DE L'ABBE DE ST. PIERRE. Si
en cet état, îa meilleure , mais bien là-<k première et la plus naturelle,car
A C"H APITRE IX.
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Et la plus utile.
C ONSIDÉRONS maintenant la droite findu Gouvernement et les obstacles qui l’enéloignent. Cette fin est sans contredit leplus grand intérêt de l’Etat et du Roi; cesobstacles sont, outre le défaut de lumiè-res, l’intérêt particulier des administrateurs ;d’où il suit que , plus ces intérêts particu-liers trouvent de gêne et d’opposition, moinsils balancent l’intérêt public ; de sorte ques’ils pouvoient se heurter et se détruiremutuellement, quelque vifs qu'on les sup-posât, ils deviendroient nuis dans la dé-libération , et l’intérêt public seroit seulécouté. Quel moyen plus sûr peut-on doncavoir d’anéantir tous ces intérêts particu-liers que de les opposer entr’eux par lamultiplication des opinans. Ce qui faitles intérêts particuliers , c’est qu’ils ne s’ac-cordent point; car s’ils s’accordoient ce neseroit plus un intérêt particulier, mais com-mun. Or , en détruisant tous ces intérêtsl’un par l’autre , reste l’intérêt public quidoit gagner dans la délibération tout ceque perdent les intérêts particuliers.
Quand un Yisir opine sans témoins de-vant son maître , qu'est-ce qui gêne aloss