très dumois deFévrier1700.
(b) Ib.
(c) lb.
(d) Ib.
(e) Ib.
PRETA CE.
Suivant la loüable coutume des nouveaux Révifeurs, M. Vaultier ne manqua pas de dé-CO Non- p ri mer ] es Editions précédentes. Il (a) avoué, il eft vrai, que celles de Hollande, laRépûbii- lîxième, la feptième, & la huitième de Moréri, données par M. le Clerc étoient plus Curesque desiet-q ue j es c j n q Editions, qui avoient été faites en France ; mais il ajoute que malgré cela, (b)tres du elles font encore fomées d’un grand nombre de fautes, foit dans les faits , foit dans le ftyle. Il don-ne enfuite un coup de bec à M. le Clerc au fujet de la Préface détaillée qu’il avoit mife audevant de la fixième & de la feptième Edition, oppofant fa méthode à celle du RévifeurHollandois. (c) Quelques nombreufes , dit M. Vaultier , en parlant de fon Edition, quelquesnombreu/es que fotent les corrections de faits dans cette Edition , le Révifeur fe gardera bien degrosfir Ja Préfacé de quinze ou feize pages , pour s'annoncer foi-même t k tous momens , fous pré-texte de les annoncer l'une après l'autre. M. le Clerc, dans un Ecrit particulier, repouffe cesdeux traits, (d) & le coup qui lui étoit porté au fujet de M. Moréri, duquel on trouvoit mau-vais qu’il eût dit, (e) qu'il nétait pas fort habile dans les langues mortes , n entendant le latin quemédiocrement , & le grec & l'hébreu point du tout , M. le Clerc accufe enfuite l’Auteur de l’E-dition de 1699. de n’avoir pas toujours bien compris la nature des corrections qui fe trou-voient dans les Editions de Hollande ; d’avoir retranché les critiques de M. le Clerc, & des’être contenté de corriger les articles en les fuivant ; d’avoir enlevé des articles & des re-marques de conféquence ; Enfin il affure que les augmentations dont on fe glorifie danscette Edition de Paris, font peu confidérables, & par raport au nombre, & eu égard àleur nature ; & que fouvent on les a puifées dans de mauvaifes fources.
M. Vaultier n’étoit pas lui-rqême content de l’Edition qu’il venoit de donner. Dans un(f) Pré. projet qu’il publia quelque tems après, il déclare qu’il n’avoit pas pû fuivre les (f ) idéesi qa ‘- 0#’*/ retoit faites , parce que l'impresfion étoit commencée lorsqu il s'étoit chargé de ce travail , &de l'Edi- parce qu il aveit trop peu de tems pour corriger tout ce qui mentott de l etre„
Morte de Pendant que ce Savant François projettoit une nouvelle Edition , M- le Clerc en prépa-imf" roituneen Hollande, qui parut en 1702. en 4. volumes in folio. La courte Préface deEdidond ^Auteur aprend d’un côté, que fa difpute avec M. Vaultier étoit terminée, & de l’autre queMorte. du cette Edition de Hollande, la dixième du Moréri, étoit augmentée de fix ou fept censarticles nouveaux, & de plufieurs citations utiles au bas des articles, afin que les Leéteurscurieux, & juftement défians, puffent aifément recourir aux fources. C’eft ainfi que par lesfoins redoublés deSavans rivaux, ce Dictionnaire faifoit des pas vers la perfections mais len-tement & avec peine, tanta mohs erat^&c.
Onzième M. Vaultier ne fe propofoit pas moins, dans la nouvelle Edition qu’il méditoit, que deEdition du refondre tout l’ouvrage. Tout attira fon attention, la Chronologie , la Géographie , la diftri-Moréri, y u i ton ,j cs articles, les noms défigurés , les articles défeéîueux, l'hiftoire moderne , la fable , lescitations & les Généalogies ; tout cela paraît au long dans le Projet qu’il publia. Ce qui le ba-lança le plus, furent les retranchemens & les Généalogies. 41 fentit, & avec raifon, que le Dic-tionnaire qu’il avoit en main , pouvoit être bonifié par le retranchement des inutilités, toutcomme par l’augmentation des articles effentiels. Le nombre des articles inutiles n’eft paspetit dans ce grand Recueil. Tant de perfonnages dont on ne connoît que le nom ; tantd’Auteurs qui n’ont rien fait de diftingué ; tant d’articles qui fe bornent a de Amples défi-nitions & qui n’appartiennent qu’aux Dictionnaires des langues ; tant de réflexions & de cir-conftances fuperfluës qui enflent mal à propos plufieurs articles ; tout cela devrait, ce fem-ble, être retranché, & céder la place à tant d’articles effentiels qui fe font défirer. M.Vaultier n’ofa franchir le pas de peur de faire crier un certain Public. C’eft la même craintequi a retenu l’Editeur des trois prémiers volumes qui paroiffent aujourd’hui. Un jour quel-que Savant, autorifé dans la République des lettres, s’affranchira de la crainte des clameurspopulaires, & vangera les Editeurs précédens, en faifant main baffe fur tant de têtes igno-bles , qui fe font intrufes parmi les hommes illuftres.
L’autre article qui tint M. Vaultier en fufpens , fut celui des Généalogies. II voïoit, d’unepart, quantité de perfonnes qui rebutent ces articles fecs où il n’y a que des noms & desdates ; & de l’autre il aprenoit que plufieurs étoient charmés de voir l’origine & la fuite desfamilles. II prit donc le parti de conferver les Généalogies utiles à l’Hiftoire, & de retran-cher quelques familles obfcures , que l'interejl & la faveur avoient fait ghjjér entre les autres pins il-lufores .
Ce Savant & Judicieux Editeur croïoit fans doute, qu’il étoit abfurde que des famillesqui n’ont rien de diftingué que l’ancienneté & des titres, euffent place dans un Recueil de-ftiné à faire connoître l’hiftoire générale, ou celle des fcienccs, où elles n’entrent pourrien ; familles que perfonne ne s’avife de chercher dans un Dictionnaire univerfel, & quetout le monde eft furpris d’y rencontrer. Ceft fur ce plan que parut à Paris l’Edition deI 7 ° 4 * (0
Malgré les lumières & les foins deM. Vaultier , &du Religieux qui l’avoit fécondé, il
refta
(O Le P. Ange Auguftineut, dit-on,bonne part à cette Edition, fut tout par raport i. la réiormarion de la Chro-nologie.