Abandonner Abba fja
que l’on pourroit avoir fur un vaiiïeau
échoué, fur des marchandifes oueffets qui en auroient été fauves, &à toute aélion à ce fujet. De là dérivedans le même fens le mot fuivant
ABANDONNER , lat. Deferere. On ditaulïi abandonner une Place, lorfqu’onl'évacue avant l’arrivée de l’ennemi,faute de pouvoir la défendre.
ABANO , lat. Apanacum , petite villedu diftrict de Padouë en Italie , &fous la domination des Vénitiens. E leeft à une lieue' de Padouë , & eft re-nommée à caufe de fes Bains.
ABAQUE, lat. Abacsu ■ Bureau, tablede Bureau pour compter. On en avoirautrefois, où étoient marquées de certaines divifions des nombres qui fou-lageoient extrêmement le calcul. Lefavant Marc Welfer d’Augsbourg atrès-bien décrit ces Abacrn des An-ciens avec leurs Calculi ductiles & re-duciiles., ejj Scbemata. L’ Abacus Py-tbagoricus eft la fameufe Table Pytha-gorique qui contient la multiplicationdes dix prémiers nombres.
ABARAUS , voyés ABORAUS.
ABASCI.E, AVOGAS1E, ABBASSA, AB-CASS! A, lat. Avogacîa , Province dela Géorgie en Afie , entre la Mingre-lie, la Tartarie Circadienne & la MerNoire . 11 n’y a que quelques bourgs.Les habitans, nommés Abajfes ou Ab-caJJes, font forts & adroits. De là vientque les Turcs les aiment bien pourEfclaves. Quelques Géographes pren-nent l 'AbaJJie & VAvogaJîe pour unefeule Province; d’autres les diftinguent,& mettent la prémière à l’Orient, & lafécondé à l’Occident.
ABA-UYVAR , lat . Aba-Uyvarienfîs Co-mitatm , Palatinat dans la Haute-Hon-grie, furies frontières de Pologne prèsdes monts Crapak, entre les Palatinatsde Tome, de Zemplin & Starotz. Lafortereffe de Cafchau y eft fituée.
ABBA, ABBADAL-CUR1A , petite Isleprès du Zanguebar, dans l’OcéanOriental.
ABBALLABA, APPLEBY, lieu dans leNorthumberland , où fc tient la Jufti-ce du Pays.
ABBASSA, voyés ABASCIE,
_ Abbaye Abbe JJe 3
ABBAŸÈ, c’eft un Couvent dont le*Religieux, ou les Religieufes, fontrégis par un Abbé ou par une Ab-beffe.
ABBE ', lat. Abbiu, Eccléfiaftique d’unrang diftingué, dans l’Eglife Catholi-que-Romaine, quia, ou le Gouver-nement à vie d’un Couvent dont ilporte le nom , ou fimplement le titred’Abbé fans nom de Couvent. Onpeut dire de ceux de cette dernièreforte, qu’ils ont titulumjine vitulo sil y en a beaucoup en Italie & enFrance ; mais en Allemagne on n’envoit guères qui n’ayent la réalité avecle titre. 11 y a aufli des Princes Abbés ,c’eft-à-dire, des Abbés, qui jouïffentdes droits & régales de Prince, & quifont tous les aétes de Supériorité tem-porelle. Tels font les Abbés deKempten , de Berchtokgaden, deCorvey , de S. Emeran à Ratisbonne .11 y a de même les Abbés qu’on nom-me Mitres , parce qu’ils mettent furleurs armes & qu’ils portent la Mitredes Evêques dont la dignité ne diffè-re guères de la leur. Ceux qui n’ontpas ces prérogatives, ne font pas ficonfidérés. Enfin l’on trouve desAbbés dans quelques Pays Proteftans,comme dans celui de Wirtemberg, deMagdebourg , de Brunfwic ilsaffilient aux Etats, & ils ont la direc-tion d’un nombre d’Etudians qu’oaappelle conventuels.
Abbe' ne fignifie fouvent en France qu’un homme habillé de noir ou deviolet, portant le petit colet, & fai-fant mine de fe vouer à l’Etat ecclé-fiaftique; quoiqu’il n’ait point encorede Bénéfice ni même la tonfure.
ABBEFOR T, lat. Abefortia, petite vil-le dans la Province d’Aggerhus e«Norvègue.
ABBEKERK, petit endroit dans la Hol-lande Septentrionale .
ABBESSE, lat. Abbatiffli. Elle eftdans un Couvent de Religieufes cequ’eft l’Abbé dans un Couvent de Re-ligieux. On compte 14 PrincejjetAbbeJJés en Allemagne , lefquelle*font, à raifon de leurs Abbayes, desEtats de l'Empire , & jouïflantes duA z rang