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homologues par lettres patentes du Roi. L’Académie choifitfiltre ceux de ion corps, un nombre de Profeiïeurs, qui fontdes leçons publiques de Peinture & de Sculpture, ce qui elf dé-fendu à tous autres. Elle peut aulli établir des Ecoles académi-ques dans toutes les villes du Royaume fous fes ordres. Le Roien a fondé une pareille à Rome , où celle de Paris envoie unde fes Reéteurs pour y préiider ; & fa Majefté donne penlion auxétudians qui y ont remporté un des prix, que l’on donne tousles ans. Les Officiers de l'Academie Royale de Paris, font unDirecteur , un Chancelier, quatre Recteurs, & deux Ajoints,douze Prolèlfeurs qui fervent par mois, & huit Ajoints, avec unProfelfeur en Geometrie & Perlpective, & un autre en Anatomiepour ce qui regarde le délfein. 11 y a aulli un Tréforier , &plufieurs Cünfeillers, qui font divifés en deux chiffes, dont lapremière eft compofée de ceux qui font profeilion des arts dePeinture & de Sculpture dans toute leur étendue ; & la fécondé,de ceux qui n’éxcellent que dans quelque partie de la Peinture& de la Sculpture, comme à faire des Portraits, des payfages,des fleurs ou des fruits, en quoi ils ont un talent particulier. Ou-tre quelques Conlèillers amateurs , ainii appellés a caufe de l’a-mour qu’ils ont pour ces arts; il y a encore un Secrétaire del’Académie , qui tient les régiftres, & contresigne toutes les ex-péditions. Les habiles Graveurs font aulli reçus dans cette Com-pagnie. Les élèves, qui n’ont pas allez de capacité pour êtrereçus Académiciens, peuvent fe faire recevoir Alaîtres dans tou-tes les villes du Royaume fur le certificat de celui chez qui ilsont demeuré , fans qu’on leur puilfe apporter aucun empêche-ment. Il eft à remarquer ici, que f Académie Romaine, dite dePaint Luc , fouhaitant de le joindre à l’Académie Royale de Pa-
* ris, élut le Sieur le Brun pour fon Chef. Le Roi agréa la jon-ction de ces deux corps, & en accorda des lettres patentes ; ief-quelles ont été vérifiées au Parlement en 1676. Leurs affem-blees fe font faites à Paris jufques en l’année 1692. au Palais Ro-
• yal, dans l’appartement appelle vulgairement le Palais Brio»,où il y avoit aulli un appartement pour l’Académie Royale d’Ar-chitecture ; mais depuis on les a tranfportés dans les galeries duLouvre.
ACADE'MIE ROYALE D’ARCHITECTURE, Com-pagnie de fçavans Architeétes, établie à Paris par Monlieur Col-bert, Miniftre d’Etat, en l’année 1671. fous la direction du Sur-intendant des bâtimens du Roi.
Il n’y a point d’Etat en Europe, où l’on trouve un plus grandnombre d’Académies des arts & des fciences qu’en Italie : car.en France, éxeepté les Académies dont on vient de parler,atilquelles on peut joindre l’Académie Royale de Soilfons, deNimes, celles d’Arles, d’Angers & de Villefranche enBeaujolois,il n’y en a point de coniidérables. En Angleterre, il 11’y aque la Société Royale de Londres , dont Sprat a fait l’Hiftoire, àl’imitation de celle que M. Peliffon a donnée de l’AcadémieErançoife, celle d’Oxfort,& en Irlande celle de Dublin, quifaflènt quelque bruit. Mais en Italie il y en a une infinité,comme on le peut voir dans le dénombrement qui en a étéfait ci-deffus.
