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Tome I
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& Maréchal de France , Prince d’Enrichemont, &c. obtint en1599. la charge de Grand-Maître de l’artillerie, que le Roi Hen-ri IV. érigea en fa faveur, fur le pied de charge de la couron-ne , l’an 160 o. O a lui donna en 1634. le bâton de Maréchalde France.

XII- Maximilien de Bethune, IL du nom , Marquis de Rof-ny , fur pourvu de la charge de Grand-Maître de l’artillerie, parla démiflion de fon père, en 1618 & mourut en 1634.

* Henri de Schomberg, Maréchal de France, exerça l’officede Grand-Maître de l’artillerie par commiüion en 1621. & 1622.

* Antoine Ruzé, Marquis d’Eaffit, Maréchal de France, eutla même commiffion durant la difgrace du Marquis de Rofny.

XL 1 I. Charles de la Porte, Duc de la Meilleraye, Pair & Ma-réchal de France, reçut les provifions de l’Office de Grand-Maî-tre de l’artillerie, en 1634. & mourut en 1664.

XLill. Armand Charles de la Porte, Duc de Mazarin, de laMeilleraye & de Mayenne, Pair de France, & Gouverneur d’Al-face, fut pourvu de oette charge du vivant de fon père, & s’endémit en faveur du Comte du Lude.

XLIV. Henri de Daillon, Comte, puis Duc de Lude, prêta leferment de Grand-Maître de l’artillerie de France, au mois deJuillet 1669. & mourut en 1685.

XLV. Louis de Crevanc, Marquis, puis Duc d’Humières, Ma-séchai de F rance, fut reçu Grand-Maître de l’artillerie au moisde Septembre 1685- U mourut en 1694.

XLV 1 . Louis-Augufte de Bourbon, légitimé de France, Prin-ce fouverain de Dombes, Duc du Maine, Lieutenant général desarmées du Roi, fut nommé Grand-Maître de l’artillerie le 4.

Septembre 1694.

XLV 1 I. Louis-Charles de Bourbon, Comte d’Eu, &c. fut nom-mé en Avril 1710. Grand-Maître de l’artillerie, en furvivancedu Duc du Maine, fon père. * Le P. Anfelme, Hijt. des grandiOfficiers de la couronne.

ARTILLINO ou ARTIC 1 NA, Artkina, montagne de Si-cile, au milieu del’lsle, dans la vallée de Moto, furies confinsdes vallées de Démona & de Mazara. Cette montagne eli forthaute. * Baudrand, Dicï. geagraph.

ARTINES , voyez PIIRAORTES.

ARTOCE, Roi des Ibériens, réfolut de faire la guerre àPompée en faveur de Mfhridate. Il envoya des Ambaffadeursà ce Général, pour traiter avec lui en apparence ; mais en ef-fet, pour épier les moyens de le furprendre. Pompée s’en étantapperqu, prévint Artoce, entra dans fon pays, s’avança jufqu’àAcropolis, dans les détroits du mont Caucafe, & s’empara detoutes les villes & de tous les poftes qui étoient en deçà dufleuve Cyrnus, tandis que le Roi, qui avoit pris la fuite, le re-tiroit au-delà de ce fleuve. Pompée le paria, pourfuivit Artoce,Je pouffa encore au-delà du fleuve Pelote ; & après l’avoir vain-cu , il l’obligea à donner fes fils en otage, pour obtenir la paix,l’an 65. avant J- C. * Plutarch. in Pompe». Dion. I. 37. Orofe,

