Les Adamites
Fa;
954 De la Coflmographieglife: que la confe fsion auriculaire eft vne menfonge& chofe foperflue: 8; fuffift quVa chafcun confelTe/à Dieu fes pechez en fa chambre, ouen quelque lieu fecter:;le pabtefme doit eftre adminiftre auec l’eaue fans aucunement y adioufter de Ph uechat:queles cemitieres fontinutiles:& ontelte controuuez feulemêt pour leeft tout vn dequelle tetre lescorps humains foyent couuettz:quele temple de Diey Ceft]monde d'autant qu'iceluy eftefpandu partout:que ceux qui baftifTent des tem Eunafteres X oratoires pour l’enclorre,enferrent(a maiefte:queles ornemens des
:, preftres)corporaux,les cha(ubles,les calices,patines& autres vafes& patemens d’autel 18
zneferuent
derien:quele preftre peutconfacrerie corps delefus Chrift en quelquelieu qu'il foit Len
quelque temps que cefoit,& l’adminifirer à ceux qui le demanderont:qu'il foufft qu’il difeles parolles facramentales:item que c’eften vain qu’onimplore l'aydedes fainQz qui reg,nent au cielauec lefus Chrift:que c’eft temps perdu de dire& châter les heures canoni=lz penfent qu’il eftlicitedebefongner tousles iours,excepteleiour qu'on appelieauiourdhuyla dimenche.ll=reiettenries feftes des fainctz. lz difent qu'il n’y a point demeriteaux feufnes quifontinftituez parleglife. Il yen aaucuns aufsi qui difent queles preftresdes Bohemiens adminiftrentle corps de lefus Chrift fouz les deux efpeces tant auxenfäsqu'a tous autres indifferemment. Depuis eft fuütuenu vn Francois du pays de Picardie le,uelon dir auoit enforcele ce peuple d’yneautre refuerietafcauoir qu’il amaffa vn nombred'hommes& de femmes,& les faifoit aller tout nudz,les admoneftant de[eur premiere innocence,X requeranten ox xVn efprit,autant pur qu’Adam& Eue auoyenten paradiz, Ilfe pouuoit faire qu’il auoit quelque Ze/c« a enfeignant cela,mais fon impudence fut caufede grandes enormitez,d’autant qu’vr chaïcun printlicence de cedes borderen ordures&paillardifesexecrables. T outesfois cefte fecte fut bien toftabolie. On leur imputeaufsiqu’* dZ auoyent des lieux(ou terre,ouilzfifoient leur fervice divin. En quoy faifant apres quele preftre auoit prononce ce qui eft dit en Genefe,Croiflez& multipliez,& rempliflez laterre,tout foudain ou efteignoit tous les luminaires qui eftoyentla,& lotsles hommes prenoyentles premieres femmes qu'ilz pouuoyent rencontrer tafton,& en abufoyent ansauoir efgard ny à la reuerence de confanguinite ny dl’aage,& ayans commis vn tel forfait,
chafcun retournoit en fa place,& puis apres de rechefon allumoit les luminaires,& pos
cheuoit on le feruice diuin.ll y a toutesfois quiles excufent,affermans que iamais ilz ne fu.rent trouvez en Vnefilourde impudence,pourle moins publique,en forre qu'ilzayent attente vne chofefi deteftable enleurs affemblées.Siaucuns particuliers d'eux on tafché de
commettre vnetelle impierecomme auiourdhuy denoftretemps aucuns Anabapuifies fe
font des bour dez tufques à telles abominations,cela ne peuseltre impute à toutela communaute.
Comment les Bohemiens furenc
appellez au concile de Conftance.
E pendant que cecy ce faifoit
en Boheme, onatlemblavn
concile general, en la ville deConftance, auquel on traida
des affaires de Bohemiens :& les pesres à la folicitation& fouz le faut{} conduyt de l’ empereur Sigifmond fei-
AR 5 rentappeller au concile lehan& Flie,
rofme Hus,qui pour lors avoyent eftirci mezles plusfa uans de tourle royaume|& eftoyent conducteurs du peuple. lz
À vinrent tous deux hardiment& fans
; oi rmoenec-enmaceument CtaiNte, prèftz de maintenir leurs optplus vieil,et avoir plus d’authorite.Hierofme efioit!e plus fauât, mieux
uyleneca|saingiquec*
auecun_gneur)it Case= parlaut| Veux etOndeMiguel
parlant. Les pertes les interroguerent tous deux,afcauoir s’ilzvouloyentefiepivsige|
que