316 Du Roïaume de France.
de proceffion , qui pâlie par toutes les principa-les rues de la ville. De diftance en diitance onvoit des Autels dreiïez devant les maifons, furlefquels le vénérable eft expofé ; Et entre cesAutels il y a des petits Théâtres où l’on fait desconcerts de mufique. Les rues font couvertesde verdure & parfemées de fleurs, & les faça-des des maifons font ornées de riches tapiflè-ries
Il y a deux foires, par an , à Paris ; L’une fetient en Eté dans le fàuxbourg Saint-Laurent,& l’autre en Hiver dans le fàuxbourg Saint-Ger-main. Il s’y fait un concours prefque incroïa-ble de monde, tant de la ville, que des lieuxvoifins. Chacun y étale fa Marchandée & tachede gagner de l’argent, marchands, joueurs defarces, danfeurs de corde, charlatans, joueursde gobelets, coupeurs de bourfes, &c.
IV. Des principales manufactures.
La plus belle manufacture qu’il y ait à Pariseft celle de tapifferie , à laquelle deux cens ou-vriers travaillent continuellement. On l’apellela manufacture ou la fabrique des Gobelins, par-ce que le Maître qui y trouva le fecret de lateinture en écarlatte s’apelloit Gilles Gobelin.
La plus fameufe manufacture, après celle desGobelins eft celle de glaces de miroirs, où il ya quatre cens ouvriers : Les glaces qu’on y fa-brique ne cedent en rien à celles de Venife.
V. Des principales Bibliothèques.
I. La Bibliothèque du Roi eft, fans contredit, la
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