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ABUCARA, (Théodore) Métropolitain de la Province deCarie, avoit été ordonné par Methodius, & eut grande partaux troubles qui agitèrent l’Églife de Conftantinople, au fujet deiaint Ignace & de Photius. Abucara fui vit le parti de Photius,& fut envoyé avec Zacharie, Evêque de Chalcedoine, à laCour de l'Empereur Louis H. Il devoit prêfenter à ce Princeles a êtes du Conciliabule de Conltantinople, & la lettre circu-laire de Photius contre l’Eglilê de Rome , afin de l’exciter à fieféparer de fa communion. Mais à peine s’étoient-ils mis enchemin, que Balile le Macédonien , qui avoit ufurpé l’Empire ,après avoir fait mourir l’Empereur Michel, rappella les Dépu-tés. En 869. Abucara fe prefcnta au Concile de conltantinople,dans la II. féance , & reconnut la faute qu’il avoit faite, enfuivant le parti de Photius. Il obtint le pardon qu’il fouhai-toit, le Patriarche lui accorda la paix, & lui donna place dansl’alfembèée.
Gretfer, qui a donné quelques ouvrages d’un Théodore Abu-cara , croit qu’ils ne font pas du Prélat dont on vient de par-ler, mais d’un autre, que les uns font difciple de faintjeanDamafcène, &queles autres dilèntavoir vécu dès le Vil. fié—cle. Nous avons de cet Abucara divers traités fur differentesmatières de Théologie. 11 y en a plus de quarante contre lesJuifs, contre les Mahométans , contre les hérétiques, & furd’autres fujets. Genebrard mit en latin quinze de ces dialo-
f ues, & les publia. Gretfer les joignit aux autres, que leère Turricn ou lui, avoient traduits, & donna une éditionqui fembloit complète. Mais Arnoldus fit imprimer pour lapremière fois à Paris en i68î- un traité d'Abucara, qu’il avoittrouvé dans la Bibliothèque d’Oxford. On a inféré les œuvresde cet Auteur dans le fupplémentde la Bibliothèque des Pèresdans l’édition de Paris de 1614. & dans les éditions fuivantes.Son traité aç. du fils de Dieu, confubifantiel à ion Père contrelesSarazins, a été donné en grec par M. Cotelier, dans fes no-tes fur les conlfitutions apoffoiiques. * Nicetas, Paphlagon. mvit. S. Ignatii. Al. Du Pin, biblioth. des autbeurs éccl. du IX. Jlè-cle. Bayle, dicl. crit.
ABU-CAUAM THABET, frère de NuredduJat, furnomméDobabs, Prince Arabe de la famille & Dynaltie des Abballides,eut de longs démêlés avec fon frère pour la Principauté de laville & du territoire de Hellah : car ils etoient fomentes par leCalife Caiem, qui lui envoya des troupes fous le commandementdeBelfaliri. Mais enfin les deux frères s’accordèrent aux dé-pens du Calife, l’an de l’Hégire 425. de Jéfus-Chriit 1055.Les Califes Abballides de ce tems là s’étudioient particuliére-ment a entretenir des guerres domeftiques parmi les PrincesAlululmans, qui ne reconnoiffoient plus en eux que la puillànceIpiriiuelle. * D’Herbelot.
ABUDANUS, (Jofeph) eft Auteur d’une hiltoire des Jaco-bites ou Cophtes d’Egypte, de Lybie , & de Numidie, impri-mée à Oxford in 12. en 1678- * Georg. Alatth. Konig, bibl. vet.nov.
ABUDHAHER , cherchés ABUTHAHER & KARMATII.ABUDIACUM, ville ancienne de la Vindelicie. PluiieursGéographes difent que c’elf le bourg ou village du Duché deBavière , qu’on nomme aujourd’hui Apping. D’autres veulentque ce foit celui du même pays qu’on appelle Aoach.
ABUDIUS RUSO , après avoir fervi fous Lentulus Getuli-cus, qui commandoit les légions en Allemagne, voulut lui faire■ des affaires, parce qu’il avoit donné fa fille en mariage au filsde Séjan ; mais au lieu de faire condamner Lentulus, il fut lui-même proferit & chalfé de Rome, après avoir été dépouillé dela charge d’Edile. * Tacite, annal. I. 6.
