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Tome V
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avec A. Attäius , Consul Pan 310. avec Serapronius , & lan 51;.avec Q. Lutatius Cerco. La révolte & la défaite des Falisquesleur fournit une ocasion de triomphe ; ils vainquirent en sixjours ces ennemis de Rome ; leur tuèrent quinze mille hommes-,leur ôtèrent la moitié de leurs terres ; & leur laissèrent le resteavec la paix & la liberté. Manlíus laissa A. Manlius , Consullan 390. de Rome, & 164. avant Jésus Christ avec Q, Cassius& T. ou M. Manlius Torquatus , Consul lan 589. avec Cn. Oc-tavius. II étoit excellent Jurisconsulte, Sc eut un fils de mêmenom que lui, quil ne voulut pas voir, parce quif fut acufé parles Macédoniens davoir pillé leur Province, dont il étoit Gou-verneur. Manlíus fut encore Consul lan 605. de Rome , & 149.avant Jésus Christ avec L. Martins. 11 s commencèrent la troi-sième guerre Punique , & eurent ordre daller détruire Carthage.Asdrubal fe mit en campagne avec vingt mille hommes ; & futpoursuivi par Manlíus qui se précipita dans un défilé, il au-roitpéri, si la prudence de Scipion, lun des Tribuns, ne leneútretiré. II avoit composé divers ouvrages de Droit. Cicéron , Pompo-nius, & plusieurs autres en parlent avec éloge. La famille desManliens a produit dautres célèbres Magistrats, entre lesquelson peut mettre Manilius , Tribun du peuple , qui lan 688- deRome, & 66. avant Jésus Christ , fit en faveur de Pompée , laloi qui de son nom fut dite Manìlia , & qui donnoit à Pompee la commission de faire la guerre contre Mithridate . Cest pourcette même loi que Cicéron prononça une de ses Oraisons, prolege Manilia. * Tite-Live. Denys d Halicarnasfi. Polybe . Plu-tarque. Pline. Cassiodore. Cicero , deOrat. de stnib. frc. Anto-nios Augustinus, Ue Legibus p. mihi 107. edit. Lugd. Francise.Fabri 1,-92. Rutiius, en Fit. Jurisi. Richardus Strenius, de sa-mt l. Roman. fre.

MANLIEU, en latin Magma Lotus , village avec Abbayedans lAuvergne près de la ville dTssoire. * Maty, DiBion.

MANLIUS, surnommé Lucius, Peintre fameux, lequel ré-pondit à Semilius qui sétonnoit de lui voir des enfans si laidspour un Peintre íi habile : In luce pìngo ; in tenebrss fing 0. Jefats mes portraits le jour, fr mes enfans la nuit.

MANLIUS, surnommé Capitolinm , Consul & Capitaine Ro-main , porta les armes dès lâge de 16. ans , & mérita 37. foisdes récompenses militaires ; cest lui, qui dans le Capitule, lors-que Rome fut prise par les Gaulois Pan 364. de Rome , & 390.avant Jésm.Christ , sétant réveillé aux cris des oyes repoussa lesennemis qui vouloient surprendre cette forteresse à la faveur dela nuit. Cest pour cette raiíim que les Romains lui donnèrent le sur-nom de Capìtolin ? & de Conservateur de la ville. Dans la fuiteaprès avoir excite le peuple contre le Sénat , il fut convaincudaspirer à la Royauté : ce qui fut cause quon le précipita duhaut en bas du Capitale Pan 370. de Rome & 384. avant Jésùs-Christ. * Tite-Live, /. y. fr 6. Florus , l. 1. c. 13. fr 26. Eu-trope, I.-2. e. 13. Valere Maxime, l. 6. c. 3. Pline , l. 7. c. iZ.Aurelius Victor , de vir. illust. c. 24.

MANLIUS , (Titus) Jurisconsulte, ayant été choisi pour Jugeentre les Macédoniens & son fils Silanus, après avoir entendules parties, prononça cette sentence : Ayant été prouvé que monfils Silanus a reqú de F argent , je le juge indigne de la Républiquefr de ma maifin , fr je lui ordonne de ne fi pat présenter de-vant moy. Silanus eut tant de douleur de ce jugement, quilfe pendit la nuit suivante. Son père ne voulut pas assister à sesfunérailles. * Valere Maxim. /. 3. r. 8-

