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Tome V
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de ces pièces êtoìt intitulée k Mangeur des morts ; & la secon-de, Parallèle de la\conduite de J. C.'fr de fin prétendu Ficairele Pape. Ces Comédies furent jouées en pleine rue par des en-fàns des Bourgeois pendant le Carnaval . Le Mécredi des cen-dres on porta les indulgences par les rues, en chaptant des chan-sons on se moquoit de cette marchandise papale. Manuelne fut point repris de ces traits hardis, quoique Berne fut en-core Catholique Romaine . Bien loin de, peu de tems après ilfut fait Conseiller. En >328- il étoit Banderet & Commandantde la garnison que lon envoya à Tboun , pour garder cette vil-le contre les entreprises des rebelles. 11 fut ensuite employé endiverses députations, & eut beaucoup de part à la Reformationde quelques Paroisses du Comté de Bade. Nicolas eut trois fils,i°. Jerôme, Baillis de Lausanne en 1357. & Trésorier du Paisde Vaud en 1362. z°. Nicolas , Conseiller & Seigneur de Cro-nay , père àAlbert, qui fut Avoïer. 3 0 . Jean-Rudolf, Baillis deMorges en 1562. * Ruchât, Hiß. de la Réform. frc. tom. 3.p. ;;o.

MANUS'ou HARTMANUS BEIERUS ; cherchez B EIER.

MANZANILLA, MANSERA, ou MANS 1 LLA , en latinManzanilla ;Pomertola , ancien bourg dEfpagne. II est dansle Royaume de Leon , à quatre ou cinq lieues de la ville de cenom, en tirant vers Palencia . * Maty, Diìlion.

MANZINI; cherchez MANCINI.

MANZIUS, (Gaspard) a fait un Commentaire fur les quatrelivres des instituts, imprimé en 164;. & un traité des testamens,publié en 1661. * Konig, biblioth.

AÍANZO , ou LE MANSO, (Jean-Batisté) Marquis de Ville,natif de Naples, dune famille originaire dAmalfi , porta les ar-mes pour le Duc de Savoye, puis pour le Roi dEfpagne sonSouverain. Depuis, étant de retour à Naples, il cultiva les let-tres, & fut un des fondateurs de lAcademie de gli Oziofi deNaples. 11 compose divers traités, comme la vie de TorquatoTasso ; X ErocaUia ; la Poésie Nomicbe ; I. Paradoffì , frc. &mourut le 28. Décembre 1643. âgé de 84. ans. Les Poésies pa-storales du Manso paraient à Venise Pan 163;. in 12 0 . Elles sedivisent en trois parties : dont la prémière comprend les piècesgalantes : la seconde, les sacrées, & la troisième , les morales.11 nétoit pas excellent Poète; mais on ne le compte pas nonplus' fout-à-fiiit parmi les Poètes médiocres. II a fait divers au-tres ouvrages fur lamour profane , & lon peut dire que se pro-se est presque toute erotique : cest-à-dire, quelle ne parle quedavantures tendres & romanesques. * Lorenzo Crasso , elog.d'buom. lester. P. I. Janus Nicius Erythrasus, Pinac. III. imag.illust. c. 12. frc. Nicol. Toppi, biblioth. Napohtan.

MANZUOLI, (Luc) Cardinal, Evêque de Fiefole , àFlorence, il prit lhabit de Religieux dans lOrdre des Humi-liés , fut choisi pour gouverner le Monastère de son Ordre à Flo-rence , en qualité dAbbé , & remplit ses devoirs avec tant dex-actitude, que le Pape Grégoire XII . lui donna lEvêché de Fiefo-le, & le fit depuis Cardinal le 19. Septembre de lan 1408.11 travailla avec foin pour porter le Pape à donner la paix à lE-glise pendant ce schisme déplorable,qui la déchirait alors,& mou-rut peu après à Florence le 14. Septembre de lan 1411. Soncorps fut enterré dans lEglífe des Humiliés, qui est aujourdhuidesservie par les Cordeliers, & l'on voit son tombeau. * Sci-pione Ammirato & Ughel, de £pifi. Fefùl. Saint Antonin, tit. 13.fr 22. Arnoul Wion. Ciaconius, Aubery, &c.

t MAON , ville de la Tribu de Juda. Nabal étoit de Ma-hnn ; & en lisant Jofué 13. v. 35. & 1. Sam. 2;. v. 2. on con-jecture que cette ville nétoit pas éloignée de Carmel. * Relan- PaUßina lib.%.

