avoit écrit quelques réflexions fur laguerre & fur lès campagnes depuis 1700.
S ufqu’à 1709. il l’avoua au chevalier de’ollart 3 & lui dit que ce manufcrit avoirété perdu à la malheureufe journée dePultava.
A l’égard de fa religions quoique lesfentimens d’un Prince ne doivent pointinfluer fur les autres hommes 3 & que;l’opinion d’un Monarque aufll peu inf-truit que Charles ne foit d’aucun poidsdans ces matières , cependant il faut fa-,tisfaire fur ce point comme fur le reltela curiofité des hommes qui ont eu les-yeux ouverts fur tout ce qui regarde Char les XII . Je fçai de celui qui m’a confié lesprincipaux mémoire de cette hiltoire »que Charles fut Luthérien de bonne foijufqu’à l’année 1707. il vit alors à Lipfikle fameux philofophe monfieur Leibnitsqui penfoit & parloir librement, & quiavoit déjà infpiré fes fentimens libres àplus d’un Prince ; Charles XII . puifadans la converfation de ce Philofophebeaucoup d’indifférence pour le Luthé-ranifme. Depuis aïant eu chez les Turcsplus de loiiîr encore, & aïant vît plus dediverfes religions , il étendit plus loinfon indifférence. Il ne conferva de fespremiers principes que celui d’une pré-deftination abfolue , dogme qui favori-foit fon courage , & qui juftifioit fes té-mérités. Le Czar avoit les mêmes fen-timens que lui fur la religion. & fur ladeliinée. Mais il en parloir plus fouvent}car il s’entretenoit familièrement de tout
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