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ARTOIS, Province des Pays-Bas, avec titre de Comté , auRoi de France -■ elle eft entre la Flandre , la Picardie, le Bou-lonnois & le Cambrefis. La ville capitale eft Arras ; les autresfont Aire, Saint Orner, Bethune, Bapaume, Hefdin, Renti, PaintPaul, Petnes, Lens,&c. 11 y a auffi plus de 850. villages, 9.Chàtellerties, & grand nombre de belles Abbayes & de Mona-llètes. On divife le pays en treize parties ou territoires, quifont la Gouvernance d’Arras, l’Advoûërie de Bethune, le Comtéde faint Paul, la Régale de Teroüanne, la Châtellenie d’Oify, &les huit Bailliages d’Aubigny, d’Aire, d’Avennes, de Bapaume, deHefdin, de Lens, de Lilers & de faint Orner. C’eft le pays despeuples que Céfar nomme Atrchutes, & Ptolomée Atrcbati. LesAuteurs du bas Empire nomment diverfement l’Artois, Artcjla& Adartejla. Céfar met les peuples de ce pays parmi ceux dela Gaule Belgique. 11 eft fertile en froment, & eft arrofé pardiverfes rivières, le Lis, la Scarpe,l’Aa, &c. L’Artois fut foô-mis par les Romains, enfuite par les François, & fut comprisdepuis dans le Royaume d’Auftrafie. L’uiage d’aifembler lesEtats en Artois eft fi ancien, qu’on ne peut remonter jufqu’aucommencement. Il fouffrit interruption à caufe de la guerre de-puis 1640. jufqu’en 1659. mais après la paix des Pyrénées Louis*XlV. rétablit la Province dans fes anciens privilèges, & depuisce teins, les Etats fe font tenus régulièrement tous les ans. Laconvocation s’en fait par lettres patentes, en forme de com-millions adrefîées aux Commiflaires du Roi, & par des lettres"de cachet particulières pour tous ceux que fa Majefté y appelle-car quoique les Etats foient compofés du Clergé, de la Noblef-fe & du tiers Etat, perfonne n’y eft reçu s’il ne préfente fa let-tre de cachet, dont le Sécretaire des Etats fait l’enrégiftrementavant l’ouverture. La féance eft perfonnelle, & on n’y affiliejamais par Procureur. Le jour de l’ouverture des Etats, le Cler-gé , la Noblefle & le tiers-Etat s’étant rendus danslaTalle del’Hôtel, les Députés généraux & ordinaires vont avertir le pre-mier CommiflTatre du Roi, que l’affemblée eft fermée , & fe trou-vent enfuite à la porte de l’Hôtel pour recevoir les Commiflai"res, & les conduire dans la falle. Le Gouverneur de la Provin.ce eft placé au fond de la falle, ayant à fa droite & à fa gau.che , fur la même ligne, le Lieutenant général, & l’un des Lieu-tenans de Roi alternativement. L’Intendant, le prémier Ptcfi-dent du Confeil d’Artois, le prémier des CommifTaires du Roiont des Fauteuils, les autres des çhaifes, Le Clergé occupe lecôté droit de la falle; les Evêques d’Arras, & de faint <Wont des &uteu;l«; le* Ahbc* & hs Députés des Chapitre* font

