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plaquet. Il ra. à Fontainebleau le 22 Août 1711 , à 6g ans. LeMaréchal Je Bouliers l’on iils, eilmort à Gènes , après avoir déli-vré cette République .
BOUGEANT , (Guill. Hyacin-the) célébré Jéfuite, né à Quim-per le 4 Nov. 1690, après avoirenfeigné les Humanités à Caen &à Nevers , vint demeurer au Col-lège de Louis - le - Grand à Paris ,où il s’eft occupé à compofer di-vers ouvr. dont les prineip. font,1. Recueil d’obfervations Phyfi-ques, tirées des meilleurs Ecri-vains; 2. Hiftoire des guerres &des négociations qui précédèrentle Tr. de Weftphalie ; 3. Hift,du Tr. de JVeJlphalie. Ces deuxHift. font très-eftimées ; 4. Réfu-tation du Pere le Brun, fur laforme de la confécration de l’Eu-chariftie ; 5. Expofition de la. Doc-trine Chrétienne , ou Catéehifine ;6 . Eu femme Docteur; 7. Amufe-nient Plilofophique fur le langage desbêtes , cÿc. Il mourut à Paris le 7Janvier 1743.
BOUHIER, (Jean) fçav. Préfi-dent à Mortier au Parlement deDijon , & l’un des 40 de l’Acad.Fr. naquit à Dijon le 16 Mars1673. Il lit paroître dès fon en-fance de gr. difpofitions pour lesLettres, apprit les Langues & laJurifprudence >, & devint un gr.Magiftrat, un l’rav. diftingué, &l'un de nos meilleurs écrivains. Ilmourut entre ies bras du fqav. Pe-re Oudin, Jéfuite, fon intime ami,le 17 Mars 17415 , à 73 ans. Ona de lui des Lettres fur les Thé-rapeutes , des Dilfertations fur Hé-rodote , des Remarques fur plulieursLivres de Cicéron , & un gr. nom-bre d’autres ouvrages.
BOUHOURS , ( Dominiq.) cél.Jéfuite, & l’un des meilleurs écri-vains en notre Langue, enfeignad’abord les Humanités à Paris ;mais les fréquens maux de têtedont il fut tourmenté jufqn’à la.mort, lui forent quitter fa Kégen-
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ce. On lui confia l’éducation desdeux jeunes Princes de Longue-ville , & Mr Colbert le chargeadans la fuite du foin des étudesdu Marquis de Seignelay, fon fois.Il mourut à Paris le 37 Mai 1702,à 73 ans. On a de lui, 1. Réia-tion de la mort Chrétienne & édi-fiante du Prince de Longueville ;2. Les entretiens d’Arifie , cv d'Eu-gène , dont Barbier d’Aucour a faitune critique qui paffe pour unchef-d’œuvre; 3. Remarques &doutes fur la Langue frmtçoife ; 4.La maniéré de bien penfer dansles ouvrages d’efprit; 5. L’Kiftoi-re du Gr, Maître d’Aubulfon ; ( 5 .La vie de St Ignace , celle de StFrançois Xavier & celle de Mada-me de Bellefonds ; 7. Penfées in-génieufes des Anciens & des Mo-dernes ; 8. Penfées ingénieufes desPeres de l’Eglife, &c.
BOUILLAUD, (Ifmael) fqav.diftingué , & l’un des génies lesplus nniverfels du XVII iiecle, néà Loudun le 28 Sept. 1605 , fit ab-juration de la Religion prétendueRéform. & embrafl’a l’état Ecclef.Il fe rendit habile dans les Belles-Lettres , l’Hiftoire, les Mathéma-tiques , le Droit & la Théol. Bouil-laud étoit en commerce de Lettresavec les Sçavans de fon teins. Ilvoyagea en Italie , en Allemagne ,en Pologne & au Levant. Il mou-rut à Paris , le 23 Nov. 1694. Ila publié un gr. nombre d’ouvra-ges eftimés des Sqavans.
BOULAINVILLIERS, ( Henride) Comte de St Saire, naquit àSt Saire le 21 Octobre 1638, d’unefamille noble & anc. Il fut élevéà Jnilli, chez les Peres de l’Ora-toire , & donna, dès fon enfance,des marques de fon efprit & defes talons. Sa principale étude futl’Hiftoire , qu’il cultiva dans lafuite avec beaucoup d’affiduité. Ilmourut à Paris , le 23 Janv. 1722,à 64 ans. On a de lui des réfle-xions fur la vie de Mahomet ; uneHilt. des Arabes ; 44 Lettres fur lesan-