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rigueur dont Victor en usoit, & malgré les lettres du Pape, lesEglises d’Alie demeurèrent dans la communion de I Egide uni-verselle ; la différence de pratique subsista jusqu au Concile deNicée , avec ce changement néanmoins, que la plupart: des égli-ses d’Asie étoient revenues alors à la pratique de l’Eglde Romai-ne, au lieu que les Eglises d'Orient & de Palestine, qui, du temsdu Pape Victor, étoient dans cette pratique , celebroient alorsla Pâque le quatorzième jour de la Lune , fans attendre le Di-manche. Le Concile de Nicée fit un règlement généra , parlequel il obligea toutes les Eglises de célébrer la Paque le jourdu Dimanche d'après le 14.de la Lune , & l’EmpereurConstan-tin publia ce décret par tout l’Empire Romain. Nonopitant cet-te décilion , il y eut quelques Eglises & tjuelques Eveques, qui«'obstinèrent à conserver leur usage de célébrer la Pâque le 14.jour de la Lune . Ceux ci furent regardes comme rebelles & lchil-matiques, & font ceux que l’on apella Tefsaradetatites ou Quar-todecimans. On a depuis dressé des cycles , pour reglet danschaque année le jour de la célébration de la fête de Pâques .Les règles pour connoitre le jour précis de la fête de Pâques ,font : r. Que cette fête ne se célcbrcroit qu’après l’equinoxe duPrintern?, a. Que l’équinoxe du Printems seroit fixé au a r. deMats. Qu’on choilìroit toujours le Dimanche qui suivroit im-médiatement le 14. de la Lune . 4. Que li le 14. de la Lunetomboit sur un Dimanche , on differeroit au Dimanche suivant,pour ne pas célébrer la Pâque le méme jour que les Juifs. Ainfila pleine Lune, qui règle la fête de Pâques , est celle qui tom-be fur le aï. de Mars, ou fur quelqu’un des joursfuivans ; deforte que la nouvelle Lune précédente est la nouvelle Lune paf-chale. Par exemple, si le 14. de la Lune est le aï. de Mars ,la nouvelle Lune pafchale est le 8-jour de Mars, & le mois quecette Lune compose , est 1 e mois paschal. Suivant cette ordon-nance , le Dimanche de Pâques arrive inclusivement entre leai. de Mars & le a;. d'Avril ; car II le aï. de Mars est le 14.de la Lune , Pâques peut être le aa. mais fi le aï. Mars est leit. de la Lune , le mois paschal ne commencera qu’au 5. jourd’Avril, & ainfi le 14. de la Lune fera le 18. d’Avril, lequelarrivant quelquefois un Dimanche , la fête de Pâques alors fe-ra remise au 2;. d’Avril, qui est le jour de Saint Marc; d’oúest venu le proverbe, lorsque Pâques arrive le 2;. Avril, Gcor-gius mortuum , Marcus refùrgentem , Joannes per eompita vì-dit triumphantem : George l’a vu mort ; Marc , ressuscite ; &Jean , triomphant par les rués : c’est-à dire , que le VendrediSaint a été le jour de Saint George , Pâques le jour de SaintMarc, & la Fête-Dieu le jour de Saint Jean Batiste. Pour con-noitre la nouvelle Lune dans chaque mois, on inventa le nom-bre d’or que l’on marquoit dans les Calendriers , vis à vis dupremier jour de chaque mois lunaire ; mais au lieu du nom-bre d’or, on s’est servi depuis du nombre de l’epacte , que Li-lio Giraldi, Italien, a inventé , & que P. Clavius a mis en prati-que. * Eusebe , Hift. Eccl. I. $. Beda , dt ratione tempor.Tertullien , de pnstript. S. Epiphane , her es. ;o. S. Augustin ,heref r7. Baronius , annal. 17 J.
QiJARTUS , disciple de Saint Paul , dont il fait mentionau seizième chapitre de l’Epitre aux Romains. Le Martyrolo-ge met fa mort le troisième de Novembre.
QUATRE COURONNES , (les Martyrs à Rome dans le IV.siècle , tous quatre frères , à ce que l’on prétend , & nommésSevcre , Severien , Carpopbore , & ViEiortn , Officiers de laPréfecture de Rome , s’étant déclarés Chrétiens dans le temsde la persécution de Dioctétien & de Maximien , furent pris &fouettés avec des fouets armés de plomb , & moururent dansce tourment. Dans les anciens Martyrologes leur fête est mar-quée au 7. d’Août & auS-de Novembre. 11 y avoir dès le temsde S. Grégoire une Eglise à Rome sous le titre des Quatre Cou-ronnés ; mais il n’y a rien de certain fur leut Histoire, les actesde leur martyre étant visiblement suposés. * AEla apud Bolland.Bûcher. Florentinius. Fronton , Calendrier Rom. Anastaf. bi-hlioth. de Tillemont , tom.
