ira L I V ^ E TROISIEME.
k OBSERVATIONS PRELIMINAIRES.
e : I. Le Nom de ce Eoïaume.
je T E plus ancien nom que la France , ait eu, eflcelui de Gaüia, les Gaules , nom qu’elle con-fo ferva après que les Romains s’en furent rendus£ inaitres. On ignore pourquoi les François fu-rent apellez Galli, du nom Latin Gattm, qui figni-£ fie un Coq.
Dans le cinquième Siècle, après la naiffance deJéfus-Chrift, les Francs , peuple d’Allemagne , en-s trèrent dans le païs des Gaules , & y fondèrentun nouveau Roïaume, qu’ils nommèrent en leurlangue Frankfeich , c’eft à dire, le Eqiaume des Francs,\ en latin, Francia, la France .
’■■■ II. Des Frontières.
,= ;; Ce Roïaume elt d’une très grande étendue ;
:C k Sa longueur, du midi au feptentrion, étant de200. lieues, depuis les Pirénées jufqu’à Calais ,fa largeur, du Couchant au Levant, de 23 s. de-‘‘j: puis la pointe de Conquet en Bretagne , jufqu’àStrasbourg , & fon circuit de 780. lieues. LaFrance elt bornée, en partie par la mer, en par-^ P ar d’autres païs.
vç III. Des Mers qui font autour de la Francê .
'' La France aboutit à la mer, dans trois endroits,ji[: ce qui fait que la Nation françoife a étendu foncommerce dans toutes les parties du monde.
Du côté du Nord elle elt bornée par le Canal,0 qu’on