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t MANTZ , C Felix ) fils de Jean Mantz, Docteur en Droit,Prévôt du Chapitre de la Cathédrale de Zuric , & Chanoine deSuten, étoít fort versé dans la langue hébraïque. Ce fut parlà qu’il rendit de très bons services à Zwîngle pendant qu'il tra-vailloit à la traduction de la Bible . II s’infatua dans la fuitedes principes de Thomas Aluntzer, & après avoir manqué laChaire de Professeur en hébreu à Zuric en 1929. il tâcha de ré-pandre fa doctrine dans ce Canton. Malgré toutes les mesuresque le Magistrat prit contre lui & les défenses qu’on publia, ilrèûllìt dans l'on dessein & se fit un bon nombre de sectateurs, deforte qu’il forma un nombreux troupeau Anabatilte àZoûicoJfinà une lieue de Zuric. 11 tâcha de faire la même chose à Ro-th au dans la Seigneurie de Greunig & d’y causer même uneémeute. II fut mis en prison en 1926. Tous les mouvemensqu’on se donna pour lui faire changer de sentiment, ne furentpas plus efficaces que la dispute publique qu’il avoit soutenuê le6. Novembre 1929. pendant trois jours. Les tenans du partiRéformé étoient Zwingle, Leo Juda, & Caspar Megander ; lestrois oui parloient pour les scntimens des Anabatilles étoientGrebelius, Mantz & Blawrok. Mantz fut condanné le 9. Jan-vier is a 7 - à être noie, & Blawrok à être fustigé & banni.Mantz en allant au fuplice ne cessoit de parler en faveur defa doctrine, & de prier Dieu de pardonner á ceux qui étoientcoupables de fa mort. Sa mère l’exhortoit à être ferme , & elleeut le courage de le voir aller au fuplice fans verser une larme.Comme il étoit prêt à être jette dans Peau, il prononqa cesparoles, Seigneur, je remets mon eßrit entre tes mains. * Hot-ting. Iltlvet. Kircken-gesih. Hornbeck ,ficmm. p. 198 - DiEl. al-lemand de Baie. Ruchât, Hiß. de la Ré f. tom. i. p. 279. fi494 . Ottii annales Anabapt. ad annitm 1424. fie.
t MANWARING, un des Prédicateurs dont Charles I. &son Ministère se servirent en 1627. pour prêcher comme unedoctrine tirce de l’Ecriture-Sainte, que les sujets font obligésd’obéïr au lloi dans tout ce qu’il commande fans rien examiner.Sibthorp & Manvvarjng se distinguèrent en pressant l’obéïssancepassive. Le dernier avança ; „ Que le Roi n’etoit pas obligé„ d’observer les loix du Royaume , touchant les droits & les„ privilèges des sujets. Que la volonté royale , & le comman-„ dementdu Roi, quand il impose des taxes, ou qu’il emprun-„ te de l’argent, obligent les consciences des sujets sous peine„ de la damnation éternelle. Que ceux qui refusent de prêter„ les sommes à quoi ils sont taxés, commettent une griève„ offense contre la loi de Dieu & la suprême autorité du Roi,„ & se rendent coupables d’impiété , de déloyauté & de rébel-„ lion. Que l’autorite du Parlement n’est point nécessaire pour„ lever des taxes & des subsides , & que les lentes procédures„ de ces grandes assemblées ne sont nullement propres à sccou-„ rir l’Etat dans les nécessités urgentes ; qu’au contraire, elles„ ne font qu'aporter divers obstacles aux desseins du Prince. ,,Manwaring fut condanné dans la Chambre haute , dans le Par-lement suivant, à une amande de mille livres sterling, à faireune réparation publique aux barres des deux Chambres , & àêtre mis en prison, après avoir été suspendu pour trois ans &déclaré indigne de tout emploi ecclésiastique ou civil. Mais leRoi lui accorda son pardon avec un bon bénéfice, & enluiteun Evêché. Cependant en 1628. le Roi fit faire proclamer lafupresiion du Sermon de Manwaring, en ordonnant à tous lesparticuliers qui en auroient des exemplaires, de le porter à unSécrétasse d’Etat, ou à quelque autre Magistrat. * De RapinThoyras, Hiß. d’ Anglet , tom. 7. pag. 336. fie.
