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[Tome Premier]
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autrement qu’il ne fait, d’où ilconclut que nos prières ne doiventpoint être des demandes, mais fen-lem. des allions de grâces. Scs er-reurs fur la fatisfaélion de J. C.font encore plus pernicieufes.

Etant revenu à St. Denys , lesMoines le maltraitèrent de nou-veau , parce qu’il lui échapa de di-re , contre l’opinion de ce tems-là,que St. Denys, Evêque de Paris ,n’eft point l'Aréopagitc. Ce quil’obligea de fe retirer encore dansle Diocèfe de Troy es,on il bâtit unOratoire, qu’il nomma le Paraclet.Qiielq. tems après, les Moines del’Abbaye de Ruys, Diocèfe de Van-nes , l’élurent Super, ce qui arrivafort à propos pour Héloïfe ; carl’Abbé de St. Denys voulant met-tre îles Moines dans le Monaftere«l’Argentcuil, où elle s’étoit reti-rée, elle fut obligée d’en fortir avecfes compagnes. Abélard lui donnale Paraclet, où elle vécut d’unemaniéré fi édifiante, que toute laFr. admira fa prudence, fa dou-teur, & fa piété. Enfin Abélard nepouvant réformer fes Religieux deRuys, s’en alla à Cluny , où Pierrele vénérable alors Abbé, le reçuttrès-humain. & le réconcilia avecSt. Bernard, & avec le Pape Iuno-tent II, qui avoit approuvé fa con-damnation. T elle fut la derniereretraite d’Abélard . Il prit l’habitde Cluny , fit des leçons aux Moi-nes, & les édifia par fes auftérités.Etant devenu très-in firme,on l’en-voya dans le Prieuré de St. Mar-cel, lieu agréable lür la Saône , au-près de Châlons : il y m. le 21Avril 1142 , âgé de 63 ans. Soncorps fut envoyé à Héloïfe quil’enterra au Paraclet. Ses œuvresont été données au public par Fr.d’Amboife, Confciilçr d’Etat, enidio in- 4°. avec les notes d’An-dré du Chêne. On a d’autres écritsde lui dans quclq. Bibloth. LesLettres d’Héloife & d’Abélard, quien Font la partie princip. ont été

A R g

impr. féparém. à Londres en 1714in-%°. La trad uct. fr. de ces Lettres,& la vie d’Abélard , données par D.Gervaife, anc. Abbé delaTrape,font de véritables Romans, maismoins libres que les autres préten-dues verfions en profe & eu versde ces Lettres.

ABAR 1 S, Ambaflad. des Hy-perboréens à Athènes vers 564 nv.j. C. fut l’un de ecs barbares dontla Grèce admira la fageffe & 1 »vertu. O11 dit qu’il étoit habile Aprédire les tempêtes, les tremble-mens de terre , & qu’il parcouraitle monde en rendant des Oracles.

ABAS, (Schah) le Grand , VIIR. de Perfe, de la race des Sophis,& l’un des plus gr. Pr. qui ayentrégné en Perfe, depuis plufieurs fi.Ayant fitccédé à fon pere Codaben-di en 1585, il re'tablit les affairesde l’état, reprit plufieurs prov. furles Turcs, & fur les Tartares, &fe rendit maître, avec le fecours-des Anglois le 25 Avril 1622, del’isle & de la ville d’Ormus, pof-fédées par les Portugais depuisI507 ; mais la m. arrêta fes victoi-res en 1629, après un règne de 44ans. Sa mémoire clt dans la plu*haute vénération parmi les Per-fans. Ils le regardent comme lereftaurateur de l’Etat. C’efl lui quifie Hifpahan capit. de Perfe.

ABAS, (Schah) IX R. de Per-fe,de la race des Sophis, & arriere-petit-fiis d’Abas le GranA, fuccédaà ion pere Sefi en 1642 , à l’âge deI? ans. Il 11’en avoit que 18 lorf-qu’il reprit la ville de Candahar,cédée au Mogol fous le règne defon pere. 11 la eonferva malgré cetEmp. qui vint l’alfiégcr plus d’unefois, avec une armée de trois censmille hom, Abas protégeoit ouver-tement les Chrétiens, ne permet-tant point qu’on les inquiétât enaucune maniéré pour leur Reli-gion ; parce que , difoit-il, la con-J'cience des hommes rele<vc de Dieu fmlquant à moi , ajoutoit-il, monA s ucysé?