LIVRE VI, CHAPITRE V. 15les grandes années, parce qu’on ne trouve point àvendre. Les magaíins íont impossibles dans lesVilles , à cause des entrées. Ii n’en fera pas ainsidans bérat de liberté. Le commerce, assuré d’undébit favorable j Sc délivré de toute gêne, se char-gera de i’excédant de la consommation annuelle,& soutiendra la valeur. Ce prix, soutenu dans lesbonnes années, mettra en état de supporter lesmauvaises, qui font si fréquentes, Lc dans lesquellesla cherté ne dédommage pas du défaut de récolte.
La vigne ne rapporte rien pendant les premièresannées : on l’exemptera de tout impôt pendant cinqans. J’en parlerai dans le Livre suivant, ChapitreXVI.
L'impôt de remplacement sera payable par lefermier pour les vignes qui seront affermées lors dela réforme , puisque c’est au Fermier que profiterala suppression des Aides.
Je reviendrai encore, dans le Livre suivant,Chapitre XVI, sur l’impôt de la vigne.
CHAPITRE V.
De VImpôt personnel de supplément.
Nous avons vu, Livre IV, Chap. XIV, quepour remplacer le surplus de la Ferme, il étoit né-cessaire d établir un impôt personnel de 30 millions;qu’ii étoit à propos & très possible de n’en rien fairesupporter aux campagnes ; qu’en soulageant Paris environ des trois quarts fur les impôts qui s’y páient,il peut fournir r6 millions, & que les 14 millions