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ABU-SAID os AB OU-S AID KHARRAZ , homme réputépour làint par les Mufulmans , duquell Jafei à écrit la vie dansla jïcium 75. de fon hiftoire. 11 eft beaucoup cité fur le fujetde la predeftination, * D’Herbelot.
ABU-SAID ou ABOU-SAID SOLTHAN, Général d’arméede Mizra-Babur, tué en bataille par Hindughé. * D’Herbelot.
ABU-SAID ou ABOU-SAID , lixième fils de Cara JofefTur-coman, prémier Sultan de la famille du Mouton Noir. EmirElcander, fécond fils de Cara Jofef, & qui avoitfuccéde àfesEtats l’an de l’Hégire 824. le fit mourir pour quelque foupconqu’il eut de fa conduite l’an de l’Hégire 83°. de Jéfus-Chrift1426. mais la véritable caufe de la mort de ce Prince fut quefon frère voulut s’emparer de la Province d’Adherbighian, com-me il fit; ce qu’il ne pouvoit éxécuterfans la mortd’Abou-Said,qui y commandoit. * D’Herbelot.
ABU-SAID ou ABOU-SAID KHAN, fils deKoufchangiRoidesUzbeks, fuccéda à fon pere dans les Etats de la ProvinceTranfoxane, qu’il gouverna pendant quatre ans fans aucun fuc-cès remarquable, * D’Herbelût.
ABU-TîTOHIFIEN, Africain Morabite , fe foûleva en1051. de Jéfus-Chrift , dans la partie méridionale de l’Afrique,où eltle Biledulgerid. Il s’étoit retiré en ces quartiers pourfuir la domination des Arabes , & il attira à lui une infinité depeuples , fous prétexte de fecoiier le joug, tant des Alahomé-tans de Barbarie , que de ceux d’Efpagne ; & avec une pùil-fante armée , il traverfa les montagnes du grand Atlas, près dela ville d’Agmet, & fe rendit maitre de la Province de Maroc.Puis ayant fournis les Arabes qui polfédoient quelque partie dela Mauritanie Tingitane, 11 établit fon liège dans Agmet, & fe fitappeller Amir-el-Mocelin , c’eft-à-dire , Empereur des Catholi-ques, ou Commandant des Fidèles, prétendant que ce nom luiappartenoit, à caufe de fa fedte. Ses Succelfeurs ont été appel-lés Almoravides parles Hiftoriens , parce qu’ils étoient Morabi-tes, changeant le b en v ; & joignant l’article arabe al. Abul-Téchifien ayant fait une cruelle guerre aux Arabes d’Afrique &aux autres Chefs, & les ayant défaits en plulieurs batailles, ferendit paiiible poffeffeur du Royaume de Alaroc. 11 mourut en1006. de Jéfus-Cfiriit, & de l’Hégire 479. laiffant pour fuccetleur Ion lils Jot'eph. * Murmol, de P Afrique , liv. 2. c. 30.
ABUTHAHER ou ABUDHAHER, Chef d’une feéte d’A-rabes , appellés Carmathes , qui s’élevèrent contre les Mahomé-tans, fur la fin du IX. fiècle, vers l’an 57S- de l’Hégire, 89 <•de l’Ere chrétienne. Elle fut établie par un blafphémateur &un impofteur , qui attira à fon parti plufieurs habitans de lacampagne. Us étoient en petit nombre dans le commencement;mais ils firent de grands progrès , & s’emparèrent de la plusgrande patrie des Provinces d’Erexi & de Hejaci, & pouffèrentleurs conquêtes jufques en Syrie , & jufqu’au grand Caire. CePrince dés l’âge de 18. ans fuccéda à fon père Abufaid ; il pritles villes de Baffora, de Cufa, & fit plufieurs autres conquêtes.Ce fut foùs la conduite d’Abuthaher, que les Carmathes pri-rent & pillèrent la ville de la Mecque, ou ils tuèrent trentemille perfonnes, l’an de l’Hégire 329. & de Jefus-Chrift 940.Ils abattirent la porte du Temple, comblèrent de trois millecorps morts le célèbre puits appellé Zemzen, maffacrèrent mil-le l'ept cens pèlerins , jufques dans l’enceinte du prétendu fan-étuaire de cette Mofquée, lequel fut profané par le cheval d’A-buthaher; & emportèrent la pierre noire, appellée Bbasnat, queles Alahometans révèrent comme un préfent du ciel. C’étoitdans l’éfpérance d’attirer chez eux les pélérinages des Aluful-mans ; mais lorfqu’ils virent que le Temple de la Mecque n’enétoit pas moins fréquenté, ils rendirent cette pierre myllerieufe,après l’avoir gardée 22. ans. Abuthaher étoit déjà mort pai-fibic poffeffeur d’un grand Etat, l’an de l’Hégire 545. & de Jé-fus-Chrift 95?. 11 Pocockius, Not. intérim, bijlor. arab, Bayle,diéiton. crit. Voyez KARA1ATH.