MANLIUS, surnommé Torquatus , étoit fils dun autre Man-lius, que fa sévérité fit nommer Imperiofiss , le même que le Sé-nat choisit Pan 391. de Rome , & 363. avant Jésût-Ckrift, pourplanter le clou dans le Temple dune certaine Divinité, afin dedélivrer la ville de Rome dune fâcheuse contagion dont elleétoit affligée. Torquatus avoit Pesprit vif, mais peu de facilitéà parler; ce qui fit que son père le tint presque par force à lacampagne. Ce procédé de Manlius le père, parut extraordinaireà Pompée , Tribun du peuple, qui forma le dessein de Pacuferdevant les Juges. Torquatus le sçut, vint à la ville ; & étantentré chez ce Tribun, il lui fit jurer le poignard à la main, quilne poursuivrorfpoint cette acusation contre celui auquel il de-voir la vie. II fut Tribun militaire dans le tems que Sulpicius étoit Dictateur, tua un soldat Gaulois qui lavoit apellé en duel,& lui arracha une chaîne ou collier dor , ce qui lui fit mériterle nom de Torquatus . Depuis.il fut souvent Consul, & dans unde ses Consulats en Pan 414. de Rome, & 340. avant Jésûs-Christ , poursuivant la guerre contre les Latins, il fit couper latête à son propre fils, parce quil avoit combattu contre fa dé-fense, bien quil eût remporté la victoire. II vainquit les enne-mis près du fleuve Vesiris ; dans le tems que so« collègue De-cius Mus se dévoiia à la mort pour fa patrie. Manlius refusa uneautrefois le Consulat, disant: f uil ne lui étoit plus possible desouffrir les vices du peuple ; comme le peuple ne pouvoit plusfeufpir sa sévérité. Elie étoit extraordinaire, & passa en pro-verbe, Manliana imperia. * Tite-Live, t. 7. Valere Maxime , /.%. c. 9. Aurelius Victor, de Vtr. illust. c. 28. Florus , &c.

MANLIUS , (C.) dit Fulfi, Consul Romain Pan 363. deRome, <L r89- avant JesUs-Chrìst avec M. Fulvius Nobilior , futenvoyé pour administrer le gouvernement de la Province , queScipion lAsiatique avoit soumise en Asie . II eut une si grandeambition de triompher, quil déclara de son mouvement la guerreaux Pilidiens & aux Galates qui avoient secouru Antiochus. LeSénat ayant trouvé son procédé déraisonnable, lui résida le triom-phe après la défaite de ces peuples ; mais le peuple le lui acorda.* Tite-Live, l. 38. Florus, /. a. e. 4. Aurelius Victor , de Firstillustrions t. 33.

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MANLIUS; àà FEUX MANILIUS.

MANNE , espèce de pain, qui, à la prière de Moyse, tombadu Ciel pendant les 40. années que les Israélites furent dans ledésert, pour nourrir le peuple de Dieu . Les Israélites siniagi-nèrent dabord que cétoit de la neige, parce que la premièrefois quelle tomba, cen étoit la saison ; mais Moyse les assura quecétoit une nouvelle nourriture qui venoit de la libéralité deDieu . Elle avoit le goût du miel, & la forme dune gommequon nomme bdellion , qui croit fur un arbre semblable à un oli-vier ; & étoit de la grosseur dun grain de coriandre. Moyse or-donna aux Israélites de nen recueillir chaque jour quune cer-taine mesure nommée Gomor\ & lorsque quelquun en ramassoitplus quil nétoit permis, il la trouvoit le lendemain amère &pleine de vers ; ce qui marquoit quìl y avoit dans cette viandequelque chose de surnaturel & de divin. Josephe assure que deson tems il tomboit encore en ce pays- une rosée semblable àcelle que Dieu envoya alors en faveur de Moyse. Les Hébreuxla nomment Manhu: ce qui est en François une manièredinterrogation, comme qui diroit, fjuest-ce que ceci ? & on la-pelle ordinairement manne. Les Israélites sen nourrirent pen-dant quarante ans quils demeurèrent dans le désert, jusques àce quils arrivèrent proche de la ville de Jéricho . * Exod. e. 2.Josephe, tìist. des Juifs. I. 3. fr 3-