ACADIE ou ACCADIE, grande prefqu’Isle de l’Amériquefeptentrionale, dont elle fait la pointe du côté de l’Océan; elleeft lituée fur la côte de la mer de Canada, entre cette mer &la rivière de faint Laurent. Elle a environ cent lieues de tour.Elle a eu différens Maîtres ; les François en ont été polfcfléurs,enfuite les Anglois, qui l’ont nommée la nouvelle Ecope , Payantprife fur les François, à qui ils l’ont rendue par la paix de Bre-da en 1667. alors les François y ont mis des colonies & fait con-ftruire un beau port nommé le Port-royal, dont le nom eft au-jourd’hui Annapoli, Royale. Enfin par le traité d’Utrect, elleappartient à préfent aux Anglois, qui à la fin de la dernièreguerre l’ont reprife fur les François. Le dedans des terres efthabité par les Souriçois, naturels du pays. Les plus remarqua-bles de fes habitations font le Port-Royal, Touquechet, la HevU,Pafpay , Port-Rollignol, Macomode, Martingo & Mofcou. *Mémoires du tems. Relation de la nouvelle France. Jean de LaétBaudrand
ACADINE, fontaine de Sicile, proche de deux lacs defoufffe & de feu, nommée Déliés. Elle étoit confacrée, avecfes deux lacs, aux deux frères Paliques, & fameufe par les preu-ves de la vérité des fermens qu’on y faifoit. On écrivoit le fer-ment fur des planches de bois, qu’on jettoit enfuite dans le ré-fervoir de la fontaine ; & lorfque ces planches alloient à fondon connoiffoit le parjure : fi au contraire elles furnageoient furl’eau, on ne doutoit plus de la vérité du ferment. On ajoute quecelui qui fe parjurait étoit aveuglé fur le champ, ou memeconfumé par les flammes qui fortoient des deux lacs. Voyez PA-LIQUES. * Ariftote, de mirabil. occult. Etienne de Byzance.Diodore de Sicile, /. 11. AL le Clerc.
ACADRES, peuples de l’Afie dans le Royaume de la Chi-ne , où font maintenant les Provinces de Quiehu , Huquan. *-Nicol. Sanfon. Baudrand.
ACAIRJ, Auteur Arabe d’un livre de Géomance, intitulé,Rem! Megmou. Le mot de Reml chez les Arabes lignifie en gé-néral du Sable, & en particulier un Sable-préparé, fur lequel onmarque plufieurs points, qui fervent à une èfpèce de divination,que nous appelions Géomance. * D’PIerbelot.
ACA'US , LXIII. Roi d’Ecoffe, rechercha l’amitié de l’Em-pereur Charlemagne, avec lequel il contraéfaune alliance per-pétuelle l’an 809. en confidération de quoi, quelques-uns difentque Charlemagne lui permit d’ajouter des fkurs-de-lis-à fes ar-
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mes. Acaius mourut l’an 819. & eut pour fucceffeur CONGAL111 . * Jean Lesle, hijtoire d’Ecojje, mais fur des mémoires peu
certains.
ACALIS , nom défiguré, voyez ACACALLIS.
ACALZIKK, fortereffe confidèrable dans le mont Caucafe,près de laquelle il y a un bourg de quatre ou cinq cens mai-fons habitées par des Turcs, des Arméniens, des Géorgiens, desGrecs & des Juifs. * Chardin, dansJ'es voyages.
ACAMANTE ou ACAA 1 AS, à prêtent Crufocco & CapodiS. Epiphamo, cap ou promontoire de l’isle de Cypre, du côtéde l’Occident. 11 y avoit autrefois une ville épifcopale qu’onappelloit de même, & dont quelques Prélats ont foufcrit dansdivers Conciles. Cette ville eft réduite aujourd’hui à quelquesmaifons. * Strabon, liv. 11. Ptolom. Etienne de Lulignan.Baudrand.
Aü AM ANTIS. (Tribu Acamantide) l’une des 12. Tribusdes Athéniens, ainii appellée d’Acamas fils de Thefee, n’eit con-iiderable que pour avoir été la patrie de Pericles. * Suidas. He-fychius. Stephan. de urbib. Bayle , diliion. critiq.
ACAMANT 1 US , Philolbphe delà ville d’Héliopolis, dontparle Suidas.
ACAM APIXTLI, prémier Roi de Méxique. Les peuplesde ce pays le reçurent du Roi Culhuacan, pour réparer l’injurequ’ils avoient faite à ce dernier en la peribnne de la fille de fonprédeceifeur, qu’ils avoient égorgée cruellement. Acamapixtliaugmenta la ville de Mexique de plufieurs édifices célébrés, &mourut après avoir règne 40. ans, laiflant la liberté aux Mexi-cains de lé choiiir un Roi, bien qu’il eût plufieurs enfans légiti-més. * Acofta, 1 . 8. c. 8. 9. Sf 10.
ACAMARCHiS, Nymphe marine, fille de l’Océan. * Diod.Sicul. I. 6.
