LIVRE IX, CHAPITRE X. i 9 ilaissât dans leurs maisons, 8c qu’on leur y donnâtles secours nécessaires? Cela est fi vrai, que danslc«HVil!es où il iè trouve des Hôtels-Dieu quireçoivent indistinctement tous les malades, beau-coup de pauvres refusent d’y aller , 8c préfèrentles secours de la charité des Paroisses.
II sestibleque si les Hôtels-Dieu sont nécessaires,ce n’est que pour les étrangers & passans qui n’ontpoint de domicile, & peut-être pour des particu-liers iioiés qui n’ont personne pour les soigner dansleurs maladies. II faudroit donc les réduire â desimples hospices destinés à cet ester. La Ville deParis , qui est le rendez vous d’une infinité d’étran-gers , exige cet établissement 5 les grandes Vil.esde Province l’exigenc aussi pour les étrangers : maisil seroit à souhaiter qu’on pût soulager chez euxles domiciliés.
II ne faudroic donc que de petits Hôtels-Dieu,8c point d Hôpitaux pour les gens en santé.
Si l’on considéré cet établissement du côté deleconomie , 011 reconno&ra que c’est la maniéréla plus dispendieuse de soulager les pauvres, vules frais de manutention, & fur-tout de construc-tion. Qu’oq faste attention aux sommes que lesbâtimens ont coûté ; on conviendra que si ce fondseût été placé en fonds productifs, on auroir bienplus de ressource qu’on n’en a. Presque tous nosHôpitaux font ruinés 8c réduits aux expédiera ,& un grand nombre fe font ruinés par les bâti-mens. • ~ r “■
Si l’on prend le parti de conserver les Hôpi-taux tels qû’ils existent, il faut, en leur ôtant lesoctrois, en remplacer le produit : & il semble qu anne peut le faite que de r deux maniérés , ou en
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