MAON, ou PORTO MAHON, en latin Mago , petite villesituée fur la côte orientale de lIsle de Minorque , a nuit lieuesde Citadella. Porto Mahnn a un fort beau port, & elle est-fenduë par la citadelle de Saint Philippe. Elle fut prise par lesalliés dans la dernière guerre pour la succession dEfpagne, &elle a été cedée avec l'isle aux Anglois par la paix dUtrecht . *Maty, Diìlion. Mémoires du tems.

MAPES, (Gautier) Anglois, Chanoine de Salisbery, puisPrécenteur de Lincoln , & Archidiacre dOxford , vivoit dans leXIII. siècle, vers lan 1210. fut célèbre sous les règnes des RoisHenri II . Jean & Richard. 11 compose des Poésies setyriquescontre les Papes , les Cardinaux, les Evêques & contre lOrdrede Citeaux , fous le titre de VApocalypse du Pontife Golias, desdérèglement de la Cour de Rome , en quatre pièces contre lesmauvais Eccléfìafiigues. 11 laissa aulli dautres ouvrages, donton pourra voir le dénombrement dans Balée, Lesend , Pitfeus,&c. * AI. Du Pin, bibliothèque des Auteurs eccléfiafiiques du

NUI. ß'ecle.

MAPHE'E ; cherchez MAFFE'E.

MAPFALIQUE, Africain , souffrit le martyre, lan 230. dutems de la persécution de Dece . Saint Cyprien a loué sa con-stance , & iancienne Eglise dAfrique célébrait sa mémoire le 19.Avril, quoique les Martyrologes de France le placent au ,7.du même mois. * Saint Cyprien , ep. 10. -j, 12. fr 27. de lanouvelle édition. Tillemont , mém. de l'Hifi. eccl, Calendariumjfrican. apud Mabillon, anakìl. tom. 3. Bailler, vies des Saints ,mois dAvril.

MAQUEDA, (Ducs de) Grands dEfpagne; voyez GAR-DEN AS. '

MAQIJEDA, Macbeda , bourg avec un château & titre deDuché. 11 est dans 1 a Castille vieille, à sept ou huit lieués deTolède , vers le Couchant. * Maty, Diìlion.

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MAQUIS- Cest un lieu de lAndalousie en Espagne . II estfurie Guadalquivir, à deux lieués au-dessus dAnduxar , & ony voit les ruines de Iancienne Offtgni Laconium, petite ville doterritoire de Cordouë . * Maty, Diìlion .

MARA, cest le nom qui fut donné au lieu les Israélites firent leur cinquième campement, & ils arrivèrent du désertdEthan. Ils venoient de passer la mer Rouge , & ils sy arrêtè-rent pendant huit jours. Ils y trouvèrent une ou plusieurs fon-taines, mais dont les eaux étoient amères, & ils nen pou-voient point boire ; ce qui fit quils nommèrent ce lieu Mara,car le mot de Mar en hébreu signifie amer. Les Israélites ayantgoûté de ces eaux murmurèrent contre Moyse, & furent fur sepoint dexciter une grande sédition. Moyse dans un si grand be-soin sadressa à Dieu, & Dieu lui montra un certain bois , quiljetta dans les eaux, & elles devinrent douces. De Mara ils allè-rent camper en Elim. * Exode, Xlfr 23.

On montre encore aujourdhui à quelques cens pas de la merRouge , tirant vers le Septentrion , certaines fontaines dont le?éaux sont amères ', & quon dit être les mêmes que cellesMara. * Foyez Pierre Belon , l. II. t. 37. fr 39. & Pietro déliaValle, lester XI. Pline en fait aussi mention l. Fl. c. 29. 11 dit