QUATRE mille neuf cens soixante & seize Martyrs, tantEvêques que Prêtres, Diacres & autres fidèles mis dans unegrande prison l’an 485. par l’ordre d’Hunneric, Roi des Van-dales , ìk conduit dans le désert. Plulìeurs périrent en che-min. Les autres moururent dans lc lieu affreux de leur exil.Les Martyrologes font mémoire d’eux au r r. d’Octobre. * Vict.de 'sí itte, /. 2. de pcr/ccai. Fandal. Bailset vies des Saints.
QU ATRE-VING 1 S Martyrs a Constantinople , étoient qua-tre-vingts Clercs , envoyés par les Catholiques de Constantinople à I Empereur Valens qui étoit a Nicomedie, pour se plaindre desviolences que ses Ariens exerçoient contr’eux. A la tête de cesquatre-vingts Députés étoient Urbain, Theodore & Menedemequi s’aquitterent de leur commission en présentant une requête
^ j n ?i S? 1 s j p6 n e “ r , fav °rable aux Ariens, donna ordrea Modeste, Préfet du Prétoire , de s’en défaire. Ce Préfet leurdéclara que 1 Empereur les envoyoit en exil , les fit embarqueriur un vaisseau qm n etoit point lesté, & donna ordre aux Ma-telots de mettre le feu au vaisseau , quand il seroit en mer.Cet ordre fut executc , les Matelots mirent le feu au bâtimentquand il fut un peu avance en mer , & se sauvèrent dans unechalouppe : le vent poussa le vaisseau tout enflammé jusou’auhavre .nomme Daetdtze , sur la côte de Bithynie , où I ache-va de se consumer. Les quatre vingts Députés y périrent par
,e fe ,“p°rf Par leaU ’ & ?r C . e . te Stores du titre de Martyrspar 1 Eglise grecque , qu. fait leur fête au ig. de Mai. Le Mar!tvrologe Romain a marque au y. de Sept. & quelques-autresau ,. de Juillet. Socrat . /. 4 . a6 . I. 6 , ,. , 4 . & Sozom
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/. 6. t. 14. Gregor. Nazi an. trat. ad Arianos. Theodoret , /.4. /. 24. Papebrok. Baillet, vies des Saints .
QUATRE OFFICES , apellés par les Flamands fier Am.backten , ce qui signifie la même chose. C’est la partie onenta-le de la Flandre Hollandoise. Elle est entre 1 e pays de Waes,& l’emboûchure occidentale de l’Eseaut, & elle comprendquatre territoires ou offices , qui font Bochoute, Assenene,Axel, & Hulst. Ses lieux principaux font le Sas de Gand ,Hulst , Axel, semeuse , & le fort Philippine. * Maty, Dia.
QUATRE-TEMS, Jeunes de l’Eglise latine dans les quatresaisons de Vannée , pendant trois jours d’une semaine en cha-que saison ; sqavoir, le Mécredi, le Vendredi & le Samedi .Quelques-uns ont attribué l’institution au moins de trois Jeûnespar an aux Apôtres, d’autres au Pape Calixte ; mais cette opi-nion n’elb fondée que fur la fausse décrétais de Calixte. II estcertain que le Jeûne des quatre-tems étoit établi dans l’EgliseRomaine du tems de Saint Leon , qui distingue nettement dansses Sermons les Jeûnes qui se pratiquoient aux quatre-tems desatinée , dans lesquels on jeûnoit le Mécredi, le Vendredi &le Samedi ; seavoir, celui du Printems dans le Carême , celuide l’Eté avant la Pentecôte, celui d’Automne au septième mois,& celui de l’Hyver au dixième. On ne trouve point cet usageétabli dans l’Eglise grecque ; on lit seulement dans les constitu-tions apostoliques qu’il y avoir une semaine de c Jeúne après laPentecôte. Inobservation du Jeûne des quatre-tems a passé del’Eglise Romaine dans les autres Eglises d’Occident ; mais ellen’y a pas été toujours tout à fait uniforme pour ce qui regarde1 e tems & les jours de Jeûne. Le Jeûne des quatre-tems duPrintems s’observoit en la prémière semaine du mois de Mars ;celui de l’Eté, en la seconde semaine du mois de Juin ; celuide l’Automne , en la troisième semaine du mois de Septembre ;& celui d’Hyver, en la quatrième semaine du mois de Decem-bre. Mais le Pape Grégoire VIL vers la fin du XL siècle, or-donna que le Jeûne de Mars seroit observé en la prémière semai-ne du Carême ; celui de Juin dans l’octave de la Pentecôte ;ceux de Septembre & de Décembre demeurans aux jours qu’ilsse faiíbient auparavant. II semble que dans le VII. siècle , au-quel vivoit Saint Isidore, l’Eglise d’Espagne ne connoissoit quedeux des quatre-tems, celui d’après la Pentecôte, & celui dumois de Septembre. Le Concile de Mayence, que Charlema-gne fit assembler en 8* f- psrle des quatre-tems comme d’unétablissement nouveau qui sc faisoit en France , à Limitation del’Eglise de Rome. Les jeûnes des quatre-tems n’ont pas été in-stitués seulement pour consacrer à Dieu les quatre parties del’annéç , par la mortification & la pénitence, comme dit SaintLeon, & pour obtenir Ja bénédiction de Dieu dans ces quatrefaisons ; mais audi pour implorer la grâce du Saint Esprit dansles ordinations des Prêtres & des Diacres , qui sc fàisoient le Sa-medi de ces quatre-tems, comme on voit dans l’épitre 9. duPape Gelase , vers la fin du V. siècle. * Le P. Thomassin,traité bißorique fr dogmatique des Jeúnts de VEglise.