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affis fur des bancs. La Noblefle occupe le côté gauche de lafaite , & eft aflife fut des bancs fans aucun rang deteiminé. Lequarré de la féance eft fermé par le tiers Etat. Les trois Dé-putés ordinaires font hors de rang, & aflis. L’ouverture del’aGfemblée fe fait par la leéture de la lettre que le Roi écrit auxEtats pour faire reconnoître les Commiflaires. On lit enfuiteleurs commiffions ; le Gouverneur parle, enfuite l’Intendant ;celui-ci conclut parla demande d’un don gratuit, qui depuis laprife de faint Omet en 1677. a toujours été de 400000. livres.Le Préfident de l’alfemblée répond au nom des trois Ordres, &les Commiflaires du Roi font reconduits par les Députes ordi-naires. Après le retour de ceux-ci, les Députés en Cour, nom-més par la précédente aflemblée, rendent compte des affairesdont ils ont été chargés auprès du Roi ; & après quelques déli-bérations , on fixe le jour de ce qu’on appelle la réjonction desEtats. Ils s’ajournoient autrefois à un mois ou lix lerr.aincs, &pendant ce teins là ils s’affembloient en particulier pour exami.ner les affaires, ou députoient à la Cour pour taire des remon-trances ; préfentement la rejonélion fe fait peu de jours après lapremière aflemblée. Ce jour venu, tous les Corps s’étant re-joints, fe féparent auffi tôt pour fe retirer dans leurs chambresparticulières, & délibérer fur les points répréfentés, tant parlesCommiflaires du Roi, que par les Députés; & lorfque chacundes corps a pris fa réfolution, ils fe lu communiquent par des con-férences particulières, qui fe font en la manière (uivante. LaNoblefle nomme quatre Députés, qui avec le Greffier, vont à lachambre du Clergé, où le Greffier fait faleéture des points l'unaprès l’autre, obfervant après la lecture de chaque point, de laitfer lire par le Greffier du Clergé l’arrêté que ce corps en a fait,avant que de lire celui de la Noblefle. Le tiers-Etat vient en-fuite à la chambre du Clergé, & le Greffier y fait la leéturedes points & des délibérations en la même forme; ce qu’il vafaire encore immédiatement après dans la chambre de la No.bleffe. Ces conférences particulières étant finies, les trois Corpsen tiennent une générale dans la grande folle, où les délibéra,tions fe terminent ainli : le Greffier des Etats recommence lalecture des points > & les Greffiers particuliers lifent l'un aprèsl’autre les délibérations de leur Corps fur chaque point. Lorf.que les trois Corps, ou deux au moins, conviennent, les Dépu-tés du tiers Etats en formant une réfolution, qui s’écrit fut lechamp, & eft lue publiquement; & on parie enfuite à la déci.fton d’un autre point. Lorfque les trois délibérations font dif-férentes, la matière s’agite de nouveau, & on prend les fuffra-ges de tous les Corps, après quoi la réfolution eft arrêtée à lapluralité des Corps, deux emportant toujours le troiiième ex-cepté dans les matières de pure grâce, où le concours des troisCorps eft néceflaire. La Chambre écciéliaftique eft compoféedes Evêques d’Arras & de S. Orner , d’un grand nombre d’Ab.bés , & de deux Députés de chaque Chapitre, éxeepté celui d’Ar-ras , qui en a trois, fans compter le Prévôt. La Chambre de laNoblefle eft compofée d’environ 70. Gentilshommes. Le Rois’eft rendu difficile fur le choix de ceux à qui il accorde l’en-trée: c’eft le Député de la Noblefle qui préilde dans cetteChambre, qui recueille les voix, & qui porte la parole pour toutle Corps. La Chambre du tiers-Etat eft compolée des douzeEchevins d’Arras, qui ne font qu’une feule voix, & des Dépu.tés des Magiftrats de faint Orner, d’Aire, de Bethune, de Lens,de Bapaume , d’Hefdin, de S- Paul, de Petnes & de Lillers.C’eft auffi le Député qui y préfide qui recueille les voix, & quiporte la parole. Toutes les affaires générales & particulières ferèglent dans cette aflemblée, qui dure ordinairement quinzejours ou trois femaines. Ceux qui ont fait des pertes par acci-dent de feu, par la grêle, &c. y demandent Ÿèxcmption des im-pôts ; les Fermiers des Etats qui prétendent des indemnités, y fontauffi leurs remontrances; mais ce qui occupe principalementl’affemblée, c’eft le recouvrement des fommes qu’on doit leveren conféquence des demandes du Roi. On a déjà dit que ledon gratuit eft fixé en quelque forte ; mais les dépenfes des fou.rages font plus ou moins fortes, félon qu’il y a plus ou moin*de cavalerie dans les places. Le revenu des Etats conlille enoétrois fur lesMiefhaux & fur les boirions, dont le produit neva qu’à 400000. livres, les fonds éxtraordinaires fe tirent d’uneimpoiïtion générale , appellée le centième , qui rapporte 215000.livres , quand elle eft entière. Ce font les F.fpagnols qui l’ontétablie l'an 1569. Tous les biens tenans nature de fond», terresà laboure, près, bois, maifons, tant des villes, que de la cam-pagne, furent éftimées alors pat des Commiflaires, qui arrêtèrentdes rôles d’impofition, par rapport au centième de la valeur dechaque fonds. Ces rôles ont été recolés & vérifiés dans la fuiteavec tant d’éxaétitude , qu’il n’y a pas une pièce de terre quin’y foit comprife, & iis font la réglé immuable des impofitions ;ce qui n’empêche pas que lorfque les fonds changent de natu-re, & diminuent de valeur, par des évenemens qui ne font patdu fait des propriétaires, les Etats n’y pourvoyent. Ce centiè-me eft multiplié, félon les befoins de la Province & il en a étélevé jufqu’à flx ; & perfonne n’eft éxempt de cette impofition :mais les terres St les maifons que le Clergé & les Gentilshom-mes occupent, ou font valoir par leurs mains, ne payent qu’uocentième par an. Les Etats remettent l’éxécution de leurs ar-rêts è trois Députés, qu’on nomme les Députés ordinaires, & quidans le cours de l’année répréfentent le corps des Etats. Quantà ce qui regarde les affaires dont la décifion dépend de la vo-lonté du Roi, l’affemblée en drefle un cahier, qu’elle lui fait

Ë réfenter par trois Députés qu’on nomme les Députés en Cour.j auffi des Députe* des comptes, qui font chargés de la

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