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la grâce; & le touchant Jéfus-Chrift, comme caufe de la grâ-ce; a Cologne en i68v & 1686.
Neuf lettres au 1 *. Mallebranchefut fon fyftèrae, à Cologne en.Fannée 168;. (y fumantes.
Dill'ertation fur le prétendu bonheur des fens, pour fervir deréplique à ce qu’a répondu M. Bayle, ibidem, en 1687.
Quatre FaCtums pour les neveux de M. l’Fvêqued’Ypres, con-tre le P. Corneille Hafiart, Religieux Jéfuite, contenant la réfuta-tion du roman de l’Alfemblée de Bourg-fontaine.
Réfutation de plulieurs calomnies d’un libelle, qui a pourtitre, repouje d'au Lolieuv de Sorbonne, en 1679.
Lettre à M. l’Evêque de Malaga, touchant fa plainte au PapeInnocent XI. en i688-
Avis aux Pères Jéluites fur la procelîion de Luxembourg, àCologne en i68ç.
Avis aux mêmes fur le balet d’Aix, ibid. en 1686.
Défenfes des verfions de l’Ecriture & des offices.de l’Eglifè &des faints Pères, ibid. en 1688.
Jugement équitable fut la cenfure faite par une partie de laFaculté étroite de Théologie de Louvain.
Défenfe de ce jugement.
Remarques fur le 18. tome d’Odoricus Raynaldus.
Réponfe aux propofitions ultérieures de M. Üteyaërt. Ouvra-ges fur l'autorité du Concile général , imprimés a LiUe > en
1687-
Difficultés propofées à M. Steyaërt, en onze parties, dont lestrois premières font la juftification des Pères de l’Oratoire deMons ; la quatrième & la cinquième, fur la leéture de l’Ecriturefainte ; la iixième & la feptième, pour la défenfe du NouveauTeltament de Mons, & contre le P. Simon, avec une dilferta-tion louchant l’exemplaire grec du Nouveau Teltament de Bèze ;& la huitième, fur l’autorité des décrets de l’Inquilition, commen-cées a imprimer en 1691.
Tomes 5. 4. ç. 6. 7. 8. & partie du a. de la Morale pratiquedes Jéfuites, dont le premier elt la jultffication des deux pré-miers volumes, contre la défenfe des nouveaux Chrétiens &Millionnaires du Japon & des Indes, du Père le Tellier; le fé-cond, l’hiltoire de Jean Palafox; le troifième, l’hiltoire de laperfécution de Dom Bernardin de Cardenas Evêque de Para-guay, & de Dom Philippe Pardo, Archevêque de Malines, avecune réponfe au jugement fur le troifième volume de la Moralepratique: le quatrième & le cinquième, l’hiltoire des différendsentre les Millionnaires Jéfuites, ceux de faint Dominique & ceuxde faint François, (ur les Idolâtries Chinoifes ; le dernier, L’in-Itruction du procès fur la calomnie, imprimées depuis s686.jufqu’en 169,-.
Cinq dénonciations du péché philofophique, en 1689. &1690.
Dénonciation de l’héréfie impie, contre le commandementd’aimer Dieu, en 1689.
Quatre plaintes contre les impolteurs qui ont fuppofé un fauxArnauld, avec les lettres & pièces concernant cette affaire, en1690. & 1691.
Avis important au Reéteur des Jéfuites, pour réponfe à la let-tre fur les plaintes de M. Arnauld.
Correction au P. Payen, fur fa réponfe à la juftification de fatroifième plainte.
Le vain triomphe des Jéfuites.
Remarques fur le corollaire de M. Steyaërt, touchant la figna-ture du formulaire, en 1692.
Réflexions fur l’éloquence des Prédicateurs, ou lettres adref-fées à M. du Bois, fur l’avertiflèment qu’il a mis à la tête de fatraduction des fermons de S. Augultin, à Paris en 1695.
Objections fur les méditations métaphyliques de M. Defcartes,imprimées avec Jes méditations.
Grammaire générale & raifonnée, à Paris en 1660.
Elémens de Géométrie.
L’art de penfer, de la première édition.
Lettre à M. Perrault, touchant les fatyres de M. Defpréaux.Concordia libertatis fÿ gratice. M. Arnauld, qui compofa cetouvrage fur la fin de fes jours, y abandonna le fentiment qu’ilavoit foûtenu jufques-là fur l’élfence de la liberté.
