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Il les harcela d’abord, & les défitentièrement auprès de Naifle en270 ; mais la contagion , qui s’étoitmile dans l’armee des Goths , pafifaaux foldats Romains , & l’Emp. lui-même en mourut peu de tems aprèsà $6 ans. Pollion dit que ce Princeavoit la modération d’^ugufte, lavertu de T'rajan, & la piété d’Anto-nin. Quintilie l'on frere lui fuccéda.
St CLAUDE, céléb. Archevêq.de Bcfançon, natif de Salins, FutChanoine , enfuite Archevêque deBefancon en 626. Il quitta cettedignité pour fe renfermer dans leMonaftere de St Oyan dont il futAbbé , & oii il m. en 696, à 99 ans.
CL AU DE, (.Jean) fameux Mi-niftre de la Religion prêt. Eéform.& l’un des plus fçav. Théologiensdu XVII fiécle, naquit à Sauvetatdans l’Agenois , en 1619. FrançoisClaude fon pere, l’éleva avec beau-coup de foin & lui infpira le goûtdes Belles-Lettres & de la Théol .Après avoir achevé fes études àMontauban , il fut reçu Miniftre eniô4y. Il enfeigna enfuite à Nifmespendant 8 a. mais le Miniftcre luiayant été interdit dans tout le Lan-guedoc par Arrêt du Confeil, ilvint à Paris pour tacher de faire le-ver cette défenfc. C’eft dans ce vo-yage qu’il commença une réponfeau Livre de la Perpétuité de la Foitouchant iEuchariftie. Claude nepouvant rien obtenir de la Cour,alla à Montauban on il fut reçuAliniftre. Quatre a. après, le Roilui donna ordre d’en fortir. Il revintà Paris , & fut Miniftre deCharen-ton depuis 1666 jufqu’à la révoca-tion de l’Edit de Nantes , en 1685 :alors il fe réfugia en Holl., où lePr. d’Orangc le reçut favorable-ment & lui donna une pcnlion. Ilm. à la Haye le 13 Janv. 1687, à<S8 ans. Ôn a de lui pluf. ouvr.écrits d’un ftyle mâle, exaét, élo-quent & ferré. Il y fait paroitrebeanc. d’efprit & d’érudition, &une adreffe merveilleuse à mettreen œuvrcl toutes les finçffcs de la
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Logique. Heureux s’il n’eût pointabufé de fes talens, en écrivant con-tre l’Eglilè Catholique. Ses prin-cipaux ouv. font, 1. RéponfesauTraité de la Perpétuité , & au Li-vre du P. Nouet Jéfuite; 2. Défen-fe delà Réformation contre les pré-jugés légitimes de M. Nicole; J.Réponfe à la Conférence de M. Boi-fuet ; 4. Pluf. Sermons ; y. Cinqvol. d’Oeuvres pofthumes, conte-nant divers Tr. de Théologie & deControverfe. Abel Rotolph de laDeveze a écrit fil vie.
!ff- CLAUDE, (Jean-Jacques)fils d’Ifaac Claude, Paftcur à laHaye, & petit-fils du célébré JeanClaude, naquit à la Haye, en it>84.Dès l’âge de ly ans, il fit , fur lamanière de faluer des Anciens, unefort bonne Difiert. latine qu’il gar-da quelque tems dans fon Cabinet,& qu’il publia à l’âge de 18 ans , eny joignant une autre difiert. dansla même Langue, fur les nourri-ces & les Pédagogues. Il étudioitalors à Utrecht & il fe livroit en-tièrement aux Belles-Lettres . Maisl’occafion fuivante le déterminapour la Théol. M. Martin Pafteurà Utrecht , fon Parent & fon Tu-teur , tomba dangereufement ma-lade. Un jour que le danger étoitpreflânt & que ce digne Pafteur éie-voit fon cœur à Dieu , & lui recotn-mandoitfa famille, il apperçut M.Claude auprès de fon Lit ; tout d’uncoup il fe tourne de ion côté & luiaddrelfant la parole, lui dit en-tr’autrçs chofes : Voyez -, mon cherEnfant , à quoifervent les Belles-Let-tres à un Homme réduit dans l'étatoh je fuis. Ces paroles firent unefi grande impreffion fur le jeuneSçavant, que dès-lors il réfolut detourner fes études du côté de laThéol. & d’en faire fa principaleoccupation. Trois ans après il Bitreçu propofant, & en 1710, il ac-cepta la vocation que l’Eglife Fr.de Londres lui addrefla. Mais ellen’eut pas le bonheur de le peiféderlong-tems, car il m. en 1712, nni-verfd-