ACAMAS, fils de Thèfée, & de Phèdre, félon Sabinus, oud’Antiope, félon Pindare, cité par Plutarque. 11 fut l’un desPrinces Grecs qui fe trouvèrent au liège de Troye, & fut dépu-té avec Diomede, aux Troyens pour redemander Héiène ;mais cette Ambaffade fut inutile. Pendant qu’Acamas etoit aTroye, Laodice fille du Roi Priam, devint amoureufe de lui, &en eut un fils qu’elle fit elever parÆthra, ayeule paternelled’Acamas, qui avoit été enlevée de Lacédémone avec Hélenepar Paris. Cet enfant fut nommé Munytus, félon la plùpart desAuteurs : Plutarque le nomme Munychus. Acamas fut un desGrecs qui s’enfermèrent dans le cheval de bois. En étant lortiil rencontra fa mere Æwra qui lui fit connoître fon fils Aluny-thus. On pourrait croire qu’après la prife de Troye il alla dansl’isle de Cypre, où il y a une montagne & un promontoire defon nom : d’autres difent qu’il alla en Thrace. Etienne deByzance le fait fondateur d’une ville de la grande Phrygie,■nommée Acamamium, & lui fait avoir une guerre contre lesSolymes. Il eft plus vrai-fcmblable qu’il revint à Athènes, où1 une des dix Tribus étoit appellée Acamantide de fon nom.Tzétzès raconte une hiftoire des amours de Phillis &. d’Aca-mas, dans laquelle il a confondu Acamas avec fon frère De-niophon. Voyez DEMOPHOW.
Homère fait mention de deux autres Acamas ; l’un filsd’Antenor, & l’autre Prince de Thrace, qui vint au fecours desTroyens. * Paufanias, liv. 1. 10. Parthenius, in Eroticis, c.
16. Izetzès, in Lycoph. Tryphiodorus, de excid. Troj. Suidas.Steph. de urb. Homer. I/iad. I. 2. Bayle, dict. crit.
ACAMAS,- voyez ACHAMANTE, que d’autres nommentCbrujbcco & Capo difant Epiphamo, eft le cap le plus occidentalde l’isle de Cypre. * Strabon, liv. XIV. Baudrand.
ACAMPSiS, rivière d’Alie dans la Colchide, dont Arienfait mention dans fon Périple.
AC AN ES, (Acana) nom de deux villes d’Afrique affez con-fidérables dans la Guinée. Elles font connues fous le nom d'A-canes le Grand & d ’Acanes le Petit, que les Portugais appel-lent Acanes Pequeüo. C’etoit aulli le nôm d’une ville marchan-de dans l’Ethiopie fur la mer rouge. * Ptolom. liv. 4. Steph.de urb. Baudrand.
ACANGES, nom des volontaires Turcs, qui ne reçoiventpoint de fol de, & ne font la guerre que dans l’éfpérance d*quelque butin. 11 Gratiam, hijtoire de Cypre.
AC AN TA LAUNONA, cherchez ACANTHO-NAULONA.
ACANTHE , ( Acanthus ) que Sophien nomme Eriffo,ville de Alacedoine, dans la Province d’Emboli, avec un Evêchédes Grecs, fuftragant de Theffalonique. Elle eft prés du montAthos, entre le Golfe d’Agiomana & celui de Conteffa. * Pline,/. 4. ch. 10. Baudrand.
AC AN I PIE, jeune Prince nietamorphole en une plante dece nom , que nous nommons branche-ur/me, & dont les feuil-les ont ete employées par les Architectes Grecs, pour orne-ment du chapiteau de la colomne corinthienne. * Vitruve
l. 4. ’
ACANTHE, Acbantm, du grec , plante qu’on
appelle en latin brancba-urpna , parce que fes feuilles reffem-blent aux pattes d’un ours; & en grec parce qu’une
de ces efpcces eft épineufe & affez lèmblable à un chardon. Ily a deux efpèces d’achanthe ; une fauvage qui eft pleine d’épi-nes ; & une autre que l’on cultive, que Virgile appelle molli,.parce qu elle eft flexible & fans epines. C’cft cle cette der-mere que les Sculpteurs Grecs ont pris les ornemens de leursouvrages, de même que les Sculpteurs Gothiques ont imité l’au-tre qui porte des epines, non feulement dans leurs chapiteaux,mais aulli dans les autres ornemens. Ce qui donna ocealion à
eda,