Réponfe à la plainte que l’on a faite à M. Arnauld, des ter-mes injurieux dont il fe fert pour décrier la Morale de fes ad-verfaires.
Voilà les ouvrages connus pour être certainement de M. Ar-nauld, qui en tout font environ cent trente-cinq volumes, tantpetits que gros, & tous livres généralement bien écrits, dontquelques-uns palfent pour des chefs-d’ceuvres dans leur genre. *Mémoires bijloriques du tems. Tables des Auteurs du XVII.Jiè -de. Les hommes illujires, qui ont paru en France dans le XVII.Jiècle, par M. Perrault, de l’Académie Françoife, édition de Paris1700.
ARNAULD, (Catherine) fille à’Antoine Arnauld le père,époufa M. le Maître, dont elle a eu M. le Maître & M. deSa-cy, fi connus par leur éfprit & pat.leur pieté. (Voyez LEMAITRE.) Angélique Arnauld, fœur de Catherine, Abbeffe per-pétuelle de Port Royal des Champs, fut nommée à l’âge de n.ans à cette Abbaye en 1602. Elle y mit enfuite la réforme deClairvaux à l’âge de 17. ans. Comme elle palfoit pour un pro-dige d’éfprit, de Ravoir & de vertu, elle fut choilîe a l’âge de27. ou 28. ans, pour réformer l’Abbaye de Maubuilfon : elle ypalfa 4. ou y. ans, pendant lesquels la Sœur Agnès Arnauld eutfa conduite de Port-Royal, en qualité de Coadjutrice. La MèreAngélique transféra foa Monaftère des Champs à Paris, & obtint
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du Roi que dorénavant l’Abbelfe feroit élective 8 c triennale,& elle mourut enfin le 6. Août 1661. âgée de 70. ans. Quatrede fes Cœurs, outre la Mère Agnès, fe firent Religieufes dans ceCouvent, où e/les ont mené une vie très-exemplaire. La MèreAgnès a compofé deux petits livres, dont l’un eft intitulé, lechapeletfècretdu faint Sacrement, imprimé à Paris l’an i6}j. &cenfuré la même année par fept Docteurs; il y en a qui attri-buent cette feuille volante à l’Abbé de làint Cyran. , L’autrel’ image de la Religieujè parfaite S? imparfaite, imprimé suffi àParis l’an 166$. * Mémoires du tems. Bayle, di/t. çrit.
ARNAULD du Ferron, Jurifconfulte& Hiltorien célèbre deFrance, cherchez FERRÜN.
ARNAUTES, peuples d’Albanie fur la côte orientale ditgolfe de Venife, qui font toûjours errans & vagabonds, fansavoir aucune demeure arrêtée. Les Albanois qui fe font habi-tués dans l’isle de Nio, une des Isles de l’Archipel vers l’Europe,Fe nomment auffi Amautes.
ARNAY-LE-DUC, en latin Amaum Ducium, ville del’Auxois dans le Duché de Bourgogne l'ur la rivière d’Arroux,a plufteurs chofes qui méritent d’être remarquées. Pour legouvernement éccléfialtique, outre un Prieuré de l’Ordre de faintBenoît, qui y Rit fondé en 1088* par Girard Seigneur du lieu, ily a une Paroilfe avec Archiprêtré de i’Archidiaconé de Beaunedans le Diocèl'e d’Autun, un Couvent de Capucins, & un d’Ur-fulines, un Collège où les Jéfuites enfeignentles Humanités, Stun Hôpital. Pour le temporel, c’eft un gouvernement particu.lier dans la Lieutenance générale de Roi d’Autun ; un Bailliageparticulier, troifième fiège de l’Auxois, auquel eft unie la Chan-celerie aux contrats, & qui relfortit au Parlement de Dijon, &au Prélidial de Semur. Il y _a de plus une Baronie du relfortdu même Bailliage, une Mairie, un grenier à fel, du Parlement& de la direction de Dijon, & une fubdélégation de l’Inten-dance de Bourgogne. La ville d’Arnay-le-Duc eft la quator-zième de celles qui députent aux Etats de la Province, & ellesy envoyé deux Députés ; mais ellen’eft pas admife à l’éieétionde l’Elu du Tiers-Etat, & elle eft feulement la première deevilles du fécond ordre, qui nomment a tour de roue le fécondAlcade pour examiner l’adminiftration des Elus. Au refte éliseft fituée prefque au milieu de la Province, dans un pays dé-couvert: l’air y eft bon, les environs agréables, & le terroir debonne qualité. * Gareau, defeription du gouv. de Bourg.