On trouve en Arabie une manne naturelle, qui est une espècede miel condensé, qui sattache aux arbres. Saumaise a cru quecétoit cette même manne naturelle , dont les Israélites avoient vécu dans le désert. Mais cette Manne commune nepeut point être la manne miraculeuse des Israélites ; car 1. lamanne commune est un purgatif & non pas un aliment, 2.elle ne tombe pas tous les jours ni en si grande quantité que lamanne des Israélites , & elle fe forme peu à peu , 3. la mannedes Israélites étoit propre à faire du pain, & ne se fondoit pointau feu, comme la manne ordinaire. LAuteur du livre de lasagesse dit, que la manne se proportionnoit au goût de tous ceuxqui en mangeoient, & que chacun y trouvoit de quoi contenterson apetit. Quelques Interprètes prennent ces mots à la lettre,& prétendent que les Israélites y trouvoient le goût quils sou-haitaient ; mais il est plus raisonnable dexpliquer cette expressiondans un autre sens, en disant que la manne avoit un goût agréable,qui pouvoit plaire à ceux qui en mangeoient ; puitquon lit danslExode, que les Israélites sen dégoûtèrent : ce qui ne seroit pasarrivé, íì elle eût eu le goût quils eussent pu souhaiter.

t MANNUS, fils de Tuiston , étoit un Général fort célèbreparmi les anciens Germains, qui, au ra port de Tacite , à cause deson grand mérite, fut mis au rang des Dieux après fa mort.Long tems après fa statué fut révérée par les Rugiens fous lafigure Janus des Romains. " Saxo Grammaticus Itb. 14.Hachenberg. Germ. Med. diff. 8- § 4-

M ANSE'E, cest-à-dire U lac de la Lune , en latin Luna lacus.Ce lac est dans lEvêché de Saltzbourg en Allemagne au Le-vant de la ville de Saltzbourg & près de lAutriche . * Maty,DiBion.

MANOA,que les Espagnols nomment el Dor ado , ville delAmérique méridionale dans la Province de la Guïaae.

MANOE; voyez MANDQE.

MANOSQUE , ville de France en Provence , en latin Ma-nuefia, est située dans une campagne fertile , à une lieue de laDurance, & dans le Diocèse de Sisteron. Quelques Auteurs laprennent pour le Bormanicum de Pline , ou pour /' Alaunicum delitineraire dAntonio & de la table de Peutinger ; dautres croientque cest la Machao ou Macbaovilla de Grégoire de Tours St dePaul Diacre . II y a aparence queile fut ruinée par les Barbares,qui ont souvent fait des courses en Provence . Elle fut rebâtiedans le VIII. siècle par les habitans de trois ou quatre hameauxvoisins. Manosque apartient aux Chevaliers de Malte, par con-ceílion des Comtes de Forcalquier , qui passoient ordinairementlIlyver en cette ville ils avoient un palais. II y a aujourdhuideux Paroisses & diverses Maisons _ religieuses. Le P. Jean Co-lomb!, Jésuite, a publié une Histoire de Manosque , sa patrie,que les curieux pourront consulter. Cette ville fut presque touteruinée en 1708. par des tremblemens de terre, qui commencè-rent le 14. Août, & continuèrent à diverses reprises , jusquaumilieu du mois dOctobre ; les bruits souterrains, qui les acom-pagnoient, se fîisoient entendre jusquà sept à huit lieuës à laronde. Elle en essuya encore plusieurs, tres violents depuis le13. Juin 1713. jusquau 30. * Mémoires du tems.

t MANOUFI, Province de lisle de Madagascar , apellée ainsidun Cap de ce même nom. Elle sétend depuis la rivière de Ma-nanzari jusquà celle de Manghourou ou Mananghouru. Entre cettedernière St le Cap de Manousi, il y en a trois petites qui fontAdrasâda , Tentamamou , & Tentamami. On vient ensuite àcelle de Mananghourou , à douze lieués de laquelle il y en aune autre qui porte bateau, & que lon apelle Avibahé. Elle efttoujours ouverte à son embouchure; & cest peut-être la con-tinuation dun lac qui est dans la Province dAmbohitfmene, 8c.qui Te décharge dans la mer par cette voye. On trouve en-tre Avibahé & Mananghourou la rivière de Sacaville. Celle daTsatsac se va jetter à trois lieués de dans une Baye, que leshabitans apellent Tametari , & les François le port aux prunes , il y a bon mouillage pour les vaisseaux Sc dans laquelle sisvont aussi décharger les rivières de Fourehuaro Sc dFvolthon , laprémière à trois lieués plus avant que celle de Tsatsac, & lautreà une lieue & demi plus loin. * Fiacourt, Histoire de lJsle deMadagascar , ch. %. Th. Corneille, Pift. géogr.

MANRI-