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& qui lui envoveroit sa tête , auroit pour prix la successionau ^Califat immédiatement aptes lui ; & ce ^ c- ^ Abdallahavoit exécuté Pour soutenir les prétentions, il fdlloit des trou-pe-- • il en alla chercher dans le Choruslan, & vint de-laa gran-des journées camper avec une puislante armee auprès de Nih-be Abou Messern qui commandoit 1 armee du Lallte layantharcelé pendant cinq mois, le délit enfin entierement, & lo-bligea à prendre la Fuite. Après la mort d Abou-Meslem que leCalife fit assasliner pour les raisons qu’on peut voir ailleurs , hi-nan de Nifcafuir, Mage ou Adorateur du feu , qui s’etoit ren-du Maître des trésors d’Abou-Meslem , lit révolter la Provincede Chorassan contre Almansor Pan de PHégire 157- Mais il futbientôt défait par Giamhour, que le Calife envoya contre lui.Ce Géi#ral ayant fait un butin considérable, le Calife qui etoitavare envoya un homme exprès pour s’en saisir en son nom ,ee qui causa un 11 grand dépit à Giamhour, qu’il tourna fesarmes contre son Maître. Mais ayant apris qu’il envoyois unegrosse armée contre lui, il quitta la ville de Key où il s’etoitcantonné , & alla se saisir d’ispahan & de tout le pays qui endependoit. 11 demeura quelque tems le Maître dans ces quar-tiers-la ; mais les troupes du Calife s’aprochant de lui & le (er-rant de plus près, il s’enfuit dans l’Adherbigian, où >1 sot vi-vement poursuivi , & enfin défait entièrement Pan de 1 Hegirei; 8 . Almansor ayant requ un affront dans fa Capitale de Haf-chemie où d’Anbar , par des rebelles qui l’y attaquèrent, re-solut de changer de demeure , & songea à bâtir sa nouvelle villede Bagdet, dont il jetta les fondemens Pan i 4 S- de l negire.Ce Prince mourut Pan i; 8 - en faisant le pélérinage de la Mec-que . 11 régna 22. ans & trois mois , & iaiiîà pour successeurMahadi son fils. Les actions les plus éclatantes d’Almaníbrsontla conquête de P Arménie, de la Cilicie & de la Capadoce.D’Herbelot.
MANSOR ou ALMANSOR-BILLAH, fils àeCaëem Betmtr.JUab , dont le nom propre étoit Ijmaël-Abou-Tkaber, commen-ça à régner en Afrique après la mort de son père Pan 554. del’Hégire. 11 étoit de race Fathimite , & prenoit le nom de Ca-life , quoique ce ne fût proprement que son fils & successeur.Moez Ledin Ilìah , qui ayant transporté le liège de son Empirede Caïron au Caire en Egypte, sot proclamé le prémier Calife de cette race. Tous les Historiens qui ont écrit la vie de ceCalife Almansor , louent son éloquence. * D’Herbelot.
M AN SOR > premier du nom , petit-fils de Najfir , sot lesixième de la Dynastie des Samanides, succéda à son frère Ab-delmeiik, régna 15. ans, & mourut Pan de PHégire ;6;. L’an;ç6. il obligea par la force de fes armes Rukneddoulat, Sul-tan de la maison des Bouides^ à lui payer tous les ans la som-me de cent cinquante mille écus tl’or, pour tribut des Etatsqu’il poiïedoit en Perse 11 avoit cependant perdu auparavantla Province de Segeltan, où Khalaf, fils d’Ahmed , s’étoit éta-bli , & d’où Manlòr ne le put jamais chasser. 11 eut aulli àsoutenir long tems la guerre contre Alp-teghim qui remportadeux grands avantages sor lui, qui furent comme les fonde-mens de la puissance des Gaznevides , que Sebekteghin éta-blit depuis sous Nouh , fils & successeur de Mansor. * D’Her-belot.