ABU TIN , cherchez ABITIN.
Les noms qui commencent par ABU, qui ne fe trouverontpoint ici, doivent être cherchez par ABOU.
ABYDKNE. On connoît fous ce nom Palephate, l’un desdiiciples d’Ariftote, né à Abydos , & de qui Philon & Théodored’Ilion ont écrit qu’il plut trop à ce Philofophe pour fon hon-neur. Eufebe en citant Palephate, le defigne toujours par lenom de fa patrie ; & les copiftes d’Eufèbe ont altéré ce nomen plufieurs manières différentes; ce qui a fait croire à quel-ques fçavans, qu’Abydène fut différent de Palephate. Suidaslui attribue des traités hiltoriques de l’isle de Cyprès, de cellede Delos & de l'Arabie : maisEufèbene parle que de fes hiftoi-res do Chaldée & d’Alîÿrie. On peut voir, foit dans la chro-nique de cet Auteur, ou dans fon ouvrage delà préparationevangelique, les fragmens qu’il a confervez de ces hiftoires ;& fon n’aura pas de peine à Ravoir ce qu’on doit penfer de laperte qu’on a fait du relie. S. Cyrille, dans fon traite contreJulien, cite aufii Philtoire d’Affyrie ; & Scipion Tetti a affinéqu’il étoit entier en mfc. dans quelque bibliothèque d’Italie, cequi paroit fort douteux. * Voliius , Hijloriens Grecs.
ABYDOS, ville de l’Afie mineure ou Natolie, fur le fa-meux détroit de 1 Hélefpont, ou Bol'phore de Thrace , qui fé-pare l’Euphrate de l’Afie, aujourd’hui détroit de Conllantino-ple. Cette ville , qui, quoique ruinée, retient encore le nomd’Avido, étoit bâtie fur la côte . vis-à-vis celle de Sello, dontelle n’étoit l'eparée que par un trajet d’environ une demi-lieuë. Aujourd’hui ce n’eit plus qu’un village, près duquel les
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Turcs, pour garder l’embouchûre de la mer de Marmora, ontfait bâtir un des deux Châteaux appellés les Dardanelles (VoyezDARDANELLES. ) fituation qui eft néanmoins conteflee parquelques fçavans. 11 y a eu un Evéché à Abydos, & l’Eveque quifut d’abord luffragant de Cyzique, fut eniuite fait Alétropolitain.Long-tems auparavant, cette ville avoit été célèbre, même dutems des fables , par l’avanture d’Hellé , & par les amours deLéandre & de Héro. Elle fut bâtie par les Aliféfierts, apparem-ment en même tems, que Boryfthene dans le Pont, autre Colo,nie du même peuple, c’eft-à-dire, du tems de Gyges, alors Roide Lydie, & Souverain du Pont, auffi-bien que dela Alyfie, quirégna 58- ans, depuis l’an 7x6. avant Jéfus-Chrilt, qui eft la pre-mière année delà XVI. Olympiade. Xerxès, dans fa premièreexpédition en Grèce , joignit les deux rivages de Seftos & d’A-bydos. Cette dernière ville avoit été brulee autrefois par Darius,père de ce Prince, & elle fut miférablement ruinée fous PhilippeRoi de Macédoine. Ce Prince l’alliégea la première année dela CXLV. Olympiade, 200. ans avant l’Ere chrétienne. Les Aby-déniens voyant qu’il refufoit de les recevoir à compolition, s’en-gagèrent avec ferment de périr plutôt que de fe rendre. Pourcet effet les uns reçurent ordre de fe faire tuer fur la brèche, lesautres de mettre le feu emdivers quartiers de la ville, & les au-tres de faire main balle Wr les femmes & les enfans. Il y eneut qui Bluffèrent leur ferment, & qui acceptèrent le quartierque le Roi de Macédoine leur offrit. Cette foiblelfe redoubla larage des autres ; de forte qu’après s’être fait cent reproches, &après avoir injurié leurs Prêtres, ils s’entre-tuèrent tous, fansrefpeét d’âge ni de fexe, & fans être touchés par la tendreffequ’ils dévoient avoir pour leurs pères, leurs femmes & leurs en-fans. Abydos étoit renommée pour fes huîtres , qui étoient ex-cellentes. Ses habitans paffoient pour grands calomniateurs,d’où naquit le proverbe, Ne tentere Abydum. Il faut, dit Erafme,fousentendre naviges. C’eft dans le détroit périlleux d’Abydosque périt Léandre l’amant de Héro. Erafme préfume que liProverbe pourroit bien tirer fa naiffance de cette avanture.Erafmi adagia. * Strabon, /. 13. Pline. /. 4. c. 11. Hérodote,/. 7. Suidas Belo, /. 2. Obfervat, Sanfon. Le Alire , Notit. orbisEptfcop.
