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de eontroverfes, dans lefqnels ilprend le nom de Sadeel, qui, enhébreu , lignifie Champ de Dieu.
CHANTELOU, voyez Cham-brai.
CHANTE-iyiERLE , (d’Heau-vilieAbbéde) Poète François, furla fin du XVII iiecle, fe confieratout entier à mettre en vers lesvérités les plus importantes de laReligion. Un a de lui, en formede Cantique, le Catéchifine, l’hif-toire des mvftercs de J. C. & de laSte Vierge, la Morale de J. C. &les Pfeaumes pénitentiaire, Les versen font faciles & bien tournés.
CHANTEREAU LE FEVRE,(Louis) fqavaut Ecrivain du XVIIliécle, & l’un des premiers qui ontdébrouillé i’Hiftoire de France , na-quic à Paris le 12 Septembre ijSS,de François Chantereau le Fevre,& de Louife de Saint-Yon. Il avoitun efprit ailé & pénétrant, & le cul-tiva tellement par l’étude de la Ju-ïifprudence civile & canonique, dePHifioire, de la Politique & des Bel-les-Lettres , qu’il s’y rendit l’un des
£ lns fçavans hommes de fon tems.
ouis XIII lui donna l’Intend. desfortifications de Picardie, & enfuitecelle des Gabelles, puis celle de l’é-valuation de la Principauté de Se-dan; & enfin, l’Intendance des Fi-nances des Duchés de Bar & de Lor-raine , qii’il exerça très-long-tcmsavec fuccès.- Ce fut dans cet emploiqu’il s’acquit une parfaite connoif-fance des affaires de ce pays, & qu’ilcompofa fes Mémoires hiftoriques desJUaifons de Lorraine de Bar. Il fitd’heureufes découvertes dans l’Hif-toire de nos Rois & dans celle desMaifons illuflres. Il avoit une faci-lité merveilleufe à rétablir les pafla-ges tronqués des Auteurs, & fa mai-fon étoit la retraite des gens de Let-tres , qui s’y afiembloient tous lesMardis pour y converfer fur lesSciences. Chantereau le Fevre futauiii Préfident des Tréforiers de Fr.dans la Généralité de Soifîbns. Iljn, ùPavis le î Juillet rfijs. Outre
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l’ouvrage dont nous avons parlé,on a de lui un Traite touchant lemariage d’Ansbert & de Blitiide :un autre fur cette queftiou , Ji lesTerres d'entre la Aleufe & le Rhin font de l'Empire ? un Traité desFiefs, que Pierre Chantereau le Fe-vre , fon fils, fit imjmmer , &o.C’eft lui qui a accrédité dans ce der-nier Traité cette gr. erreur, que lesFiefs héréditaires rdout commencéqu'après Hugues Capet .
CHAPELAIN, (Jean) l’un des40 de l’Académie Franqoife, s’ac-quit beaucoup de réput. fous le mi-nillere du Cardin, de Richelieu, au-quel il adreffa une Ode qui fut efti-mée ; mais fa réputation poétiquetomba auffi-tôt qu’il fit paraître fonPoème de la Fucclle , promis & at-tendu pendant vingt ans ; ce quidonna lieu à ces deux vers de Mrde Monmor, Maître des Requêtes.
LUa Capcllani duium expeciata FueUla,
Fojl tanta in lucem tempera proditAnus .
Liniere traduifit ainfi°cettç Epi-gramme de M. de Monmor.
Nous attendions de ChapelainUne puceffeJeune çf belle ,
Vingt ans à la former il perdit futlatin ,
Et de fa mainIl fort enfin
Une vieille fempiternelle.
Ce Poème n’a jamais paru en en-tier : les douze premiers Livres fu-rent imprimés in-fol. en 1656, &les douze autres font en MSS. à laBibliothèque du Roi. Chapelain eutbeaucoup de part à la critique duCid , & mourut à Faris fa patrie le22 Février 1674, à 79 ans.
CHAPELLE , ( Claude-Emma-nuel Luillier) fils naturel de Fran-çois Luiliier, Maître des Comptes,prit le 110m de Chapelle, d’un Vil-lage où il étoit né, entre Paris &St De-