MANSOR, second fils de Nouh , aulli second du nom ,étoit petit-fils de Manfir , prémier du nom , qui étoit aussi filsde Nouh , prémir du nom pareillement. II succéda à son pèteNouh ; sot le huitième Roi de la Dynastie des Samanides, nerégna qu’un an & demi. Tolon Begh , Turc de nation , quiavoit été esclave de Nouh son père, & éleve jusqu’au commande-ment général de la milice , seíàiiit de lui dans la ville deSarakhsen Chorassan , le dépouilla de fes Etats, & lui fit perdre lavûë, l’an de PHégire 3 89-
M AN SOR, autrement dit Schah Manfir , étoit fils de Mod-hafser, fils de Molerez , sot le V. Sultan de la Dynastie desModafstrnr.s , qui s’étoient rendus Maîtres de la Perle. SchahMansor fu défait & mis à mort par Tamerlan , & la ville deSchiraz, qui étoit devenue la Capitale & le siège royal des Prin-ces de cette Dynastie, avec le reste de la Perse, tomba entre lesmains de ce grand conquérant, l’an 895. de PHégire. * D’Her-belot.
t MANSORE , petite ville d’Afrique dans le Royaume deTremecen , Royaume de Fez. Elle sot bâtie par Jacob d’Al-mansor entre Anaf & Rabat, & l’on n’en voit plus aujourd’huique quelques ruines. Elles sont dans une agréable plaine , àdemi lieue de la côte de l’Ocean sor les bords du Guit, queles Anciens apelloient Dcuo , & que Ptolomée met à íix dégrésdix minutes de longitude , & à 3?. dégrés vingt minutes de la-titude. Le peuple í'e retira dans Rabat lorsque le Roi de Portu-gal fit Pentreprise d’Anaf , & il n’est point revenu depuis.
* Matmol , description du Royaume de Fez, tom. 2. I. 4. c. 1.Th. Corneille , Dift. géogr .
„. 5 .MANSÒURAH , ville d’Egypte bâtie par Al-Mansor11 . tr0l , lleme Calife des Fathimites , qui lui donna son nom :elle est iituee entre le Caire & Damiette fur le bord oriental du?Í! ’ , da 5 ? un I* eu nommé lftirak-tl Neiletn , à cause que lec c 8 Y ., P are en deux branèhes principales. Elle sot rebâtie& fortihee par Al-Malek Al-Kamel, Roi d’Egypte , de la posté-rité de Saladm , pour couvrir le pays de Pinvalion des Francs,r a r? ,enc P r . ,s la ville de Damiette pour la première fois. Elleest ailés grande , plus longue que large , avec neuf ou dix tours.11 y a dalles belles maisons entremêlées d’arbres. * D’Herbelot,hbhotb. orient. Le Brun , voyage au levant.
MANSOURAH OU MANSOURAT , est le nom d’une vil-
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le du pays de Sind , c’est-à-dire , de la partie de l’Indostan, quiest au-deçà du Gange & aux environs du fleuve Indus . On ditqu elle a tiré son nom de ce que Mahmoud , fils de Sebecteghin,fondateur de la Dynastie des Gaznevides , Payant conquise,dit en arabe Noffèrna , Dieu nous a aidé & nous a donne la vic-toire ; car, Manfour ou Manfir , en arabe, signifie viâorieux .D’autres veulent qu'elle ait été bâtie par Abougiafar Almansor,second Calife de la race des Abbassides , fondateur aussi de Bag-dad . Cette ville est exposée à de très grandes chaleurs , quifont qu’il ne croit d’autres arbres dans son terroir , que des pal-miers & des cannes de sucre. II y a une sorte de dattes en cepays-là, qui sont aussi grosses qu’un homme ordinaire, & quiviennent par grappes comme les autres , mais elles n’en ont pasla douceur. Un Auteur Arabe apelle le terroir de Mansourat,une petite Province qui est aux confins de la Perse & des Indesdeçà le Gange , dont la v.ille de Mansourah est la Capitale. C’eíkaparemment la ville qui est nommée Soret dans nos cartes géo-graphiques , & non pas Sourat ou Surate , située dans le Royau-me de Camboya , beaucoup plus connue par les Marchands &par les voyageurs. * D'Heroelot.
