LIFRE IX, CHAPITRE F. 17$produisit 300,000 liv. Cette bagatelle valoit-clle lapeme de mettre toute Industrie à la mèrci desTraitans , 8 c de donner un exemple qui devint per-nicieux fous les ministères suivans?
Le Roi n’a pas tiré, depuis un siecle, un secoursde 40 millions des Communautés par toutes les in-ventions du régime fiscal, par la création des bre-vets, qui, depuis 1581 jusqu’en 1673, avoir déjàété faite par cent cinquante Lettres patentes, donton aiiénoit le produit à des Traitans, qui, en em-pêchant toute réception , même des fils de maîtres,jusqu’à ce que leurs brevets su Ile n t débités, f'or-çoient les Communautés de les acheter. Et com-bien n’a-t-il pas été créé encore de brevets depuis1673 ! Quelle foule innombrable d offices n’a-t-onpas créés à la fin du regne de Louis XIV , qu’on afait racheter aux Communautés, tous offices ridi-cules & illusoires, érigés fous les titres de Gardes,Syndics, Auditeurs des Comptes, Contrôleurs,Greffiers , Trésoriers, Payeurs, &c. ftc. ! Et cesprétendus secours n’onc été que des emprunts rui-neux , par les gages & rentes dont le Roi s’est chargé.L’Auteur de 1 Ouvrage que j’ai cité ci dessus, íaicvoir que Rétablissement des jurandes & toute lapolicedesCommunautés grevoic l'mdusttie nationale& le commerce d’au moins 12 millions par an. Ona donc, en un siecle, mis une surcharge de 1200millions pour procurer au Roi dans le même espaceun secours faux Sc illusoire de 40 millions. Quelleopération ruineuse, lorsqu’on rapproche la fin desmoyens, & qu’on la soumet au calcul '. Rétablis-sement des maîtrises, avec toutes ses suites, estdonc une charge des plus onéreuses, qiu se perdtoute entiers sn faux frais, dont il ue revient tien i
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