ABUGEPHET, nommé aulfi ABDALLAH, Roi des Sarra-fins , fuccéda à Abulabas , & régna 22. ans. 11 rebâtit Seleucicplus belle qu’elle n’avoit été, & depuis ce tems-là elle a étéfort célèbre. *Zacuth. J. le Sueur, htjloire de l'EgliJ'c, g? del’Empire fur l’an 755.
ABUHAMA , Die de la Province de Garete au Royaumede Fez. Marmol, defcript. de l’Afriq.
ABUHENUM, fils d’Abul-Hafcen, Roi de Maroc, fit laguerre à fon père durant plufieurs années, & l’ayant vaincudans quelques batailles, par le fecours que lui donna PierreRoi de Caftille, rendit le Royaume de Tunis & de Tremecentributaire de ce dernier. C’eft lui, qui pour fe venger d’Ab-dalla de Grenade, l’empoifonna, par le moyen d’une cafaqueempoifonnée, qu’il lui envoya l’an 15 96. de Jéfus-Chriit, & del’Hegire 799. de forte qu’il mourut trente jours après. Abuhe-num eut pour fuccelfeur fon fils Alahamet. Plufieurs Califes dePerfe ont porté ce nom d’Abul. 11 Alarmol, liv. 3.
ABUHINAN, ville de Bilédulgerid en Afrique, ou plutôtChâteau qui eft fitué fur le bord de la rivière de Gehir, à deuxjournées de la Province de Segelmelfe ; & environné de Quel-ques maifons Sanut le met dans cette Province. Il n’dt ha-bité que de pauvres Arabes, qui n’ayant ni bled ni orge, fenourrilfent de quelques dattes, & de ce qu’ils peuvent volerfor la frontière. * De la Croix, Hijl. d’Afrique , tome 2.
ABU-ÏACOB, Roi de Alaroc, cherchez ALMANSOR-JA-COB.
ABUIAFAR, Calife de Perfe , fit tuer Abufalem, Gouver-neur de Corafan, qui vouloit fe révolter, & rendit par cettemort la tranquillité à tout le Royaume. Il mourut l’an 1 <19.de l’Hégire, félon Texeira, ou fur la fin de 158- folon Elmacin.
* Davity, Defcript de l’AJie.
ABU
A B VIO , ABVIA ou AB A CA, l’une des Isles Philippines ,dans l’Océan Indien ou Oriental. Elle eft lituée entre lesgrandes Isles Luqon ou Canille, & Mindanao & près de celle deCelu, ou los Pintados, de Negoas, de Alasbate, de Tandaye &de Alatan. Elle eft fertile, comme les autres Isles de ce nom,en grains, en riz & en fruits. 11 y a aulli du gibier, & di-verfes mines. On donne encore ce nom d’Abvio à une petitelslequi eft près de la prémière , entre deux autres qui font aullitrès- peu coniiderables ; fqavoir, celle de Bool & de Caburao.
* Sanloa. Baudrand.
*| ABU-îSAAC, BEN-ASSAL, fqavant Maronite, a recueilliles conllitutions de l’Eglife d’Alexandrie, en deux livres, dontle prémier traite de tout ce qui regarde le Gouvernement del’Eglife ; & l’autre, de ce qui concerne les Laïques. AbrahamEcchellenlis a cité ce livre, dont il y a un ancien exemplairedans la bibliothèque du Collège des Maronites à Rome. Ce Maronite étoit Egyptien & il vivoit dans le XIII. fiècle. * AI. Si'mon, hijl, crit. Cave, de Script. Eccl. p. 642.
ABU LA, ville de l’Amérique méridionale dans le Pérou,dans la Province de los Quixos, près du fieuve Napus. Elle eftéloignée de Quito , en tirant vers l’Orient, trente-cinq lieueséfpagnoles. * Hoifman, Eexic. univerj'.
