Des Pais - Bas.
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d’un Général a eu la précaution de faire prendredeux paires de fouliers aux fantaffms, pour qu’ilseuffent d’abord dequoi fe réchauffer dès que leursfouliers viendraient à refter dans les boues.
Du refte il n’y a peut-être point de païs pluspropre que celui-ci à être un Théâtre de Guerre,tant par l’abondance des vivres qu’on y trouveà bon prix, & par le grand nombre de villes &de Fortereffes où il y a de bons Magazins, quepar la facilité du tranfport des denrées, qui fefait presque partout par eau. On a aufli ob-.fervé qu’au lieu que les autres païs fe ruinent parla guerre, celui-ci devient plus riche à mefurequ’elle dure plus long tems.
III. Le naturel, le génie Çfj 1 les moeurs des habitant .
Les habitans des Païs-Bas font robuftes, d’unetaille avantageufe, & ont presque tous de l’em-bonpoint : Avec cela ils font propres aux Arts &aux Sciences, laborieux, patiens, d’une humeurjoviale, fîncères & de bonne-foi, ne manquantpoint de complaifance, ni de politeffe envers lesEtrangers. Leur principale aplication eft tour-née du côté du commerce, & il n’y a point deville, où il n’y ait des Manufactures & des Fabri-ques très-floriffantes.
CHAPITRE I.
DU COMTE' D’ARTOIS
L’Artois , en latin, Artejîa, eft fitué près desFrontières de France, & confine «à la Picardie :Il a trente lieues de longueur fur environ vingt-quatre de largeur. Il produit affez de blépour que les habitans en puiffent fournir à leursTom. 1 . Y voifins.