2?8 LIVRE IX, CHAPITRE XI.
Au moyen de ces secours, on ne souffrira plusque personne mendie dans les Villes.
Malgré toutes les dépenses qu’on a faires pourbâtir & doter à grands frais des Hôpitaux , on anégligé un établissement de premiere nécessité,c’est celui d’une creche pour les ensans trouvés. Un’y a presque pas de Ville dans le Royaume où onles admette librement Sc fans informer, commecela doit être. On est réduit à les exposer. Dans lesVilles qui ne font pas trop éloignées de Paris . oules y porte de trente ou quarante heues , au risquede les faire mourir en chemin; & l’Hôpital dePars est si obéré & surchargé , qu’il ne peut ysuffire.
Ou établira dans chaque Ville , sous fa direc-tion du Bureau , une maison où l'on recevra tousles ensans trouvés ; Sc au lieu de le? donner à desnourrices, qui trompent presque toujours, on auradans les environs de la Ville des femmes veuves àqui l’on donnera cinq ou six de ces ensans à élever:on lui fera , s’il est nécessaire , l’avance de deux outrois vaches, Sc elle les nourrira , avec du lait dev-'chc , plus iainemenc que ne font la plûpau desnourrices. On vient d’inventer un b beron très-uti'.e à cet eff-t ; on en trouve la description dansles Gazettes d’Agricuirure de 1775. file aura fahlle ou une servante pour soigner les vaches, & nequittera pas ces enfuis de vue. Des Dames chari-tables de la Ville se mêleront du détail, <St y ferontde temps en temps des visites. Cette maniéré deles élever coûtera bien moins que de les disperserà des nourrices. Elle les gardera juíqu’a l’áge denx i lept ans, ou même plus long-temps, Sc lesenverra aux écoles. Ensuite 011 cherchera à les
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