<1 MAN U CE , (Aide) Aldus Ptui Manutiuí, célèbre Impri-meur íur la fin du XV. siècle, & au commencement du XVI.étoit né à Bassano dans la Marche Trevisane, d’où vient qu’ilfut surnommé Bajfîar.us, & fut chef de la famille desManuces,Imprimeurs de Venise , illustres par leur scavoir. II donna aupublic une Grammaire grecque, des notes fur Horace, Homere ,&.c. après avoir déja traduit quelques traités de Saint Grégoirede Nazianze , & de Saint Jean de Damas , ouvrages qui onttous rendu son nom immortel. Cet homme extrêmement labo-rieux en publia quelques-uns des anciens, que nous avons avecdexcellentes préfaces de fa façon. 11 épousa la fille d 'AndreaAsculano , Imprimeur de Venise, & en eut Paul Manuce , dontnous parlerons dans la fuite. Aide mourut extrêmement âgé àVenise en l’année 1916. Quelques Auteurs prétendent qu’il aété le premier qui a imprimé le grec correctement & de fuite.Aide Manuce étoit si attaché à ses ocupations, que pour n’enêtre pas détourné par les visites il avoit écrit sor la porte deson cabinet ; ßuisquis es , rogat te Aldus etìam atque etiam,ut fi quìd eft , quoíl d fi velis , perpaucú agas , deinde aSlutumabeas ; nifi tanquam Hercules defiffò Atlanti Fenerss Juppoßtu-•rus bumeros ; fimper entm erit qttod fi tu agas , (fi Aldus .Scaliger a reproché à Erasme de s’être borné à être le Correcteurde Manuce ; mais Erasme lui-même assure qu’il n’avoit pointcorrigé d’autres ouvrages de cet Imprimeur , que ceux qu’il im-primoit pour lui. * Gefner, hsblioth. Le Mire, de script, foc.XFl. Le continuateur de Trithême . Simler. Queníted. Opmer,Btc. de vitis Stephanorum, biblictbtca Faticana. Monsieur de laMonnoye sor Bail. tom. 1. seiilìer, éloges, fit. quatrième édi-tion, tom. 4. p. 317.
*î MANEGE, C Paul) fils d’Alde, né à Venise l’an 1512.fit un grand progrès dans l’intelligence des langues & dans îesbelles lettres , St soûtint très bien la grande réputation que sonpere s etoit aquise. 11 se distingua dans plusieurs villes d’italie ,sor-touta Rome , ou Eie IV. le fit venir pour prendre soin de
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i’Imprimerie apostolique , dans le dessein dé faire imprimer le»Pères de l’Eglise . On le chargea aussi pendant queique temsde la bibliothèque du Vatican . Ce feavant homme publia lesœuvres de Cicéron , avec des notes & des commentaires, & com-posa les traités : De legibus Romand , De dterum apud Roma-nos veteres ratione ; Ue Senatu R mano ; De eivitate Romans ,De eomitiis Romanorum , des épîtres en latin & en italien :Judieium de Poëtts legendú. Nota. in lloratium. Notattoncsin Firgilium. Ses afflictions domestiques avancèrent ses jours.Une de ses filles qui étoit Religieuse, voulut sortir de son Mo-nastère : il la maria, ce qui ne (empêcha fias de vivre dans ledésordre. Les débauches auxquelles il s’étoit abandonné lui-même, lorsqu’il étoit jeune, lui causèrent de grandes incom-modités dans iìi vieillellè, & le rendirent extrêmement mélan-colique. 11 mourut en 1474. âgé de 62. ans. Manuce eut unedispute vive avec Lambin pour scavoir s’ii saloit écrire confûmptumavec un p. ou non. Manuce tenoit l’affirmative , & ayant trou-vé une pierre ancienne où ce mot avoit un p. de fureur il lajetta contre Lambin & lui cassa le nez. 11 composoit ses lettresavec tant de soin, que celles qu’il commençoit au Printems il neles tìnissoit qu’en Automne. * De Thou , Hift. I. 99. Imperialis,in Mufio Hiß. Beverlink, in tont. thron. Opmeri. Le Mire , desiript. sac. XVI. Ghilini, tbeat. Hiß. fie. Teissier, éloges fit.quatrième édition.