ABULFARAGE, (.Grégoire) fils d’un Àlédecin Chrétien &Jacobite, nommé Aaron, étoir natif de Malaria, ville prochede la fource de l’Euphrate dans l’Arménie. 11 vivoit fur la findu XIII. fiècle & faifoit profelfion du Chriftianifme ; ce quin’empécha point que plufieurs Mahométans n’étudiaffent fouslui. Car il étoit très-habile dans la Alédecine , qu’il exerqoitaulli-bien que fon père. Son nom ferait moins célèbre aujour-d’hui fans l’abregé de l’hiftoire univerfclle qu’il compofa de-puis le commencement du monde jufqu’à fon tems. Sa divi-fion elt en dix parties ou dinaities, dont la prémière contientl’hiftoire des anciens Patriarches, depuis Adam jufqu’à Aloyfe.La fécondé renferme ce qui s’eft paffé fous Jofué & fous les au-tres Juges d’ifraél. Latroifième, ce qui eft arrivé fous leursRois. La quatrième comprend l’hiftoire des Rois Chaldéens.La cinquième, celle des Mages ou Perfans. La fixième , celledes Rois Grecs qui ont été idolâtres. La feptième, celle des Ro-mains. La huitième celle de l’Empire des Grecs fous les Em-pereurs Chrétiens. La neuvième, celles des Commandans Ara-bes , fur laquelle il s’étend plus que fur toutes les autres. En-fin , la dixième dinaftie contient l’hiftoire des Alogols. JI eftbeaucoup plus éxaét fur ce qui regarde les Sarazins &les Tar-tares, que for l’hiftoire des autres Monarchies. Edoüard Po-cockius publia ce livre d’Abulfarage en 1665. avec la verlion la-tine qu’il en avoit faite. Il avoit déjà publié en 16^0. avecbeaucoup de fqavantes notes , un petit extrait de la neuvièmedinaftie de cet Auteur. C’eft ce qu’il intitula, Specimen hijlo-ri.e Arabum , flve Qregorii Abul-Faragii , Malatienfis, de ongi-ne mon bus Arabum JuccinHa narratio. On ne feauroit de-viner en vertu de quoi Abraham Ecchellenlis a donné à nôtreAuteur le nom de Gregerius Bar Hebrœus Syrus. * Al. Simon.Pocock. Bayle, diliion. critiq.
ABULFAGAKE ALESFAHANI, étoit de la race des Om-miades. Cependant rien ne put l’empécher d’embralïer la <è-cte des Schiites, ou partifans d’Ali , de laquelle les Ommiadesavoient été les plus grands ennemis. 11 compofa un livre dechantons arabiques, intitulé , Ketab al agani , qu’il préfenta àSeifeddoulat Sultan de la maifon de Hamadan. Ce Prince le ré-compenfa de mille dinars ou écus d’or ; ce qui n’empècha pasqu’il ne tombât dans une extrême pauvreté, laquelle jointe àune paralyiie, _ qui lui furvint, le contraignit de Vendre fes ou-vrages àSchckiki. Celui-ci les porta en Èfpagne au Calife Mo-ftanfer, fils de Nalfer : c’eft ce qui les a rendus fort rares, &<jui fait qu’on ne les trouve encore aujourd’hui qu’en ce pays-la. Cet Auteur mourut l’an de l’Hégire 356. de J. C. 966. *D’Herbelot.
. ABULFARAGEouABOULFARAGE ALI ESFAHANI, na-tif de la ville de Hifpahan, a écrit l’hiftoire des Barmecides.
* D’Herbelot.
ABULFARAGE, furnommé Biga , & ABULFARAGE AL-KHALEDI , noms de deux grands Poètes, qui tenoient le pre-mier rang dans la Cour du Sultan Seifeddoulat, de la maifonde Hamadan. Ce Prince fut en fon tems le proteéleur des gensde lettres, aufquels il avoit accoutumé de donner de fort gref-fes penlions. * D’Herbelot.
ABULFAR AGE BEN ALI BEN AL-GIOUSI, nom d’un Do-éleur que l’on qualifie encore du titre ou furnom de Hanba/i ,parce qu’il étoit Hanbalite de fecte ; & de celui de Vaez ouPrédicateur , parce qu’il l’emportoit fur tous les autres Prédica-teurs de fon tems. En effet on éftime fort les homélies ou fer-mons qui nous relient de lui. 11 nâquit l’an de l’Hégire y 10.& mourut l’an 597. Omadeddin parlant de lui, dn qu’il a étécelui de tous les gens de fa profelfion, qui s’ell trouvé en plusd’occalions. En effet, il accompagnoit prefque toujours Sala-din , & les autres Princes de fa maifon dans leurs expéditionsmilitaires. * D’Herbelot.
ABULFAR AGE SANGIARI, Poète Perfien, qui vivoit dutems de la grande irruption que firent les Tartarcs fous Gen-ghiskan. Voici la défeription de ce fiècle malheureux. „ Cefut un tems auquel le foleil ne fe levoit que du côte du Cou-chant. Toute forte de jove fut alors bannie de l’univers & ”
les hommes ne paroiffoient être faits que pour fouttrir. Dans "tous les pays que je parcourus, ou je n’y trouvai poànd’hom-”