ROI DE SUEDE. LÏV VIII^ îeduit à commettre un affaffinat, voilà dàl’argent, foïez honnêtes gens. En dilànttes paroles il leur jetta quelques piftoles ,tJ - & s’éloigna d’eux en les biffant dans l’ad-
S miration de fa vertu &C dans le repentir
® de leur crime.
1: ' Cependant Charles partit une fécondé
^ fois pour la conquête de la Norvège au^ mois d’Oélobre 1718. Il avoir fi bien pris' toutes fes mefures qu’il efperoit fe ren-de dre maître en fix mois de ce Roïaume.Æ J1 aima mieux aller conquérir des rochersïi au milieu des neiges 8c des glaces-, dans
s l’âpreté de l’Hiver qui tue les animaux
en Suede même où l’air eft moins rigou-oa ireux , que d’aller reprendre fes belles pro»ai vincés d’Allemagne des mains de fes en-tai nemis •, c’eft qu’il efperoit que là nou-és yelle alliance avec le Czar , le metuoic
Mo- bien - tôt en état de reffaifir toutes ces;ups provinces *, bien plus fa gloire étoit flat-tai tée d’enlever un roïaume à fon ennemi1 peu victorieux. , .
se A l’emboùchurc du fieûvè Tiftendall »
;a jprès de la manche du Dannemark * entre
ç; les villes de Bahus 8c d’Anflo elt fituéeiiS Frederiks Hall, place forte 8c importantp te qu’on regardoit comme la clef du
si* Roïaume. . Charles en forma le fiége au
3E mois de Décembre. Le foldat tranfi de
ici froid , pouvoir à peine remuer la terre
tet endurcie fous la glace c’étoit ouvrir lams, tranchée dans une efpece de roc , mais
xr- les Suédois ne pôuvoient fe rebuter en
œ/ Voïant à leur tête un Roi qui partageoit
3 ces fatigues. Jamais Charles n’en effuïa
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