QUATRE VILLES FORESTIERES; voyez FOREST-NOI-RE.
t QUATTROMANI, (Sertorio ) naquit à Cosince , villedu Royaume de Naples , vers l’an 1541. d’une famille très illustre.On scait peu de chose de sa jeunesse & de son éducation, onpeut seulement conjecturer qu’il fut lui-même son maître dans l’é-tude des belles lettres. Etant à Rome en 1961. il eut ocasiond’y eonnoitre les bons Auteurs & d’y converser avec plusieurs sca.vants hommes , dont il cultiva depuis avec foin l’amitié &en-tr antres Hannibal Caso , serome & Fabio Colonna > FrançoisPatrici» , François Boutio , Jeróme Wcecbieti , Torquato Bem-bo , & Mannte. Ce dernier lui procura une entrée dansla bibliothèque du \ atican , oû il leut avec beaucoup duplicationles Poetes Grecs , & même les anciens Provençaux , Siciliens*Volcans , dont il faisoit beaucoup de eas , à ce qu’il paroit parses lettres, quoiqu’ils soyent à présent peu connus & peu estimés.Sa vie a cte fort ambulante & s’elt passée presque toute en voya-ge , a Rome, a Naples & ailleurs. En 1988- il entra au servicede Ferrante Carafa , Duc de Nocera , dont il loué beaucoup lesbelles qualités, & qui aimoit, à ce qu’il affûte , les sciencespar goût & par me ,nation , & ne faisoit point comme tant d’au-tres, qui prennent chez eux des Sçavans seulement pour la pompe“Y 1 ?“ 5 maniéré qu’ils y mettent des statués & des peintures!H lu! dédia lannee suivante un abrégé qu’il publia de la Philoso-phie de Bernardin Telesio. Quoiqu’il allât de tems en tems re-voir la patrie, il demeura toujours au service du Duc jusques àfa mort: , qui arriva a la fin de Vannée i;yj. Cette niortle mitfort a 1 étroit ; car il avoir fort peu de bien, & il n’en avoirguere amasse auprès de lui. L’atfectien & l’eltime qu’il lui té-moignoit , & les caresses qu’il en recevoit pendant fa vie , l’em-pechoient alors de sc plaindre de son peu de libéralité à sonégard ; mais tout cela ne lui étoit pas d’un grand secours après
1 h? 01 ?' de chercher de quoi subsister, il accepta avec
piailir les offres du Prince de Sttghano , Seigneur de Sabionetta,qui etoit aulli de la maison Carafa , & qui étant un homme delettres , faisoit beaucoup de cas de lui. Ainsi après avoir faitun tour dans fa patrie , il entra à son service. 11 y étoit en 1597.mais il n’y demeura pas long.tems , peut être parce que la bien-veillance que ce Prince lui avoir témoigné ne fut pas de durée ,& l^e la jalousie & les raports des courtisans altérèrent les bon-- nés dilpohtions oú il étoit à son égard. II passa l’année 1^98.en partie à Cosence , & en partie à Naples . Le Prince diäaScalea de la maison SfineUi , lui témoigna beaucoup de bonnevolonté , mais il le perdit en 1600. & cette perte lui causa beau-coup de chagrin. II demeura le reste de ses jours dans fa patrie,
ou