334 Histotrè de Charles XII .ne relloit plus alors que le tître de ceDuché, aïant rendu des fervices irnpor-tans au roi de Suede pendant le fejour dece Monarque à Bender, étoit depuis de-venu ion favori & fon premier Minif-tre.
Jamais homme ne fut h fouple 8r fiaudacieux à la fois, iî plein de refîbur-ces dans les difgraces , fi va (te dans fesdeffeins, ni fi actif dans fes démarches :nul projet ne reifraïoit , nul moïen nelui coutoit ; il prodiguoit les dons , lespromeflés , les fermèiis , la vérité 6e lemenfonge.
Il ailôit de Suede en France , en Angle-terre , en Hollande eflaïer lui-même lesrellbrts qu’il vouloir faire jouer. Il eûtété capable d’ébranler l’Europe j & il enavoit con^u l’idée. Ce que ion Maîtreétoit à la cete d’une armée, il l’étoit dansle cabinet : auifi prît-il fur Charles XII .un afcendant qu’aucun Miniltre n’avoireu avant lui.
Ce Roi qui à l’âge de vingt ans n’avoitdonné que des ordres au comte Piper, re-cevoir alors des leçons du baron deGoerts 3 d’autant plus fournis à ce Mi-fliftre , que le malheur le mertoit dans laneceiîîté d’écouter des confeils , 6c queGoerts ne lui en donnoic que de confor-mes à fon courage. Il remarqua que detant de Princes réunis contre la Suede ,Georges éleéteur de Hanover, roi d’An-gleterre , étoit celui contre lequel Char-les étoit le plus piqué, parce que c’étoitle feul que Charles n’eût point offtnfé ;
que