que Ptolomée Philadelphe fit faire un fosse depuis le Nil juf-quaux fontaines amères vers la mer Rouge , pour la joindre aveCle Nil . Mais ces fontaines ne font point les mêmes que cellesde Mara. Car les Israélites marchèrent trois jours après avoitpassé la mer Rouge avant que dy arriver ; & il nétoit pas né-cessaire de marcher st long-tems pour venir à ces fontaines dontparlent les Auteurs que nous venons de citer , qui nen sontéloignées que de quelques heures de chemin. De plus, puis-*quils passèrent la mer pour arriver fur son rivage oriental , se-lon le sentiment le plus reçu & le plus vrai semblable, on nepeut pas croire quils se soient détournés fur leur gauche versces fontaines, puisquils assoient à la montagne de Sinai , quiétoit à leur droite. II faut donc que les fontaines dont parléMoyse fussent plus vers lOrient & plus près du mont Sinai. En-fin on dit que ces fontaines amères sont au nombre de douze ;ce oui fait voir que des personnes peu Versées dans la lecturede lEcriture-Sainte ont confondu les fontaines amères de Maeavec les douze fontaines dElim. Les plus petites conjecturesont quelquefois suffi pour donner de certains noms à dc certai-nes choses, afin dexciter la curiosité des voyageurs, & la dévo-tion des personnes crédules. * Jean le Clerc , dans fin Commen-taire für lExode.

MARA , cest nom que prit Naémi après avoir perdu sonmari & ses deux fils, pour marquer lamertume de son cœur &son affliction. * Ruth. I. 20.

MAR-ABA- Les Syriens attribuent à cet Ecrivain de leur na-tion ,. la version syriaque de tout le Vieux Testament faite fur 1 agrec. Ebed Jesu attribué aussi à ce Mar-Aba, quil nomme Raba-Grand , des Commentaires fur la Genèse , sur les Pseaumes, sorles Proverbes, & sor quelques Epitres de Saint Paul. 11 le faitencore Auteur de divers discours, de quelques épitres fynodi-ques, touchant le gouvernement de lEglise, & de quelquesconstitutions ecclésiastiques. * Ebed Jesu , catalogue des Ecri.vains Chaldéens.

MARABOÏTI, (Frédéric) natif de Gènes, commanda lesarmées de fa patrie qui étoit engagée dans le parti des Guelphes,contre les Gibelins, dans le XII. siécle. On raporte de lui sestratagème suivant. Se voyant poursuivi sur mer par les enne-mis plus forts que lui, il gagna la côte pendant la nuit, & fitmettre dans une chaloupe le fanal de la flotte, qui avoit cou-tume dêtre allumé sor le vaisseau du Général, pour servir dsguide aux autres vaisseaux. 11 commanda à quelques Rameursde faire avancer cette chaloupe vers le rivage le plus proche,tandis que les autres vaisseaux se retireraient fans lumière parune autre route. Les Gibelins suivirent cette lumière, quilscroyoient être à la tête de la flotte génoise , & furent bien sur-pris le lendemain de ne trouver sor le bord que cette chaloupeabandonnée, qui les avoit trompés, & qui avoit facilité la retraitede Marabotti. * üb. Foliet, elog. dar. vir.

MARÂBOUS, Prêtres des Mahométans, dans le pays desNègres en Afrique , ont pour toute science celle de sçavoir lire& écrire larabe, & dinterprêter à leur mode quelques passagesde lAlcoran. lis rendent aussi la justice avec tant dautorité,que leurs sentences, quils prononcent sor le champ, sont fansapel. Ils sapliquept encore à faire des charmes , quils nom-ment Gritgrì r. Ce font de petits billets ils écrivent certainspassages de lAlcoran , avec quelques caractères quils prétendentavoir une force admirable pour taire réussir les desseins de ceuxqui les portent, pour les rendre invulnérables, pour les préférsver de malheurs, ou les guérir de maladies. Les uns portent'ces Grisgris pendus à leur cou ; les autres attachés sor leur esto-mac , & dautres comme les soldats, les mettent à leur tête enforme de papillotes dont ils envelopent leurs cheveux. Les Ma-rasmus vendent très cher ces fortes de billets enchantés, parcsque ces peuples sont extrêmement superstitieux & crédules. 11sles entretiennent aussi dans la créance de la Métempsycose , oupassage des âmes dans dautres corps. * Le Père Gaby, Rélationde la Nigritie.

MARACAIBO ou MARECAYE, ville de la Province dsVenezuela, dans la Castille dOr, en lAmérique méridionalesor la côte du lac de Marecaye , est bâtie à la moderne, & r en',ferme quantité de belles maisons dune architecture fort réguliè-re , & ornées de très beaux balcons, qui ont vue sor un lacdune vaste étendue. Cette ville peut avoir quatre mille habh

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