ROI DE SUEDE. LlV. VIL 289tain ; 8e on ne pouvoit aller à eux qu’enrraverfant le marécage fous le Feu de leurartillerie.
Steinbok pafle à la tête de fes trou-pes j arrive en ordre de bataille , & en-gage un des combats des plus fanglants& des plus acharnés qui fe fût encoredonné entre ces deux nations rivalesiAprès trois heures de cette mêlée fi vi-ve , les Danois 8c les Saxons furent en-foncés > & quittèrent le champ de ba-taille.
Un fils du roi Augufle & dé la com-tefl’e de Konifmar , connu fous le nomdu comte de Saxe, fit dans cette batail-le fon aprentiflage de l’art de la guerre.C’elt ce même comte de Saxe qui euedepuis l’honneur d’être élu, quoique fansaucun effet, duc de Curlande, & à quiil n’a manqué que la force pour jouirdu droit le plus inconteftable qu’un hom-me puifife jamais avoir fur une Souverai-neté , je veux dire les fuffrages unanimesdu peuple. Il commandoit un régimentà Gadebush, & y eût un cheval tué fouslui : je lui ai entendu dire que les Sué-dois gardèrent toujours leurs rangs ; 8cque même après que la viétoire fut dé-cidée , les premières lignes de ces bravestroupes aïant à leurs pieds leurs ennemismorts j il n’y eut pas un foldat Suédoisqui osât feulement fe baifler pour les dé-pouiller , avant que la priere eût été fai-te fur le champ de bataille : tant ils étoientinébranlables dans la difcipline févére àiaquelle leur Roi les avoir accoutumés. •
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