ARNDTIUS > (.Jean) eft regardé par les myftiques Protêtdans, comme un homme très-vénérable, grand Maître de la viefpirituclle, un myftique des pius éclairés, en un mot, comme uaSaint. 11 nâquit à Ballcnltad dans le Duché d’Anhalt en içyç.le 27. Décembre. Son père Jacques Arndt étoit Prédicateur dela Cour. 11 fit fes premières études à Afcbersleben, Halber-jiadt & Magdebourg. Après quoi, il s’appliqua à la Méde-cine : mais étant tombe dans une maladie très dangereu-fe, il fit vœu de-changer d’occupation, & d’étudier en Théolo.gie, s’il guériiroit. Etant guéri il accomplit fa promeffe. Iliréquenta les Univerfités d’Hejmftedt, de Wtttenberg, de Bâle,
& de Strasbourg. Il fut Miniftre en fon pays, à l’âge de ag.ans jufqu’en 1590. à Quedlinbourg jufques en 1599. & àBtunfwick. Il éffuya dans, cette dernière ville de grandes tra»verfes. Le fuccès de fes prédications lui fufeita des jaloux par-mi fes confrères, qui devinrent fes ennemis, parce que fon zèlecondamnoit leur nonchalance. Pour le décrier, ils lui attribuè-rent diverfes erreurs ; & la perfécution alla fi loin, qu’il fut ravide quitter Brunfwick, pour fie retirer à Isleb. Il gouverna i’E-glife de ce village pendant trois ans. En i6ir. George Duc deLunebourg, qui avoit une haute idée de fa fainteté, lui donnele foin de l’Eglife de Zell, & le fit Sur-Intendant de toutes cel-les du Duché de Lunebourg. Il vécut dix ans dans cette char-ge; & fa mort qui arriva en 1621. le 21. Mai, âgé de 66. ans,fut accompagnée de circonftances fingulières. On tient qu’ill’avoit prédite à fa femme, en lui difant, au retour de fon der-nier fermon, qu’il avoit fait fon oraifon funèbre. Voici le*principaux chels de doctrine fur lefquels il étoit en difpute aveuceux de fa Communion. Perfuadé que le dérèglement qui rè-gnoit dans les mœurs des Proteftans, ne venoit que de ce qu’à for»avis, ils rejettoient les bonnes œuvres, & qu’ils fe contentaientd’une foi ltérite, comme, fi pour être fauve, il fuffifoit de croireen Jéfus Chrift, & de s’attribuer fes mérites ; il enfeigna quela véritable foi agilfoit nécélTairement par la charité ; qu’unetriftelfe falutaire la précédoit ; qu’elle étoit fuivie d’un renou,velïement parfait; enfin que la foi fanftifiante produifoit né-célfairement des bonnes œuvres. Ses advetfaires l’acculbientauffi d’être fanatique & enthoufiafte. Ils tâchèrent malicieufe.ment de le confondre avec les difciples de Weigelius & le*Frères de la Roze-Croix, & ils lui imputèrent une partie des er-reurs de ces vifionnaires ; parce que fur certaines matières ilparloit, à peu près comme eux, & cjue, comme eux, il préfé-roit la méthode des Doéteurs myftiques à celle des fcholafti.ques. Arndtius s’étoit fort éxercé dans la leéture de Taulére,de Thomas à Kempis, de S. Bernard, & des autres Maîtres dela vie fpirituelle ; on avoue même qu’il n’avoit pas négligé le*livres de Weîgelius; puifqu’il en avoit tranferit dans les lien*plufieurs chapitres. Arndtius eut de grands défenfeurs, doncon peut voir les noms dans les livres que nous citerons. Par-mi fes ennemis Luc Ofiander, Théologien de Tubinge, fut ce*lui qui fe diftingua le plus. Il publia contre Arndtius en 1624.un ouvrage intitulé, jùdicium theologicum. Arndtius écrivit lelien du vrai Cbrijlianifmt en Allemand. Le premier livre pa-Tonh l, Aaaa a r»t