a ptisun soin tout particulier de recueillir, entr’autres choses , ce queles Auteurs ont observé sur Virgile . II a copié Plutarque motpour mot, en une infinité d’endroits , & a pris beaucoup dechoses d’Aulu-Gelle ; mais il ajoute aussi du sien quelques sin-gularités agréables, qui font voir son érudition , & la connoil-fance qu’il avoit de Tantiquité. Th. de Beze raporte dans sonHist. eccl. liv. 1. p. 64. qu’un Magistrat de Poitiers étant entredans la chambre d’un écolier suspect de Luthéranisme , trouvasor fa table un M aerobe , & que l’aïant pris, il envoïa Técolieren prison, disant que ce gros nom de Macrobius ne pouvoitêtre que le nom de quelque gros Allemand hérétique. * E-rasm. in Cicéron dial. L.,Casi. Rhod. antiq. lelìion. fy ex eoMatt h. Konig, bibliotb. vet. fy nova. Goaeau. Hist. eccléf. findu IV.siècle. Van Milen, /.y. de litter. Vavass. de ludìcr. diti.Bailler, jugem. des Sçav. sûr les crit. gram.
MACROBE , Prêtre de la secte des Donatistes , qui fut en-voyé à Rome pour être Evêque de ceux de son parti, avoitcomposé, avant que de s’être séparé de T Eglise , suivant le té-moignage de Saint Jérôme , un livre adresse aux Confesseurs &aux Vierges, qui contenoit des instructions très utiles. On n’aplus cet ouvrage. * Optât, /. 2. Sanctus Hieronym . devir. tUufi.M. Du Pin, bibliothèque des Auteurs eccléf du IV.siècle.
MACROBIES, certains peuples d’Afrique , ainsi nommésparce qu’ils vivoient long-tems, des mots grecs, fMwpì r, long, (fßioty vie, sont placés par Pomponius Mêla , dans l’Isle de Me-roë ; par Pline, dans TEthiopie ; & par d’autres , dans la Ma-cédoine . Denys Y Africain , & Eustathius , donnent ce nom àdivers peuples; celúi-ci aux Hyperboréens , & l’autre aux Ethio-piens , qui sont près de l’Ocean Atlantique .
Les Sqavans donnent ordinairement ce nom à ceux qui ontvécu un grand nombre d’années. Nous conserverons ici uneliste des plus illustres M aérobies, commençant par Mathusalem ,qui a vécu le plus long-tems, & continuant jusques à ceuxqui ont atteint seulement l’âge de 100. ans.
AVANT LE DELUGE.
Mathusalem , fils d’Henoch,
Jared, fils de Malaléel,
APRES LE D E LU
a vécu 969. ans.
962.
9 ?o.
9 î°-
912.
910.
90?.
89;.
777 .
Sem , fils de Noe , Patriarche,
Un nommé Dando , dont parle Valere-Maxime & Pline,Caïnan, fils d’Arphaxad, Patriarche,
Heber, Patriarche,
Sala, Patriarche ,
Un homme qui passa par Venise , Tan 1687. ayant déjaPhaleg, Patriarche, J '
Rheu , Patriarche,
Arphaxad, Patriarche,
Un Indien, dont parle Massée, /. n.
Sarug, Patriarche,
Pictoreus d’iEtolie,
Un Bracmane, dont parle Nicolas de ComitTharé, père d’Abraham,
Saint Reisigem , dont Bollandus parle au le. JanvierIfiac, Patriarche, fils d’Abraham , ’
Cinyras, Roi de Cypre,
Jean d’Estampes ou des Tems, Ecuyer de Charlemagne
Epimenide, de l’Isle de Crête, nemagne,
Marc tulloniusde Bologne, du tems de l’Empereur ClaudeArganthomus, Roi des Tarteflicns, empereur uaude
500.
460.
460.
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400.
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300.
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