t MANSVELD, (Regner de) Philosophe des Païs-Bas d«XVII. siècle , sortoit d’une très bonne famille d’Utrecht où An-toine son père & Jean son Grand-père avoient été Conseillers.Antoine de Mansveld son frère parvint aussi au même emploi.Regner jetta les fondemens de fes études à Utrecht & y fit degrands progrès ; il s’apliqua au grec & à l’hébreu , à la Philo-sophie & à la Théologie . Ce fut pour étudier celle ci qu’il passaà Leide ; il prit depuis le dégré de Docteur en Philosophie àUtrecht & se fit recevoir Ministre . Etant sur le point de partiren qualité de Ministre d’une Ambassade en Espagne on lui offritla Chaire de Professeur en Philosophie à Utrecht , vacante parla mort de Dan. l r oetitn. II enseigna l’ancienne & la nouvellePhilophie ct ne balança pas à changer de sentiment sur diversarticles après un meur examen. Affable & laborieux il soportasour-tout fa dernière maladie avec beaucoup de résignation & depiété, & mourut au mois de Mai. 1671. à la fleur de son âge. I!s’attira fa maladie par son grand attachement aux études & parses profondes méditations. II a publié un traité de légitima ra-tioeinandi ratione , & diverses dissertations. Après fa mort onpublia son ouvrage contre le Tr ail atm Tbeoìogieo-Politicm deSpinosa ; il avoit aussi composé un Commentaire sor 1 ’Encbiri-dtum d’Epictete . * J.G. Graivius in orat tone in obitum Mans-vtldii. Visionnaire allemand de Baie.
MANTAILE , ancien château dans le territoire de Vien-ne en Dauphiné, où fut célébré le Concile , apellé ConciltumMantalenfi. Quelques Auteurs ont crû que le lieu où ce Con-cile a été tenu, est Mante sor la Seine . D’autres tiennent quec’est Montmeillan en Savoye. Guichenon , Historien de Sa-voye , se períiiade que c’étoit une maison de campagne , entreVienne & Valence , dite Nalloìre , rallie aurea. Mais la plu-part croyent que c’est le lieu de Mantoue , marqué dans lacarte de Dauphiné, de Jean Beins.
CONCILE DE MANTAILE.
Boson fit célébrer ce Concile l’an 879- pour se faire élire Roide Provence , d’Arles & de Bourgogne , six Archevêques , dix.sept Evêques , & un très grand nombre d’Abbés & de Seigneursde ces Etats , le déclarèrent leur légitime Souverain. Le PèreSirmond nous a donné dans le III. tome des Conciles de France ,Pacte de cette élection qui commence ainsi : C um veniffèntjan£lt Patres in nomine Domim Salvatorú nofiri , convens umcelebraturi apud Mantalem territorei ritnnenfis , frc. Ce quenous raportons , pour faire voir que Mantaile n’étoit pas loin deVienne .
T , isie ae utmerique teptentrionale dans la
nouvelle France . Elle a six lieues de circuit & on la trouve encourant la côte qui est après Pemboûchure de la rivière de St.Jean. II y en a là un aisés grand nombre de dispersées dans unGolfe, & séparées les unes des autres par divers canaux quisont plusieurs ports ct havres. II y a là aulli un passage pour al-ler à la rivière des Eltechemins. * Laét Ind. occident. I. 2. c. 17.Th. Corneille , ViSl. gíogr.
S MANTE , en latin Medunta , dite la Jolie , ville deFrance fur la Seine , dans le Diocèse de Chartres, à douze lieuesau-délions de Paris , a eu autrefois titre de Comté , & etoit de-rendue par une citadelle , que Henri IV . fit détruire à ia prièredes raniiens. Son fcgliíè , qui eit Collégiale , fut bâtie & son-dee par Jeanne , tille de France , dont on voit le tombeau àcôte du grand Autel. 11 y a Bailliage & Présidial, Prévôté desMaréchaux , election, grenier à sel , & hôtel de Ville On yvoit plusieurs Couvents tant d’hommes que de filles. Charles V .Reu de France , y fonda l’an 13“í- le Monastère des Celeltins,dont 1 enclos & le coteau est renommé pour produire le meil-eur vin trancois. Philippe Auguste mourut à Mante le iq.Juil-e ni). , Roi Henri IV . y tint, pour la première fois deson regne , Chapitre de l’Ordredu St. Esprit , & y donna cet^ enaud d« beatme, Archevêque de Bourges, & au Mare-chai de Biron. On pâlie la Seine à Mante sor un beau pont dear . ciles - feinte rivière y tonne plusieurs Isles,u 1 p, ? n <’ P res , de Mante, est un très agréable lieu;
S àix côtes par la Seine ct orné d’un plan d’ormeauxqm forme une avenue d une beauté singulière. ' D’Achery, Sfi.2. p. 4 7 i lganl ° dC laForce ’ à. description de la France,tom .
que.