Ç MANUCE , (Aide) dit le Jeune, fils de Paul, & petit-fils d’Alde Manuce , fut élevé par Ion père dans les lettres, oùil fit un si grand progrès que dès läge de 14.. ans il donna unCommentaire fur l’ortographe, & il n’en avoit que 19. quand ilcomposa le livre des notes des anciens, & enseigna dans plu-sieurs villes d’Italie, à Venise, à Bologne & à Pise . 11 alla àRome du tems du Pape Sixte V. & obtint de Element V 1 JI. ladirection de l’Imprimerie du Vatican. Dès qu’il fut à Rome ilrépudia fa femme, alin de pouvoir obtenir quelque riche béné-fice ; & peu de tems après il fut pourvu de la charge de Pro-fesseur dans les Humanités. Malgré son scavoir il n’avoit pointd’Auditeur, & il employoit ordinairement l’heure de fa leçon àse promener devant la porte de son Auditoire. Nous avons di-vers ouvrages de fa façon en latin & en italien , comme desCommentaires sor Cicéron : un traité d’ortographe ; trois livresd’épitres, &c. II fut obligé, pour subsister, de vendre l’excei-lente bibliothèque qui étoit dans fa famille, & que son père,son ayeul, & ses grands-oncles aveient recueillie avec grandsoin. On dit qu’elle étoit composée de quatre-vingt mille volu-mes. Aide Manuce mourut Pan 1397. à Rome , où son fçavoitlui attira des éloges pour toute récompense. Jofipb Scaliger &Gravius n’en ont pas fait beaucoup de cas, & il a été traité deplagiaire. * Janus Nicius Eryihrsus , Pinae. I. imag. illufi. c.109. Ghilini, tbeat. d'hnorn. letter. P. I. Crœselius in elg. DeTbou, Hiß. Beyerlink, in ccnt. chron. Opmer. Simler, in epiji.Gefner. Possevin. Teissier, éloges fie. quatrième édition.
MANUE' ou MANUACH , Hébreu , de la Tribu de Dan,est célébré pour avoir été père de Samfin. Un Ange lui an-nonça la naissance de ce fils, qui devoir être Nazaréen, & quinaquit Pan 2880. du monde, & 1199. avant J. C. * Juges, c. 13.
MANUEL de Brienne, Auteur d’un ouvrage de Musique.MANUEL MOSCHOPLLE; voyez MOSCHOPULE, (Ma-nuel) .
MANUEL , l’un des Généraux d’armée de Théophile , Em-pereur des Grecs, & Grand Domestique de 1 Empire, signalaion courage en plusieurs ocasions. Cet Empereur, clans une ba-taille contre les Arabes , vers l’an 840. voyant la défaite de sestroupes, fut tellement saisi de douleur, qu’il demeura immobi-le , comme s’il eût perdu le jugement. Le vaillant Manuel nele pouvant tirer d’entre les mains des ennemis, s’avisa de le me-nacer qu’il le tuëroit s'il ne le suivoit, & lui ayant fait repren-dre ses esprits par ces feintes menaces, il le sauva du danger.Mais peu après il mourut lui même d’une maladie caulle parles blessures qu’il avoit reçues dans ce combat, & fut enterrédans un Monastère qu’il avoit fondé. * Leon le Grammairien,vie de Théophile.
MANUEL CHAR 1 T 0 PULE, Patriarche de Constantinople,succéda Pan 1216. à Maxime, & mourut peu de tems après,avant l’Empire de Jean Ducas, qui commença l’an 1222. 11 afait des règlemens ecclésiastiques, qui sont dans le droit grec-romain, attribués faussement a l’Empereur Manuel Comnene, &qm sont certainement d’un Patriarche de Constantinople : soitde ceiui-ci, soit d un autre Manuel qui succéda à Alethodius,l’an 1243. & qui mourut à la fin de Pan 1294. * M. du Pin,
biblioth. des Auteurs eccléfiafi. du XIII. siécle. Banduri, tmp.orient. I. 8. comm.
vojcx
MANUEL, maison sortie des Rois de CastilleCASTILLE. '
MANUEL CHRYSOLORAS; cherchez CHRYSOLORAS .
MANUEL de Byzance, Historien Grec, qui est cité p;Jean Curopalate, en la préface de son Histoire, est différent cces deux Auteurs dont nous venons de parler.
t MANUEL, (Nicolas) de Berne . II composa & fit joutpubliquement en 1922. deux espèces de Comédies , où il att;quoit d’une manière très vive le Clergé séculier & régulier & ityrannie de la Cour de Rome. 11 y tournoit aussi en ri dieu!les indulgences qui avoient été publiées à Berne . La prémièt