Vniuerfeile, liure I[I. 897y+. lacques LDauentrien.
de, Flrife quiazfte autresfois vn royaume à part, s’effend parleriuagedeÏ’ occeän
»:(Germanicque, depuis les yflues du Rbein iufques a la prefque isle desCimbres, qu’
n on appelle lutie ou Dannemarchle plus prochain:& a dinerfes appellations, mais\l=.
celle qui eft diligemment exprimée en cefte defcriprion, aefté proprement ainii
appellee,X a efte plus eftimee queles autres, Touresfois pour la difference des autres aucunsl’appellene Occidentale,& s’effend depuis Ifale où l’extremite du Rhein ivfques aufleuve Amafus,comprenantOftergouu,V ueftergouu,les feptforeRz,Gro ning belle villeauec le territoire, qui y eft adiacent.abondance en beflia!& en pafturage,avan tplusdebo-urgz& d'edifices que nuile autre region. À icelle eftconioncdtela Transfyluanie, DrentéD Tuente,qui font toutes adioinctes a l'empire herediraire de Charles le ç. fleuriffent foubZladimination d'iceluy.=
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a TV Ombieo queles Frifons loyent va peuple fort ancien,& ayent retenu leur nom déUn{i10g temps fans le changer: toutestois en trouve par les liures d’aucuns autheurs,bn+ 4:,. 3; ra*
“l qu'fizontefteappellez Cauchiens.& depuis Gruniens,de par vn duc qui eftoit de= la race des Francois: duquel la principale ville des Frifons afcauoir Gruningen, a
jy| prinsfon nom.lincas Dyluius efcrit de ce peupleen celte ferte:que ce font gens Courageux| Khardiz.exerceza|: guerre, robuftes& grande ftature.d’vn cœur magnanimesfe glorifi-LA ansde leur liberte: combien que Philippes duc de Bourgongnes’ intitule feigneur de</ cepays la. À la veritele pays de Frife efi franc, vfant de fes couftumes:les habitans ne fe peu,Wi uérreadreobeifsäs dautruy:aufsi:lznedemandée pointauoir feigneurie par deffirs les aux| tres: nc fafoucient poiar de mourir pour maintenir la liberce deleur pays.llz ne péuuent.porer qu'aucun d'encre eux s'esleueen dignite millitaire,ne qu’auc@viurpe quelque tiltre4 ouhonneurpar defus les autres. lIz elifenc tous Îes ans des magiftratz pour gouverneuria
; À republid en equite de droit.llz punifs&tforsrigoreufementl’impudicite des femmes liz ne
\,| recoitent poin: facilement des prefirés qui ne{oyent point mariez.afin qu’iiznehëniffent| auxlitz desauitres parleur paillardife.L'ar 1z ont cefteopinion,que les hommes ne peu
à Uenrcontenir finG a grand peine& difficulte,X qu’ilz ne peuvent pas facilementr#| nature Toureleurfubftlance gift en quantite de beftfaltau dermeurât leur territoire eit plain@maricagçenx.!1z ontfaute de boys:& entretiennér le feu dedans des mottes ou glazons;=3es 44 y= 21 At 1»» f,‘> re lie Svluit“2limonneux& dedäs des fières feiches de vaches& beufz Voila ce qu’en ditôyluius. C’eftcuiR| a-;#.>: 4À que certain moy€ de cObatre. La faifon pluuieufe d'avôtne fait qu’on ne peut aller parle pa5 ys. L'empereur Henry 3. de ce nom,un fois a Breme,& fuft receu en appareil royal:& pour
Te
#, celte caîle donnala comtée de Frife a cefte eglife de Breme,Mais les Frifons fe maintenans#/ KbresdepuisCharlemaigne,obeyrent toufiours a regret a l’euefque deBreme.Les gens du
É| haultpays de Frife ont bienrecogneu des longtemps les comtes de Holande pourleurs£| féigheurs: mais encore cea elte auec fort grâde difficulre-Henry l'orgueslleux eftant chafse#4) hors de Bauiere, vint faire fa quetre au pays de Frife auec vne fort grande armeezmais d’au| tancquec'eft pays marefcageux il n’y gaigna guieres:carc'eft vnlieu mal propre pourle fe,, iourde gens de cheval. Cela fait que les habirans de telZ pays deviennent plusorgueilleux-« Saint Boniface euefque de Mayence& apoñiredela Germanie, mourut ence pays la po=urlafoy delefus Chrift. Nadvintaufsi deuantledict Boniface que Charles Martel ducdeBrabant affembla vne gtand armée entra au pays des Frifons,& contreigniftleducnom-| meRapota receuoir le baptefme.Orily eut Vn euefque deSens,nomme Volfrant, hommedegrandereligion& fain&ere, qui futtla enuoye pourefmouvoir ceduc Rapot parfes? re monfrances& exhortationsa recevoirla foy Chreftienne, Il aduint que quandonie# Baptizoit,n’ayant eacore qu’vn pied dedans l'eauet1s'enqueroits'ilyauoirplusdecesanà, Celires en enfer qu’en paradiz.Onluyfefcrefponce qu’il en auoit plus en us Lorsreri-w i ranié