AB YDOS, ville d’Egypte, & féjour ordinaire du Roi Mem-non, étoit célèbre par le Palais de ce Prince, par l’oracle du DieuBefa. &par le Temple & le tombeau d’Ofiris. La vénérationdes Egyptiens pour cette fauffe Divinité, fàifoit fouhaiter auxplus grands S igneurs d’entr’eux d’y être enterrés. Cette villeétoit lituée au delfus cfe Diolpolis '& de Tentvris, & au deffousde Ptolémaide, à fept mille cinq cens pas du Nil, qui lui com-muniquoit fes eaux par un canal. On dit que fes habitansavoient en horreur le fon des trompettes, & que les buiffons dafon territoire portaient des fleurs en forme de couronne. Ellefe nomme aujourd’hui Ejjtum, félon Ortelius, ou Abutich, com-me difent quelques autres. * Pline, /. 5. c. 9. Plutarch. de Nide, &Orilide, Strabon, /. 17. Bayle, diH.critiq.
AB YLA, montagne d’Afrique, dans la Alauritanie Tingitane,à l’oppolite de Calpé, autre montagne d’Efpagne, fur le détroitde Gibraltar. C’eft ce que l’on appelle les Colonmes d’Hercu-le ; parce que ce Héros, comme dit la fable, trouvant ces mon-tagnes unies, les fèpara, & ouvrit par ce moyen un pafiàgeaux eaux de l’Océan , pour former ce grand Golfe, qu’on anommé la mer Aléditerranée, à caufe que dans toute fon éten-due elle eft renfermée entre deux terres. D’autres difentqu’Hercule croyant que c’etoit là le bout du monde, y élevaces deux colomnes. Ce qu’il y a de vrai, c’eft que ces mon-tagnes paroiffent de loin comme deux colomnes, à ceux quifont voile vers le détroit. Quelques-uns alfurent que dans l’Islede Cadis il y avoit deux colomnes d’airain de huit coudées dehaut, ou ceux qui avoient achevé leur navigation avoientcoutume d’aller facrifier à Hercule. Encore aujourd’hui on voitdeux tours proche de-là qu’on appelle Torres di Ercnle. Abylaeft appellé Montagne des Singes, par les François ; Sierra de lasManu », par les Efpagnols; & Schemmckelberg^sx les Flamands,à caufe de la grande quantité de linges qu’on y trouve. * Pline,/. 3. c. 1. Pomponius Alela, /. x. c. 5. Strabon, /. 3. Stephan. Alar-mol. Jean de Léon, &c.
ABYLIENS , peuples le long du Nil, voifins des Troglody-tes. * S'teph. de Urbib.
ABYNDiENS, peuples des Indes, dans le Royaume de Sin-da, en deçà du Gange, célébrés par leur commerce avec les Eu-ropéens. * Tefeïra, /. 1. c. 22.
ABYRDOUR, cherchez ABERDORE.
ABYSSO, rivière de Sicile, cherchez ATELARI.
ABYSTETENS, peuples de Libie. * Favorin.
ABZAN, ou APZAN, ou IBZAN, de la Tribu dejuda,fut Juge des Ifraèlites pendant fept ans, après la mort de Jephté.Nous ne trouvons rien de remarquable de lui, linon qu’il euttrente fils qui furent tous mariés, & qui demeuraient chez luiavec leurs femmes; & trente tilles auffi mariées, qui demeu-raient avec leurs maris hors de la maifon de leur pere Abzan.II fut enterré à Bethléem vers l’an du monde 2860. & avantJ. C. 1173. Quelques Rabbins, comme Salomon & le Para-phralte Chaldeen, ont crû que ce Juge des Ifraèlites eft lemême que Booz; mais ils fe font fans doute abufés, fur ceque l’un & l’autre étoit de Bethléem. * Judic. 12. Uffer.Annal.
ABZOEDES, peuples voilais de l’Océan de Schitie. * Pli-ne, l. 6 . c. 13.
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