LIVRE VIII, CHAPITRE XIX. 251administration , i’iir.pôt 11e doic pas être établi fureux arbitrairement comme il l’elt aujourd’hui. Onne peut le rendre fixe & proportionnel qssen esti-mant le revenu de tous ses biens , comme celuide tous les autres héritages j Sc il faut estimer mêmecelui des biens non affermés, parce qu’ils peuventl’être demain. Or cette estimation est contraire auxprétentions du Clergé , & à l’immunité qustl ré-clame : son opposition à la Déclaration de 17 50 enest la preuve. II veut bien contribuer par des som-mes arbitraires qu’il accorde ; mais il prétend queses biens font une classe à part, Sc que ses revenusne doivent être ni évalués ni connus.
Qsson juge, d’après ces raisons, si ^administra-tion du Clergé est conciliable avec la réforme del’impôt. Ce ne font pas les abus intérieurs de larépartition qui doivent occuper ici ; le Clergé està portée de les réformer quand il jugera à pro-pos ; mais fa répartition fut elle autant juste quellepeut l’être , l’inconvénìent de son administrationen elle-même n’en sera pas moindre au momentoù l’on voudra entreprendre d’une maniéré solideSc durable la résonne de l'impôt.
A u reste, il n’y a aucun reproche à faire au Clergéd’avoir été attaché jusqu’ici à son administration.Ce sentiment n’a rien que de naturel. Tout Corpssoutient ses privilèges, & regarde comme un devoirpour lui de les soutenir. Et voilà où est le dangerd’avoir laissé la société se diviser Sc se partager eudes sociétés particulières. Mais cette faute est lafaute ancienne du Gouvernement, ou plutôt descirconstances , Sc non celle du Ciergé ; Sc il neseroit blâmab'e que dans le cas où un nouvel ordrede choses se présentant, il se refuserait au bien